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| Cinq hommes qui ont fait le Congo |
Spécial 50 ans. De Lumumba à Kabila
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Cinq hommes qui ont fait le Congo
06/07/2010 à 10h:28 Par Tshitenge Lubabu M. K., Muriel Devey, Christophe B
Patrice Lumumba en 1960. © AFP
Ils ont œuvré à la libération du pays puis infléchi les destinées de leur nation. Pour le meilleur ou pour le pire. Portraits.
Patrice Emery Lumumba
En 1966, cinq ans après son assassinat dans le Katanga, Patrice Emery Lumumba est proclamé héros national par le président Mobutu, celui-là même qui avait pourtant joué un rôle actif dans son arrestation et son transfert à Élisabethville (actuel Lubumbashi), en 1961.
Né en 1925, Premier ministre du Congo indépendant à 35 ans, Lumumba se définissait comme nationaliste et dirigeait le Mouvement national congolais (MNC). Tribun hors du commun, il a enflammé les foules dès son entrée en politique à la fin de l'année 1958. L'ancien postier, qui a été également directeur commercial dans une brasserie, mais dont les parchemins se limitent à un certificat d'études et à un court passage à l'École postale de Léopoldville, étonne.

Patrice Lumumba en 1960 (photo AFP).
Bête politique, Lumumba s'est fait tout seul, dans les conditions du Congo belge, cet « empire du silence », en lisant et en se formant par la force de sa volonté. Il avait réussi à s'imposer, de son district natal du Sankuru, dans le Kasaï, jusqu'à Stanleyville (aujourd'hui Kisangani), en province Orientale.
Aux foules nombreuses qui boivent ses paroles, Lumumba, grand et svelte, élégant, lunettes de vue sur le nez, raie dans les cheveux, parle d'indépendance. Il a vu Kwame Nkrumah à Accra, puis Sékou Touré à Conakry. En montant en puissance, Lumumba montre aussi sa soif de pouvoir. Veut-il remplacer les Belges, dont il a longtemps subi les humiliations ? Bien sûr. Mais, dans sa conquête du pouvoir, il se montre impatient, parfois imprudent. Même lorsque, après les élections de mai 1960, le MNC et ses alliés les ayant remportées, il doit former le premier gouvernement congolais.
À cause de son impatience, de son caractère impulsif, d'une certaine frustration, Lumumba commet une faute diplomatique en prononçant devant le roi des Belges un discours jugé offensant. À partir de là, les Belges s'allient aux Américains pour l'éliminer. On est en pleine guerre froide. À Washington, Dwight Eisenhower redoute que le Congo de Lumumba ne bascule dans le camp de Moscou. Le jeune nationaliste est assassiné à Élisabethville, dans le Katanga, le 17 janvier 1961. Aujourd'hui, ses enfants s'apprêtent à porter plainte contre douze Belges, qu'ils accusent du meurtre de leur père.
Joseph Kasa-Vubu (photo Rue des archives)
Il fut l'un des premiers à réclamer l'indépendance du Congo. Beaucoup l'ont oublié, peut-être à cause de sa modestie, de sa discrétion face à la voix tonitruante de celui que l'Histoire retiendra comme le héros national, le remarquable tribun Patrice Lumumba. Pourtant, Joseph Kasa-Vubu, né dans le Bas-Congo en 1917, a fait montre, très tôt, de convictions anticolonialistes. Placé en 1954 à la tête de l'Association des Bakongo (Abako), qu'il transformera en parti politique, il réclame d'abord plus de droits pour les Congolais. Puis monte d'un cran. En 1956, en lieu et place du plan Van Bilsen prévoyant une décolonisation sur trente ans, le manifeste de l'Abako exige l'indépendance immédiate. Enfin, le jour de son installation comme bourgmestre de Dendale (actuelle commune de Kasa-Vubu, à Kinshasa), après la victoire de sa formation aux municipales du 8 décembre 1957, Kasa-Vubu refuse de hisser les couleurs belges. Cette indépendance d'esprit lui avait valu, dans le passé, d'être renvoyé du grand séminaire de Kabwe (Kasaï) pour « indiscipline ». Il est vrai que sous son côté sage et studieux – on l'avait surnommé « Kiboba », c'est-à-dire « le vieux » – se cachait un révolté.
Après son élection à la tête de l'État, le 24 juin 1960, à l'issue d'un vote au Parlement, il restera un homme simple. Il lui arrivait d'aller faire ses courses à pied et de conduire lui-même sa Coccinelle. Si sa probité ne fait de doute pour personne, d'aucuns lui reprocheront en revanche une certaine apathie ainsi qu'un manque de fermeté et de jugement qui auraient fait le jeu du lieutenant-général Mobutu. Renversé par ce dernier en novembre 1965, Kasa-Vubu se retire à Kisundi (Bas-Congo), où il meurt en 1969, laissant une veuve, Mama Hortense, et dix enfants.
Mobutu Sese Seko (ci-contre : le 4 mai 1997. Photo AFP)
Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga est mort dans la solitude à Rabat, au Maroc, en septembre 1997. Quatre mois après sa chute, un mois avant son 67e anniversaire. Son règne aura duré près de trente-deux ans. Naissance en 1930 à Lisala, dans la province de l'Équateur, dans une famille modeste ; enrôlement de force dans l'armée coloniale, qu'il quitte en 1957 en qualité de sous-officier (sergent-comptable) ; carrière dans le journalisme ; militant au sein du Mouvement national congolais (MNC), de Patrice Lumumba ; secrétaire d'État dans le premier gouvernement, le 30 juin 1960. Début juillet, à la suite de mutineries, il est nommé colonel et chef d'état-major de l'armée. Le 14 septembre 1960, il neutralise Patrice Lumumba et prend une première fois les rênes du pays, sans déposer formellement Kasa-Vubu. En novembre 1965, le lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu, commandant en chef de l'armée, prend le pouvoir.
Mobutu, c'était d'abord une taille imposante et une voix autoritaire. Bon vivant, joueur de dames doué, il avait développé un sens politique qui lui a permis, au long de son règne, de se servir des hommes et des situations comme on le fait de pions. Il chérissait les bains de foule. Et surtout les « rassemblements populaires », qui mobilisaient pendant des heures des dizaines de milliers de personnes. Profitant de ses talents d'orateur, il assénait ses vérités dans ce qu'il considérait comme le « dialogue Mobutu-peuple ». Mais il pouvait être implacable. À la Pentecôte 1966, quatre opposants sont pendus sur la place publique. En octobre 1968, le rebelle Pierre Mulele est torturé, démembré et exécuté.
Dès 1967, il parle de « nationalisme congolais authentique ». Objectif : effacer le passé colonial. Ainsi, en 1971, le Congo devient Zaïre. C'est l'époque de la « révolution zaïroise authentique ». Pour Mobutu, il s'agit d'« être nous-mêmes et non ce que les autres voudraient que nous soyons ». C'est-à-dire rester zaïrois, africain dans la façon de vivre, de penser, de s'habiller, de manger… Son nationalisme se manifestait aussi par sa volonté de voir le Zaïre jouer les premiers rôles en Afrique et se faire respecter dans le monde. Mais également par son souci de confier aux nationaux le contrôle de l'économie. Pour faire entendre la voix du Zaïre, Mobutu a fait le tour du monde et pris la parole à toutes les tribunes, en toute indépendance d'esprit. Il voulait être l'égal des grands.
Du pouvoir, il avait une vision autoritaire qui l'a conduit au culte de la personnalité et à l'instauration du parti unique – c'était la mode sur le continent. Réfractaire à toute critique, Mobutu s'adonnait plus volontiers au jeu moins dangereux de l'autocritique. Mais il restait convaincu qu'un régime multipartite ne correspondait pas à la réalité locale, car, disait-il, « dans aucun village africain, il n'y a à l'entrée le chef de la majorité et, à l'autre bout, celui de l'opposition ». En un mot : le chef reste le chef avec ses attributs (la canne et la toque de léopard), et il n'a pas besoin d'opposants.
Mais la corruption finit par gangrener le système ; et la maladie, l'homme. Quand il décide, en avril 1990, la larme à l'œil, la fin du parti unique, Mobutu est déjà au bout du rouleau. Ses dernières années au pouvoir sont pathétiques et précipitent le pays dans le chaos. S'il n'a pas réalisé toutes ses ambitions, il aura au moins favorisé et maintenu l'unité de son pays et le sentiment national.
Laurent-Désiré Kabila (ci-contre en 1998. Photo V.Fournier pour J.A.)
« Oui, ce fut un despote comme Mobutu, mais au moins ce fut un patriote. » Cette phrase revient souvent dans la bouche des Congolais. Mobutu a commis le péché originel : il a aidé la CIA à éliminer Lumumba. Laurent-Désiré Kabila, au contraire, a été un combattant lumumbiste. Peut-être même a-t-il croisé le leader indépendantiste lors du congrès de Stanleyville, en octobre 1959. À l'époque, le jeune Kabila n'a que 20 ans. Fils d'un chef luba du Nord-Katanga, il sort de l'institut Saint-Boniface d'Élisabethville. Mais il a déjà la foi révolutionnaire.
Juillet 1965. C'est dans un maquis du Sud-Kivu qu'a lieu la fameuse rencontre entre le Che et le Mzee – du nom que les Congolais donnent aujourd'hui à Kabila (le « sage », en swahili). Ce rendez-vous, Kabila y va à reculons. Guevara est sur le terrain depuis plusieurs semaines. Kabila se fait désirer.
Finalement, il rejoint l'Argentin, mais repart au bout de cinq jours. Commentaire du Che : « Il est cordial mais fuyant. » Analyse d'un vieux kabiliste : « Nous étions plus sensibles au rapport des forces, à l'évidence favorable à l'ennemi, qu'au dessein planétaire du Che. D'où notre peu d'attrait pour une guérilla suicidaire. » La suite donnera raison à Kabila.
Dans la saga Kabila, 1967 est une date-clé. Cette année-là, Ernesto Guevara est capturé et exécuté en Bolivie sur ordre des Américains. Laurent-Désiré Kabila, lui, fonde un maquis dans l'Est congolais, à Fizi-Baraka, et le tient bon an mal an jusqu'en 1985. Le secret de son endurance ? Sa lucidité et sa capacité à mélanger business et révolution. À la chute du mur de Berlin, en 1989, Kabila est l'un des rares guérilléros marxistes qui ont survécu à la guerre froide. Comme Mandela en Afrique du Sud, il devient alors un partenaire des Américains. Il leur permet – via les Rwandais – de se débarrasser d'un ex-allié devenu encombrant, Mobutu. 1967-1997… Au terme d'une longue marche de trente ans et d'un grand retournement, Kabila entre victorieusement dans Kinshasa.
Cette image de patriote, le Mzee va encore l'enrichir, l'année suivante, quand il résiste avec succès à une offensive de ses ex-amis rwandais. Mais à quel prix ! Les Tutsis de Kinshasa sont victimes de lynchages. Tshisekedi est relégué dans son village et toute l'opposition est bâillonnée. Dans les dernières années de sa vie, Kabila le faux débonnaire tourne dictateur. Ses sourires enjôleurs ne masquent plus son cynisme. Le massacre de 180 000 Hutus rwandais pendant la conquête militaire de 1996-1997 ? « Un petit problème. » En novembre 2000, il fait exécuter l'un de ses principaux compagnons de lutte armée, Anselme Masasu. Deux mois plus tard, le 16 janvier 2001, il est assassiné par l'un de ses gardes du corps. Sur l'origine du complot, toutes les pistes ont été évoquées. Le Rwanda, l'Angola, la CIA, et même son propre fils, Joseph. Mais aucune pièce sérieuse n'est venue étayer ces accusations. Et si son assassin – manipulé ou pas – avait d'abord voulu venger la mort du commandant Masasu ?
Joseph Kabila
Il ne faut surtout pas sous-estimer cet homme-là. Pour l'avoir fait, pour avoir cru que sa réserve, sa jeunesse (il a aujourd'hui 39 ans), ses longs silences, ses tâtonnements et sa prudence masquaient une absence d'appétence (pis, une incapacité) pour le pouvoir, nombre de pachydermes de la vie politique congolaise de cette dernière décennie sont allés rejoindre le cimetière des éléphants. Installé à la tête de l'État « comme une balle de ping-pong sur un jet d'eau »* au lendemain de l'assassinat de son père le 16 janvier 2001, Joseph Kabila n'a cessé depuis de déjouer les paris lancés sur sa précarité ontologique. De Jean-Pierre Bemba à Vital Kamerhe, d'Azarias Ruberwa à Étienne Tshisekedi, de Laurent Nkunda à tous ceux qui, au-delà des frontières (ministres belges, dirigeants des États voisins…), ont pensé qu'ils allaient le contrôler, le déstabiliser ou l'effacer de la scène, la liste est longue des échecs, définitifs ou provisoires. Il faut dire que ce natif du Sud-Kivu, dans les maquis du « Mzee », Laurent-Désiré Kabila, fut longtemps une énigme enveloppée d'un mystère.

Joseph Kabila (photo AFP).
Élevé en Tanzanie et en Ouganda, propulsé à l'état-major lors de la grande offensive de 1997 contre Mobutu, puis, en 2000, chef de l'armée de terre aux fortunes diverses au moment de la deuxième guerre du Congo, Joseph évolua longtemps à l'ombre écrasante de son père avant d'être brutalement propulsé en pleine lumière. Dès lors, rien ne lui fut épargné. Ni les doutes entretenus sur sa filiation, ni les aventures périlleuses à la tête d'une armée peu combative et sans cesse à la limite de l'implosion (contre les rebelles hutus de l'Est, puis contre les Banyamulenges de Nkunda, en 2009), ni les révoltes ethniques (Bundu dia Kongo), ni les tentatives de coup d'État (en mars 2004 et en mars 2007), ni les stratégies d'étouffement des institutions financières internationales (à propos des fameux contrats chinois). Dans ce contexte, l'ambition qui est la sienne de doter la RD Congo de ce qu'il n'a jamais eu – un État rationnel et un État de droit – demeure encore très largement inaccomplie, même si elle ne relève plus du mirage.
En neuf années d'exercice, Joseph Kabila Kabange a incontestablement pris du poids, de l'assurance et de l'envergure. Il n'est plus l'apprenti timide et taciturne des sommets internationaux, mais le chef d'un pays de soixante millions d'habitants à la barbiche poivre et sel, conscient de sa puissance potentielle, l'allure volontiers décontractée, la main dans la poche, le sourire vaguement ironique de celui que ses pairs ont longtemps regardé avec condescendance et qui, désormais, le leur rend bien. De sa jeunesse mutique lui est restée pourtant une vraie difficulté à communiquer : ce n'est ni un tribun ni un beau parleur, un vrai handicap dans un pays où l'expression orale est reine – quitte à n'avoir aucun effet sur la réalité.
Élu en 2006 au second tour d'une présidentielle tendue, sur fond de clivage Est-Ouest, mais largement considérée comme démocratique (58 % des voix, contre 42 % à Jean-Pierre Bemba), ce père de famille époux de Marie-Olive Lembe di Sita est avant tout un politicien habile, populaire chez les jeunes et les femmes (même si Kinshasa ne lui est pas acquis), et dont la réélection en 2011 paraît pour l'instant bien engagée. Pour un nouveau mandat limité à cinq ans ? C'est l'un des enjeux du projet actuel de révision de la Constitution piloté par le plus proche des conseillers du chef : Augustin Katumba Mwanke, 46 ans. Ce simple député originaire du Katanga, mais en réalité homme d'influence au carrefour de toutes les décisions, est à Joseph Kabila ce que Mazarin fut au jeune roi Soleil. Jusqu'à quand ?
* Le Congo de A à Z, par Marie-France Cros et François Misser, André Versailles Editeur, Bruxelles, 2010. |
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| mercredi 21 décembre 2011, a 15:33 |
| Discours du chef de l’Etat, Joseph Kabila, à l’occasion de son investiture |
Discours du chef de l'Etat, Joseph Kabila, à l'occasion de son investiture
Kinshasa, 21/12/2011 / Politique
Le discours-programme de J. Kabila dont le mot-clé est la « Révolution de la modernité », égrène les priorités de son nouveau mandat : le Social, les Infrastructures, l'Industrialisation, l'Education, les Mines et l'Agriculture.
Discours d'investiture du Président Joseph Kabila Kabange à l'occasion de sa prestation de serment le 20 décembre 2011
Monsieur le Président de la République du Zimbabwe Messieurs les Premiers Ministres, Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégation, Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorable Président du Sénat, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Premier président de la Cour Suprême de justice, Monsieur le Procureur Général de la République, Honorables Députés et Sénateurs, Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement, Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations internationales, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Distingués Invités Mes chers Compatriotes,
Il est des évènements qui s'inscrivent en lettres d'or dans l'histoire d'un pays. Tel est le cas de celui qui nous réunit ce jour. Il marque la fin, dans notre pays, d'une époque où l'alternance au pouvoir ne répondait à aucune norme démocratique, et où le financement du processus électoral était essentiellement assuré par la communauté internationale.
Pour la deuxième fois en cinq ans, le peuple congolais s'est rendu aux urnes à terme échu, et dans un climat globalement apaisé. Pour la première fois de notre histoire, un mandat présidentiel s'est terminé sans crise institutionnelle et les élections ont été, à quatre-vingt quinze pourcent financées sur fonds propres de la République. Bel exemple d'avancée démocratique et de reconquête d'une souveraineté à un moment perdue!
Par-delà l'importance du rituel de l'investiture, c'est donc plus pour célébrer ces avancées que nous nous trouvons en ces lieux ce jour. Aussi voudrais-je, avant toute chose, au nom du peuple congolais, de toutes ses institutions, et en Mon nom propre, exprimer notre profonde gratitude aux Chefs de délégation des pays amis, ainsi qu'aux Représentants des Organisations internationales qui ont bien voulu accepter de rehausser cette cérémonie de leur présence. Leur présence parmi nous est l'expression de l'amitié et de la solidarité qu'ils ont toujours témoignées envers la République Démocratique du Congo. Qu'ils veuillent bien accepter nos vifs et sincères remerciements.
Je voudrais ensuite rendre un vibrant hommage au peuple congolais, pour la maturité politique, l'ordre et la discipline dont il a fait montre depuis le début du processus électoral jusqu'à ce jour. Je rends également hommage à nos forces de police et de sécurité qui, dans des conditions particulièrement difficiles, ont fait preuve de patriotisme et de professionnalisme chaque fois qu'avant, pendant et après le scrutin, elles ont été appelées à assurer l'ordre et la sécurité, si nécessaires au bon déroulement du processus électoral.
J'associe, à cet hommage, toutes les institutions de la République, pour avoir, chacune à son niveau, rendu effective l'organisation des élections présidentielle et législatives, édition 2011. La palme en revient, comme il se doit, à la Commission électorale nationale indépendante que j'encourage à conclure, de façon satisfaisante et crédible, le chapitre des élections législatives, avant d'engager, conformément à son calendrier, celui des élections provinciales, sénatoriales et locales.
Je ne peux passer sous silence la contribution technique, financière et logistique de certains pays amis et partenaires étrangers.
Je pense tout particulièrement à la République d'Afrique du Sud, à la République d'Angola, à la République du Congo et à la Monusco. Qu'ils trouvent tous ici, l'expression sincère de la gratitude du peuple congolais. Je m'en voudrais si je ne saluais pas la mémoire de ceux de nos compatriotes, civils, éléments des forces de police et de sécurité, victimes innocentes de l'intolérance politique et des discours d'incitation à la haine et à la violence de certains acteurs politiques.
Que le Seigneur Notre Dieu daigne accorder paix à leur âme.
En fin, je voudrais sincèrement remercier ma charmante épouse, Olive Lembe Kabila, compagne des bons et mauvais jours, mes chers enfants, Sifa et Laurent-Désiré, ainsi que tous les autres membres de ma famille, pour les sacrifices qu'ils consentent quotidiennement, afin de me permettre de m'acquitter de ma charge à la tête de l'Etat, et pour leur soutien inestimable tout au long de la campagne électorale.
Mes chers compatriotes,
Le 28 novembre dernier, vous avez été appelés à choisir entre, d'une part, des promesses chimériques sur fond de discours incendiaires et, d'autre part, la perspective de la consolidation de la paix et de la stabilité, la poursuite de la reconstruction du pays et la crédibilité du projet de sa modernisation. En Me renouvelant votre confiance, vous avez donc opté pour la continuité de l'oeuvre grandiose commencée à mon initiative et réalisée de concert avec vous. Soyez-en remerciés de tout coeur.
La haute charge que, pour la seconde fois, vous venez de me confier, fait de Moi le Président de tous les Congolais. Je saisis l'opportunité que m'offre cette tribune pour, à ce sujet, rassurer solennellement tous ceux qu'au cours de la campagne électorale, je n'ai pas su convaincre de m'accorder leurs sulfurages. Je les invite à croire en ma détermination à être réellement le Garant de la nation congolaise dans toute sa diversité, à l'écoute et au service de toutes les Congolaises et de tous les Congolais. Sans distinction de race, d'origine, d'obédience politique ou de confession religieuse. J'en profite également pour réaffirmer ma détermination à Me montrer, à tous égards, digne de cette charge, comme, du reste, je l'ai toujours fait.
Mes chefs compatriotes,
Grâce aux missions d'itinérance effectuées à travers le pays au cours des cinq dernières années, et à mes déplacements dans le cadre de la campagne électorale, J'ai rencontré personnellement la plupart d'entre vous. J'ai ainsi pu mesurer aussi bien votre degré de satisfaction, que celui de vos attentes et préoccupations.
A la quasi-unanimité, vous nous reconnaissez le mérite d'avoir :
- Rétabli la paix dans le pays et avec les Etats voisins;
- Réunifié le territoire national;
- Réhabilité l'Etat;
- Instauré la démocratie et l'Etat de droit;
- Stabilisé le cadre macroéconomique;
- Obtenu l'annulation d'une grande partie de la dette extérieure du pays;
- Relancé la croissance;
- Amorcé la reconstruction; et
- Mis fin à l'isolement diplomatique de notre pays.
Ces acquis seront préservés et consolidés.
Tout en saluant ces avancées significatives, vous en appelez à une action urgente pour que des retombées positives s'en fassent rapidement sentir sur le chômage, les revenus des ménages, la satisfaction des besoins sociaux de base, la salubrité de nos villes, les conditions de vie dans nos villages et la distribution de la justice; bref, sur le social et le vécu quotidien du Congolais. Ce message a été reçu cinq sur cinq
Et c'est conscient de cette forte demande sociale que je vous avais proposé, Mon projet de société intitulé « La Révolution de la Modernité ». Véritable pacte pour l'avenir de notre pays, ce projet, qu'en m'accordant vos suffrages vous avez adopté, vise à faire de la République Démocratique du Congo, un pool d'intelligence et de savoir-faire, un vivier de la nouvelle citoyenneté et de la classe moyenne, un grenier agricole, une puissance énergétique et environnementale, une terre de paix et de mieux-être, une puissance régionale au coeur de l'Afrique, l'objectif ultime étant l'émergence de notre pays.
Cela suppose que nous nous appliquions à améliorer notre compétitivité dans tous les domaines. Dans cette optique, en plus d'une gestion rigoureuse des finances publiques et d'une politique monétaire prudente, nous allons poursuivre l'amélioration du climat des affaires pour mieux attirer les investisseurs.
Nous allons de même poursuivre et accélérer la reconstruction du pays à travers le programme des cinq chantiers avec, comme priorité reconfirmée, la construction des infrastructures de communication. L'étendue et la géographie de notre pays nous imposent de continuer à densifier et à améliorer la qualité de nos voies de communication, en ce compris les voies de desserte agricole, pour faciliter la circulation des hommes et des biens. Sans infrastructures efficaces, la lutte contre la pauvreté est vouée à l'échec.
Nous allons aussi améliorer l'aménagement et l'équipement du territoire national dans le sens d'une meilleure connexion entre ses différentes composantes et un meilleur cadre de vie pour nos populations tant urbaines que rurales. A cette fin, une attention particulière sera accordée à la réforme du secteur foncier, en vue de limiter le nombre de conflits, de mieux protéger les propriétaires et de faciliter l'accès au crédit bancaire.
Par ailleurs, les villages, aujourd'hui dépourvus de tout, seront encouragés à se regrouper de manière à permettre leur modernisation, ainsi qu'une meilleure fourniture des services de base. Parallèlement au développement des infrastructures, le Gouvernement se montrera particulièrement soucieux de la vie sociale du citoyen congolais. Avec le concours du Conseil Economique et Social qui sera bientôt installé, l'accent sera ainsi mis sur la création d'emplois, une politique du logement plus volontariste, l'amélioration de la couverture sanitaire de notre pays en multipliant les hôpitaux généraux de référence et les centres de santé locaux, la poursuite sans relâche de la lutte contre le VIH-SIDA, une meilleure prise en charge des maladies cardio-vasculaires, et l'amélioration sensible de la desserte en électricité et en eau potable, tant dans les milieux ruraux qu'urbains.
Dans ce cadre, la construction des centrales électriques à vocation provinciale ou interprovinciale sera poursuivie, parallèlement à la fiabilisation et à l'augmentation de la capacité du site d'Inga. Il en sera de même de la construction des usines de traitement d'eau dans toutes les villes et des systèmes d'adduction d'eau dans les villages.
S'agissant du secteur de l'éducation, le quinquennat que nous inaugurons ce jour sera marqué par une forte réduction du taux d'analphabétisme; l'effectivité de la gratuité de l'enseignement primaire et de la bourse d'études pour les finalistes du cycle supérieur et universitaire; l'augmentation du taux de scolarisation des enfants; l'amélioration de la qualité de l'enseignement; une plus grande professionnalisation de celui-ci; la poursuite de la construction et de la modernisation des infrastructures scolaires, pour permettre à notre jeunesse d'étudier dans des conditions décentes; et la réforme de l'enseignement supérieur et universitaire, de manière à l'aligner sur les standards internationaux. Dans de creuset de l'excellence, la complaisance, la corruption et l'impunité sont à bannir. Ils le seront. De même que dans tous les autres domaines de la vie nationale.
Mes chers compatriotes,
Pour atteindre, dans un délai raisonnable, l'objectif de l'émergence de notre pays, autant que celui de l'amélioration notable des conditions de vie de nos populations, nous avons besoin d'une économie forte, dynamique, compétitive, moins dépendante d'un seul secteur, autant que les facteurs exogènes, et créatrice de beaucoup d'emplois, surtout pour les jeunes.
Diversification et réduction de l'extra version seront donc des référentiels importants de notre politique économique au cours des cinq prochaines années. Une politique qui rejette l'autarcie et refuse, pour notre pays, le statut de supermarché du monde. Une politique soucieuse de la parité, de la cohésion et de la paix sociale, qui offre des opportunités à notre jeunesse, ainsi qu'à la femme congolaise.
Par-delà le maintien de la stabilité macro-économique, l'émergence passe par la rationalisation et la stimulation de l'activité dans les secteurs porteurs de croissance, parmi lesquels, prioritairement, l'agriculture, les mines et les hydrocarbures.
Elle passe aussi par l'encouragement des opérateurs privés, engagés ou désireux de s'engager dans ces secteurs, à développer essentiellement, sinon exclusivement, les activités à forte valeur ajoutée. Dans le secteur agricole, l'autosuffisante alimentaire sera la plus urgente des priorités. Nous entendons faire de l'Agriculture l'assise principale de notre marché vers la Modernité. Nous aurons, dans ce domaine, une approche pragmatique. Nos compatriotes seront encouragés à consommer congolais et ceux d'entre eux, qui se montrent déterminés à participer à la reconquête du marché interne, seront encadrés et motivés.
Des efforts seront par ailleurs déployés afin de retrouver nos parts de marché perdues à l'échelle internationale, en ce qui concerne les produits tropicaux. L'ambition de notre Pays à cet égard est de retrouver sa place parmi les plus grands producteurs et exportateurs du café, de cacao, de coton, d'hévéa, d'huile de palme, etc.
Traditionnel moteur de croissance de l'économie congolaise, le secteur minier sera soumis à des profondes réformes, afin de la rendre plus efficace et d'améliorer sa contribution à l'enrichissement de la Nation et des Congolais, tout en remplaçant, ou en faisant émerger, notre pays dans le peloton de tête des pays producteurs de certains minerais stratégiques tels que le cuivre, la cobalt, l'étain, le manganèse, le colombotantalite, l'or, l'uranium, le chrome et le nickel. Il est ainsi projeté, notamment :
- La révision de certaines dispositions de la Loi portant Code minier, sur base des leçons tirées de son application pendant une décennie.
- L'interdiction progressive de l'exportation des minerais à l'état brut et la promotion, en conséquence, d'une industrie locale de transformation.
La même rigueur sera appliquée au développement de notre potentiel en hydrocarbures, filière potentiellement porteuse de plusieurs points de croissance, mais jusque-là marginalement prise en compte dans les efforts de mise en valeur des ressources nationales. L'accent sera mis, non seulement sur la prospection et la recherche, mais aussi sur la production effective, en vue d'une meilleure indépendance énergétique.
Grâce à la Révolution de la Modernité, la République Démocratique du Congo entend ainsi retrouver et dépasser son niveau industriel des années soixante-dix, avec pour objectif de produire localement tous les produits industriels qui peuvent- l'être, particulièrement ceux dont nous sommes producteurs de matières premières.
Pour ce faire, et après en avoir délibéré avec le secteur privé, nous allons rapidement doter le pays d'un plan général d'industrialisation, attentif à l'exigence de promotion de la Petite et Moyenne Entreprise, et capable de canaliser et d'accompagner, notamment par le crédit et le micro-crédit, les projets des entrepreneurs congolais.
Dans le cadre de la Révolution de la Modernité, la Fonction Publique congolaise devra, dans ses missions, organisation, philosophie d'action et mode de fonctionnement, se remettre fondamentalement en cause; cesser d'être une instance comptable et d'enregistrement des avancées ou des reculs de la société, un corps essentiellement revendicatif, voire vindicatif. Le destin de notre pays, faut-il le rappeler, n'est pas d'être dans la périphérie, mais plutôt au centre du monde; là où se nouent et se dénouent les grands enjeux.
La République Démocratique du Congo doit donc être plus efficacement administrée. Elle a besoin d'une administration publique décentralisée, instance de régulation et force de proposition, au service de la population et des acteurs du développement. Bien plus, à l'heure de la mondialisation et de la globalisation, le repli sur soi est pour le moins suicidaire, aucun pays ne pouvant, seul, faire face aux défis multiformes d'un monde en constante mutation. Je réaffirme donc mon engagement à renforcer la participation de la République Démocratique du Congo aux activités des organisations internationales et régionales dont nous sommes membre.
Dans le même ordre d'idées, sur base des principes de l'égalité souveraine des Etats, de la réciprocité et du respect mutuel, notre diplomatie sera réorganisée et modernisée, de manière à en faire la vitrine d'un Congo qui rassure et qui gagne, source de fierté légitime pour notre peuple et pour l'Afrique.
Mes chers compatriotes,
L'ambition que nous vous avons proposée pour notre pays, et que vous avez avalisée, concerne tous les domaines de la vie nationale. Sa concrétisation ne s'accommode pas de la moindre distraction. Elle s'inscrit dans la durée et requiert l'implication de tous. C'est par le travail, dans la rigueur, la justice et la discipline, que nous créerons de la richesse, permettant ainsi d'améliorer les salaires et le pouvoir d'achat des Congolaises et Congolais. Chef de l'Etat, je suis le garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions. Je ne trahirai donc jamais Mon serment. Je veillerai, comme à la prunelle de mes yeux, à l'intégrité du territoire national, à la souveraineté de notre pays, à la sécurité de tous, à la protection des personnes vulnérables, au respect de la loi, autant qu'aux droits humains.
Président de tous les Congolais, je reste fidèle à mon ouverture d'esprit traditionnel. Je suis convaincu qu'ensemble, déterminés et motivés, nous ne pouvons que relever le défi de l'émergence de notre pays. Je travaillerai donc avec tous les compatriotes qui ont la passion du Congo et qui veulent sincèrement oeuvrer à sa modernisation. Au service de la patrie, il n'y a point de camp politique. Seuls comptent la compétence, le patriotisme et la bonne volonté.
Que Dieu protège et bénisse le pays de la promesse, la République Démocratique du Congo.
Je vous remercie.
ACP
(TN/TH/GW/Yes)
Last edited: 21/12/2011 14:23:23 |
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| mardi 28 juin 2011, a 11:37 |
| Lettre ouverte à François SOUDAN concernant l'article KABILA: Mobutu light paru dans J.A no. 2612 du 30 janvier 2011 |
Sent: Sat Feb 05 20:58:30 2011 Subject: Lettre ouverte à Monsieur François SOUDAN, Directeur de la Rédaction de Jeune Afrique.
Lettre ouverte à Monsieur François SOUDAN, Directeur de la Rédaction de Jeune Afrique. Monsieur, Votre article publié dans le J.A. n° 2612 du 30 Janvier au 05 février 2011 m'a interpellé en ma qualité de fervent lecteur de Jeune Afrique depuis près de 30 ans.
Ma naissance dans «l'empire des Mines du Katanga», en République Démocratique du Congo en 1960 coïncidait aussi avec la création de votre hebdomadaire, lequel avait à son début, une ligne éditoriale rigoureuse visant la contribution au développement socio-économique et politique du continent noir grâce à une information indépendante, fiable et objective.
Mais, force est de constater que par manque de déontologie professionnelle, vous vous êtes éloignés des règles d'or qui régissent le métier noble de journaliste.
Et de plus, votre méconnaissance de l'environnement socio - politique de mon pays est criante. Pire, Je vous découvre au contraire un journaliste partial, partisan, propagandiste et publicitaire ayant pour objectif de salir l'honneur de la classe politique Congolaise au profit d'un soit – disant opposant, vagabond politique de son état, cupide et ambitieux sans idéal.
Je comprends désormais que l'image du Président Joseph KABILA KABANGE, en couverture de votre hebdomadaire soit la seule carte gagnante qui fasse vos choux gras alors que l'actualité du moment aurait voulu que ce soit l'image du Président MOUBARAK ou celui de son homologue Tunisien Ben Ali, en fuite en Arabie Saoudite.
Monsieur, Vous êtes ce journaliste ripoux et mythomane qui n'aura plus la confiance des lecteurs africains. Depuis quand êtes-vous devenu le porte-voix d'une opposition Congolaise atomisée, en panne d'idées et d'idéal?
Tant que vous mangerez dans la main de «l'homme de MPILA», le président Congolais SASSOU NGUESSO, vous ne parlerez jamais de sa gestion controversée des revenus pétroliers du Congo - Brazzaville, ni des rapports sur les biens mal acquis établis par la brigade financière française, ni de l'assassinat du journaliste Franco - Congolais Bruno OSSEBI et moins encore des rapports de FIDH sur les 350 disparus du Beach. Les Congolais de deux rives du fleuve Congo connaissent vos liens avec la petite nièce du Président SASSOU NGUESSO et savent bien que vous roulez pour un régime tyrannique qui vous engraisse à coups de millions de dollars pour acheter vos louanges et flatteries de tout genre. Monsieur, Je m'insurge contre votre utilisation déplacée de certaines métaphores et qualificatifs incongrus à l'endroit des hommes politiques de la République Démocratique du Congo. Vous prétendez être le spécialiste du Rwanda, du Cameroun, de la République Centre Africaine et du Congo – Brazzaville. Mais, quelle connaissance avez-vous de la République Démocratique du Congo et de ses hommes politiques?
Vous n'avez aucun droit de traiter un élu du Peuple Congolais, en l'occurrence le Député National Monsieur l'honorable Augustin KATUMBA MWANKE de «petit homme passe - muraille, le Raspoutine Congolais...»
Ce monsieur, peut-être petit par sa taille mais grand par son esprit vif et son intelligence est l'un des hommes politiques Congolais le plus doué de sa génération.
Savez-vous par exemple que GHANDI, Jeanne D'ARC, Edith PIAF, Mère TERESA, Jean-Paul SARTRE ou LOUIS XIV n'avaient pas la taille du Colosse de Rhode? Les propos malveillants et influences néfastes prêtés à l'honorable Augustin KATUMBA MWANKE sont tout simplement inacceptables.
Monsieur, S'agissant du Président Joseph KABILA KABANGE, la comparaison avec l'ex-dictateur MOBUTU SESE SEKO est aussi outrageux et inacceptable.
Le premier est un homme du renouveau, qui a hérité d'un pays complètement ruiné par trois décennies d'un pouvoir tyrannique caractérisé par la mauvaise gestion, la corruption généralisée et la misère de la population.
Le deuxième par contre est l'incarnation du «Mal Congolais», celui-là même qui a endetté notre pays jusqu'au cou.
Souvenez-vous de ce que le Général BIGEARD disait de la République Démocratique du Congo dans '' France Réveille-toi '', livre paru en Avril 1997, je cite: «Le pays agonise et aura bien du mal à se remettre des années terribles du règne de MOBUTU, responsable de la misère, du sang et des larmes de Kinshasa…»
Sous le règne du Maréchal MOBUTU SESE SEKO, la République Démocratique du Congo était un pays: - de la démesure et du gâchis, - avec un Etat très affaibli et inexistant, - avec des structures de bases et secteurs sociaux fortement dégradés, - à très faible P.I.B. - aux finances publiques détériorées, - déchiré par la rébellion dans sa partie Est, - à reconstruire à tout point de vue…
Voilà la différence essentielle entre le bilan positif du Président Joseph KABILA KABANGE et le bilan négatif du Maréchal MOBUTU SESE SEKO.
Depuis l'année 2008 à nos jours, le Président KABILA est considéré comme le Modernisateur – Visionnaire : Le père de la modernisation de la République Démocratique du Congo, ayant un programme très ambitieux des ''Cinq chantiers de la République''.
C´est grâce à lui que le pays est réconcilié, réunifié, pacifié même s‘il reste encore quelques poches d‘insécurité entretenues par des groupes armés étrangers dans la partie Est du pays. Le Président Joseph KABILA KABANGE est un vrai artisan de la paix, une force tranquille de la nouvelle classe politique Congolaise qui manie avec perfection le dialogue, le consensus et le compromis.
Sous son impulsion, la RDC est redevenue fréquentable sur la scène internationale et les investisseurs étrangers n'arrêtent pas de se bousculer à sa porte. Les bailleurs des fonds et les institutions de Bretton Woods sont devenus des partenaires privilégiés de la République Démocratique du Congo.
Plébiscité par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale pour sa gestion prudente du cadre Macro – Economique, la RDC a atteint le point d'achèvement en 2010 et le pays profite dès lors de l'annulation de près de 90% du stock de sa dette extérieure qui était contractée par un régime irresponsable du Maréchal MOBUTU.
En outre, un rapport sur le développement humain 2010 du PNUD publié le 04 décembre 2010 atteste que les indicateurs du développement humain de la République Démocratique du Congo se sont améliorés de manière spectaculaire entre 2001 et 2010.
Monsieur, Savez-vous que la presse libre et indépendante est menacée par des journalistes ripoux comme vous? J'estime que mon droit à la parole est entier et qu'il vaut bien le vôtre.
Je suis sidéré par vos mensonges et campagnes de diabolisation du Président Joseph KABILA KABANGE. Si vous étiez un bon journaliste, vous devriez savoir que la République Démocratique du Congo a connu trois formes d'exercice de la fonction Présidentielle depuis le 26 janvier 2001 à nos jours:
1. Du 26 janvier 2001 au 30 juin 2003: Joseph KABILA KABANGE a été nommé Président intérimaire en Conseil de Sécurité National, nomination appuyée également par les pays alliés qui avaient soutenu militairement la République Démocratique du Congo lors de l'agression Rwando - Ougando - Burundaise en Août 1998.
Pendant cette période, le gouvernement de KINSHASA régnait sur 2/3 du pays alors que les troupes rebelles du RCD, MLC, RCD-N, RCD-KML et Maï - Maï se partageaient 1/3 du territoire Congolais comprenant les provinces du Nord Kivu, du Sud Kivu, du Maniema, de l'Equateur et de la Province Orientale.
2. Du 30 juin 2003 au 06 décembre 2006: C'est la période dite de «transition» durant laquelle l'actuel Président de la République a accepté, dans sa vision de l'unité du pays, de partager le pouvoir avec ceux-là même qui avaient pris les armes pour faire couler le sang du peuple Congolais (troupes rebelles).
La formule choisie 1+4, c'est-à-dire Un Président gouvernant avec 4 Vice -Présidents, formule unique au monde, avait pour but la réconciliation de tous les Congolais, processus qui a abouti au « dialogue inter-Congolais » à Sun City, en Afrique du Sud, sous la facilitation de l'ancien Président Botswanais, Mr. MASIRE KETUMILE.
Cinq composantes (Gouvernement, RCD, MLC, Opposition politique et Société civile) ainsi que trois entités (RCD-KML, RCD-N et MAï - MAï) avaient décidé de se répartir la gestion des institutions publiques mises en place dans le cadre du Dialogue inter-Congolais. D'ailleurs, les troupes rebelles avaient surnommé ce type gestion comme étant «le partage du gâteau».
Dans cette forme d'exercice de la fonction Présidentielle, Le Chef de l'Etat avait perdu une bonne partie de ses prérogatives régaliennes.
Une période difficile pour la gestion du pays quand on sait que les Cohabitations françaises de MITTERRAND avec Jacques CHIRAC (1986-1988), MITTERRAND avec BALLADUR ( 1993-1995) et de CHIRAC avec JOSPIN (1997-2002) n'étaient pas faciles à gérer.
Imaginez-vous ce que cela avait été pour Joseph KABILA KABANGE assisté par dans la gestion quotidienne du pays par 4 Vice - Présidents dont MM. Jean-Pierre BEMBA, YERODIA ABDOULAYE NDOMBASI, AZARIAS RUBERWA et ARTHUR ZAHIDI NGOMA. 3. Du 06 Décembre 2006 à nos jours: C'est le début du premier quinquennat de la IIIème République, pouvoir issu des premières élections libres et démocratiques depuis la RDC a accédé à sa souveraineté nationale le 30 juin 1960.
C'est durant cette période que le Président de la République, Joseph KABILA KABANGE a véritablement été le seul gestionnaire de la RDC.
Juridiquement, il est le seul responsable de la gestion du pays depuis bientôt 5 ans!! En faisant ce petit calcul élémentaire, vous voyez que le Président Joseph KABILA KABANGE fêtera son premier mandat de 5 ans le 06 décembre 2011 et non 11 ans comme vous l‘avez mentionné dans votre article mensonger.
VOILA DONC LA REPONSE CORRECTE AU MENSONGE NO.1: LE PRESIDENT JOSEPH KABILA KABANGE A REELLEMENT DIRIGE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO PENDANT 5 ANS ET NON 11 ANS.
Monsieur, S'agissant de la victoire du Président Joseph KABILA KABANGE aux élections de 2006, il convient de préciser que plusieurs ténors du parti présidentiel, le PPRD tels que MM. KUDURA KASONGO, KIKAYA BIN KARUBI, KATUMBA MWANKE, MOVA SAKANIA, BOSHAB, KAZADI, Marie-Ange LUKIANA ainsi que le professeur LUMANU MULENDA, SHE OKITUNDU, EMILE BONGELI (liste non exhaustive) avaient bel et bien contribué à cette victoire.
Le nom de Monsieur Vital KAMERHE a été mis en avant tout simplement parce qu'à cette époque, il était le Secrétaire Général du parti présidentiel, le PPRD.
CECI EST DONC LA REPONSE CORRECTE PAR RAPPORT A VOTRE MENSONGE NO.2 SUR LA VICTOIRE DE JOSEPH KABILE KABANGE EN 2006. En ce qui concerne l‘Agence National des Renseignements (A.N.R.), vous disiez qu'elle était sous la coupe de Monsieur KALEV MUTOND. Cette affirmation est encore inexacte parce que l'ANR est dirigée par Monsieur Jean-Pierre DARUWEZI MOKOMBE, Administrateur Général, qui n'est pas un KATANGAIS, mais bien un natif de la province Orientale.
Monsieur KALEV MUTOND n'est qu'un Administrateur Provincial (Province de la Ville de Kinshasa).
ENCORE UNE FOIS, CECI EST LA REPONSE CORRECTE A VOTRE MENSONGE NO.3. S'agissant de la Sécurité Rapprochée du Président Joseph KABILA KABANGE, vous avez parlé de Monsieur John KABILA. Qu'est ce qui prouve que cette personne provient de la même province que celle du Chef de l'Etat?
Veuillez noter que les «noms des Bantous», tout comme ceux des Européens d'ailleurs, peuvent se retrouver dans une autre province, une autre région ou tout simplement dans un autre pays. On retrouve par exemple le nom de KABILA dans la province du Kivu, au Katanga, dans le Maniema et même dans les deux provinces du Kasaï.
De même, on peut retrouver aussi le nom de DUPONT ou VANDEN BERG en France, en Belgique, au Grand - Duché de Luxembourg ou aux Pays-Bas.
Donc, il est à noter qu'un nom n'est jamais attaché à une province, une région ou à un pays bien spécifique. Et même si ce John KABILA était MULUBAKAT (Ethnie Luba du Katanga: à noter que les BALUBAKAT et les Luba du Kasaï ayant un ancêtre commun, ont souvent les mêmes noms!!). Rien ne prouve dès lors que Monsieur John KABILA appartient à la famille du Président de la République.
ET LA ENCORE, C'EST UNE REPONSE CORRECTE A VOTRE MENSONGE NO.4.
En ce qui concerne la famille Présidentielle, personne n'occupe un poste ministériel ou politique contrairement à ce qui se passe dans d'autres républiques bananières où l'on retrouve la fille, le frère, la sœur ou l'oncle du Chef de l'Etat à un poste gouvernemental.
Les frères et sœurs du Président de la République étaient déjà dans les milieux des affaires avant même que celui-ci n'occupe le poste du Chef de l'Etat.
Quant à la Première Dame, Madame Olive LEMBE KABILA, elle n'a pas de fonction officielle. Elle gère son association sans but lucratif dénommée «Initiative Plus O.L.K».
Cette dame se dévoue entièrement pour la cause des plus démunis et excelle dans les œuvres sociales au profit de la population Congolaise.
Le fait d'avoir des appartements ou des villas en Afrique du Sud et en Belgique n'est pas un signe d'enrichissement de l'entourage présidentiel… Vous connaissez bien les affaires des biens mal acquis de «l'homme fort de MPILA» qui avaient été dénoncées par le Journaliste Franco - Congolais Bruno OSSEBI. En aviez-vous fait écho une seule fois dans votre hebdomadaire de caniveau??
Parlons à présent du «Gouvernement Parallèle» que vous évoquiez à la page numéro 26 de votre fameux article sur le Président Joseph KABILA KABANGE.
En fait ce que vous appelez «Gouvernement parallèle» est une sorte de «Think Tank» composé d'une équipe de conseillers du Président de la République. A ce que je sache, il n'est pas interdit à un Président de la République d'avoir une équipe stratégique restreinte pour réfléchir et donner un avis sur les grands dossiers du pays.
Dans votre propre pays, le Président Nicolas SARKOZY possède une ribambelle de Conseillers officieux qui se permettent parfois de donner des injonctions à certains ministres du gouvernement. Ce «Think Tank» n'est pas seulement composé des KATANGAIS!!
On y retrouve MM. BOSHAB, LUMANU, ETUMBA, KABULO, KATUMBA, GHONDA, JOHN NUMBI, BANGULI, LUMBI, KAZADI, SHE OKITUNDU, EMILE BONGELI et même Monsieur Vital KAMERHE faisait partie de cette équipe bien avant qu'il ne soit mis en minorité par les députés de la Majorité Présidentielle à l'Assemblée Nationale.
VOILA ENFIN LA REPONSE CORRECTE A VOTRE MENSONGE NO.5.
Monsieur, Je viens d'étaler au grand jour un beau ramassis de mensonges qui méritaient d'être dénoncés. Votre objectif était de DIABOLISER le Président Joseph KABILA KABANGE qui s'apprête à avoir un «plébiscite» pour un second mandat afin d'accomplir «sa vision politique pour un nouveau Congo».
A vous Monsieur SOUDAN, j'espère qu'à travers ces quelques lignes, vous aurez appris beaucoup de vérités sur la RDC.
Vous pouvez dès à présent prétendre au titre d'expert des questions politiques de la République Démocratique du Congo et de Directeur de campagne de Monsieur Vital KAMERHE.
A VOUS tous mes Compatriotes Congolais qui ne lirez pas cette lettre ouverte, parce que, précisément, je l'ai écrite pour VOUS. Pierre-Yves KUSHILU, Katanga, RDC, ce samedi 05 février 2011. |
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| mercredi 22 juin 2011, a 14:07 |
| Voirie urbaine : J. Kabila octroie 5 millions USD à Tshikapa |
Kinshasa, 21/06/2011 / Politique
C'est le vice-gouverneur du Kasaï Occidental, Adolphe Komuesa, qui a annoncé cette nouvelle à l'occasion d'une tournée d'inspection effectuée dans cette ville de sa juridiction.
5 millions USD, cette somme est la première tranche de l'enveloppe globale de 22 millions USD, constituant un appui financier du Chef de l'Etat, Kabila, pour les travaux de la voirie urbaine de la ville de Tshikapa.
La nouvelle a été publiquement annoncée par le vice-gouverneur du Kasaï Occidental, Adolphe Komuesa Kalunga, lors de sa dernière descente à Tshikapa, le week-end dernier à l'occasion d'une inspection de travail. Ce dernier a par ailleurs procédé à la remise d'une jeep de marque Nissan, don du président de la République, aux autorités locales pour faciliter la locomotion à travers l'entité administrative.
Nouvellement installé au gouvernorat depuis mai dernier, c'est pour la première fois qu'Adolphe Komuesa Kalunga s'est rendu à Tshikapa, son fief électoral. Sans complexe, l'autorité provinciale a fait une marche à pied sur une distance d'un kilomètre et demi, soit de l'Abattoir jusqu'à la ville. Etant une nouvelle équipe à la tête de la province, il a expliqué qu'il était de son devoir de faire le tour pour palper du doigt ce qui se fait sur terrain.
Toujours dans ce registre, après s'être enrôlé, le vice- gouverneur a fait une observation pertinente. Pour lui, comparativement à 2006 où le nombre d'enrôlés était supérieur, cette année, le chiffre n'a pas encore atteint la hauteur de ce qu'il pouvait être. Pour pallier cela, Komuesa a par l'entremise du maire de la ville et bourgmestres initié une opération de proximité, un travail de porte à porte pour la sensibilisation de la population sur le bien fondé de cette opération. En réponse aux problèmes des infrastructures, il a signifié à la population de cette partie du pays que sur une enveloppe globale de 22.000.000 USD pour les travaux de la voirie urbaine de Tshikapa, une première tranche de 5.000.O00 USD a déjà été décaissée. Hormis la voirie urbaine, le chef de l'Exécutif provincial adjoint du Kasaï occidental a noté que son gouvernement a réfectionné les ponts Lumieka et Teleji.
Dans le même contexte, Komuesa a annoncé la mise sur la rivière Luange Tshimu d'un bac et d'une vedette avec la capacité d'accueil de 34 personnes sont en route -celle-ci permettra de surveiller le mouvement sur la rivière Kasaï.
Tshieke Bukasa/Le Potentiel
(TN/Ern./GW/Yes) Last edited: 21/06/2011 17:47:00 |
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| lundi 17 janvier 2011, a 16:37 |
| Célébration du 10ème anniversaire de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, héros national |
Kinshasa, 16/01/2011 / Politique
Dans sa prédication, Mgr Pierre Marini a invité les Congolais à s'intégrer dans la lignée de héros bibliques et à bannir la corruption et le mensonge dans leur vie. Il a demandé au peuple congolais de donner du temps et des moyens à Joseph Kabila pour parachever l'œuvre de la reconstruction nationale
16 janvier 2001-16 janvier 2011, il y a 10 ans, jour pour jour, était tragiquement assassiné en plein exercice de ses fonctions Mzée Laurent Désiré Kabila, troisième Président de la République démocratique du Congo. Pour commémorer ce douloureux anniversaire, un culte interreligieux d'action de grâce a été organisé par la Fondation qui porte son nom au Mausolée où repose pour l'éternité l'illustre disparu.
Pour la circonstance, le somptueux monument funéraire construit à l'honneur de Mzée Laurent Désiré Kabila a été entièrement rénové.
Des agendas, pagnes et T-Shirts à l'effigie de celui que les Congolais appellent le soldat du peuple ont été mis en circulation pour donner un cachet spécial à ce dixième anniversaire.
Le culte d'action de grâce a été suivi par un moment de recueillement et dépôt des gerbes de fleurs ainsi que par la visite du Mémorial par les officiels. Une soirée commémorative animée par les petits Choristes de la Symphonie « Décennie Mzée Laurent Désiré Kabila » a été également organisée au Grand Hôtel Kinshasa.
Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie, au premier rang, le Président de la République Joseph Kabila Kabange, le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, le Premier ministre Adolphe Muzito. On a noté également la présence du premier président de la Cour suprême de Justice, du Procureur général de la République, des chefs de missions diplomatiques accréditées à Kinshasa, des représentants des organisations internationales. Du côté de la famille biologique et des compagnons de lutte de Mzée, on peut notamment signaler la présence de Maman Syfa, de Mme Jaynet Kabila, du sénateur Yerodia Ndombasi, Dieudonné Kazadi Nyembwe.
Dans la foule venue nombreuse, certains compatriotes brandissaient des calicots sur lesquels on pouvait lire : « Hommage à Mzée Laurent Désiré Kabila, soldat du peuple Congolais » ou encore « Mzée Laurent Désiré Kabila, nous ne t'oublieront jamais ».
Dans sa prière d'introduction Mgr Simon Nzinga, Evêque président et représentant légal national de l'Union des Eglises indépendantes a souligné que par sa mort Laurent Désiré Kabila a ouvert la voie de la vraie renaissance pour le peuple du Congo.
Pour sa part, dans son message Sheikh Abdallah Mangala, Iman représentant légal de la Communauté islamique de la République démocratique du Congo a rappelé que l'illustre disparu est mort pour avoir aimé sa patrie. Durant sa vie, il a été le défenseur de la dignité du Congolais en particulier et de l'Africain en général. Il a indiqué qu'en Islam, quiconque meurt pour avoir défendu sa patrie est un martyr. Laurent Désiré Kabila quoique mort est vivant par ses idées et par sa lutte qu'il a mené pour la libération du peuple congolais. Il demeure un modèle pour toutes les générations présentes et futures. Pour l'Iman Abdallah, le 10e anniversaire de son assassinat doit être vécu pas seulement comme un moment de recueillement mais aussi comme un moment de renouvellement de notre engagement de bâtir au cœur de l'Afrique un pays fort et prospère. D'où, le vibrant appel qu'il a lancé aux Congolais de se dépasser et de privilégier l'intérêt général. « Mettons-nous ensemble pour consolider la paix et reconstruire la République démocratique du Congo », a-t-il dit. Dans sa prière, il a imploré l'Eternel Tout Puissant à toucher le cœur de la classe politique congolaise pour que chaque acteur œuvre pour la paix et la reconstruction nationale.
Le message des chefs religieux a eu pour dénominateur commun, la sauvegarde de la paix, la reconstruction du pays. Ainsi, dans sa prédication, Mgr Pierre Marini Bodho, président national de l'Eglise du Christ au Congo, a développé l'épître aux Hébreux 12 : 1-2 dont la lecture avait été faite par le représentant de l'Armée du Salut.
En partant du palmarès de héros dans la parole de Dieu qui dans leur temps et dans des circonstances différentes ont mis en œuvre le contenu de leur foi en Dieu, entre autres Abel, Enoch, Noé, Abraham, Moïse, Josué, David etc., il a invité le peuple congolais a intégré cette lignée de héros. De rejeter tout fardeau qui peut empêcher de gagner la course, bref à courir selon les règles du jeu en fixant le regard vers Jésus le consommateur de notre foi.
Mgr Marini Bodho a lancé un appel aux Congolais à abandonner dans la course les bagages qui nous alourdit et nous affaiblit tels la corruption, le mensonge, les antivaleurs. Il a fait remarquer que les assassins de Laurent Désiré Kabila croyaient en mettant fin à sa vie qu'ils allaient mettre fin à la lutte pour la défense de la dignité du Congolais. C'était sans compter avec le Dieu Tout Puissant qui à chaque époque et circonstance suscite l'homme de la situation. Joseph Kabila a repris le flambeau de la lutte et aujourd'hui ses réalisations incitent à l'optimisme. Aussi a-t- il invité le peuple congolais à lui donner le temps et les moyens afin que Joseph Kabila Kabange puisse poursuivre l'œuvre de la reconstruction nationale.
Intervenant pour livrer le message de la famille biologique de Laurent Désiré Kabila, Théodore Mugalu, chef de la Maison civile du chef de l'Etat a remercié sincèrement l'assistance pour avoir partagé la douleur de la famille présidentielle. Il a souligné quelques principes qui ont inspiré l'action de Laurent Désiré Kabila, entre autres, la restauration de la dignité du Congolais, la motivation de la jeunesse à adhérer à la lutte contre la bourgeoisie compradore, la formation idéologique de l'homme congolais pour devenir l'artisan de son développement, etc.
Mzée Laurent Désiré Kabila est né le 27 novembre 1941 à Likasi dans la Province du Katanga. Il fut ses premiers pas en politiques tout jeune à Ankoro, son territoire d'origine où il suscitait l'admiration des jeunes de son temps qui le prenait pour leur modèle.
Le 17 mai 1997, il est entré par la grande porte de l'histoire en chassant l'une des dictatures la plus féroce de l'Afrique.
Pendant son règne à la tête du pays, il a respecté sa parole de sa doctrine de révolution- pardon parce qu'il était convaincu que la vérité et la réconciliation entre le passé et le présent étaient une étape essentielle pour la réconciliation nationale. Il a tiré sa révérence en restant fidèle à son serment de « ne jamais trahir le Congo.
Théodore Ngangu/MMC
(TN/Yes) Last edited: 16/01/2011 19:45:46 |
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| vendredi 14 janvier 2011, a 10:35 |
| « Premier ou Second tour, le Président Joseph Kabila sera réélu aux élections de 2011 », selon le Professeur John Francis Mbala |
Kinshasa, 14/01/2011 / Politique
S'exprimant sur les enjeux de l'heure, John Francis Mbala dénonce les manœuvres de certains opérateurs politiques favorables au maintien du scrutin à deux tours afin que, soutient-il, bien qu'écartés, ils puissent marchander leurs maigres voix contre monnaie auprès d'un des deux candidats au second tour.
Dans un entretien exclusif consacré aux questions de l'heure, le Professeur John Francis Mbala (JFM) s'est prêté avec digitalcongo.net à un jeu de question- réponse qui se révèle édifiant. JFM que l'on ne présente plus, familier de digitalcongo, politologue de son état est un analyste politique sérieux qui apparaît désormais comme une véritable réserve de la République au moment où le dernier virage vers les élections est amorcé. Le Professeur John Francis Mbala est Docteur en Science politique, Chercheur associé CURAPP-CNRS, Faculté de Droit de l'Université de Picardie Jules Verne. Il preste à Académie d'Amiens en France et à la Faculté de droit de l'Université Protestanet au Congo à Kinshasa. Toute réaction utile peut lui parvenir par mail : johnfrancismbala@hotmail.com
Multi média congo (MMC) : Bonjour Professeur, comment entrevoyez-vous les enjeux politiques en cette année électorale alors que des débats houleux entourent le projet de réviser la constitution ?
John Francis Mbala : Merci à nouveau d'avoir pensé à me solliciter pour recueillir mon analyse sur les questions qui agitent la classe politique, l'opinion publique congolaise en Rd Congo mais aussi nos nombreux compatriotes, frères et sœurs disséminés à travers le monde.
Comme vous le savez, le silence est précieux et je n'en sort que lorsqu'il faut vraiment m'exprimer pour une meilleure lisibilité des enjeux sinon valoriser notre pays tel que lors des festivités du cinquantenaire, sinon concernant la bonne nouvelle qu'a été le choix de notre pays pour organiser le XIVème Sommet de la Francophonie en 2012 à Kinshasa (lien article: ).
J'accepte de sortir de mon silence car l'heure est grave et contrairement aux précédentes interviews je serais un peu plus long. Pour entrer dans le vif du sujet, je pense que la question reste : Faut-il, peut-on réviser la Constitution ?
Un clivage net met en présence d'une part la Majorité parlementaire qui a déposé une proposition de loi portant révision de la Constitution du 18 février 2006 d'une part et l'opposition parlementaire voire extra parlementaire d'autre part.
Il me semble utile de présenter au préalable les arguments de l'Opposition politique puisque celle-ci a décidé de faire obstruction à la proposition de loi qui fait l'objet d'une controverse qui nous incitera à mobiliser diverses approches tant les débats dépassent le cadre strictement juridique.
Dès lors, il serait inconcevable de faire l'économie des approches Sociologique, de Science politique, celle-ci étant ma spécialité.
Avant d'étayer mes arguments sur les questions de l'heure souffrez que je précise d'ores et déjà qu'il ne s'agit point ici d'une publication scientifique mais nous sommes plutôt dans le cadre d'un entretien qui doit être accessible au grand public même si nous effleurerons certaines théories ou publications pour rappel dès lors que des éminentes personnalités font preuve d'une cécité intellectuelle volontaire.
L'Opposition politique est dans son rôle, celui d'être un contrepoids, force de proposition qui aspire à une alternance politique pour quitter la périphérie et intégrer, exercer le pouvoir et/ou gérer les affaires, la res publica.
Qu'elle s'oppose à une proposition émanant de la Majorité parlementaire, quoi de plus normal ? La Constitution du 18 février 2006 reconnaît l'Opposition politique et lui accorde des prérogatives sans précédents et c'est une avancée juridique indéniable.
Mais cette même Constitution balise l'étendue des pouvoirs exercés par l'exécutif bicéphal, le Législatif bicaméral et le pouvoir Judiciaire et donc il n'y a pas de place à l'improvisation et la domination politique si nous devons évoquer Max Weber doit rester légale-rationnelle. L'Opposition politique estime que réviser la Constitution aujourd'hui apparaît inopportune mais encore une tricherie serait prévue, envisagée, par la Majorité politique actuelle au pouvoir.
En outre, elle estime que les dépenses relatives au processus électoral 2011 ont été budgétisées et l'argument selon laquelle, il y aurait probablement difficulté à réunir les ressources financières nécessaires à la bonne tenue des élections est plutôt fallacieux.
Mais au juste, quel est le contenu de la proposition de loi portant révision de la constitution ? Il comporte plusieurs aspects (8 articles soumis à examen pour révision) mais la pomme de discorde reste la question relative au mode de scrutin, à savoir l'article 71.
La Constitution actuelle met plutôt en exergue le scrutin majoritaire à deux tours. Or, pour des raisons que nous analyserons ultérieurement, la proposition de loi précitée présentée par un candidat de la Majorité à l'Assemblée nationale met l'accent sur l'intérêt d'opter pour un scrutin majoritaire à un tour.
D'où une série de questions. Sans aucune exhaustivité : Faut-il, peut-on réviser cet article de la Constitution ? Pourquoi cette proposition émerge- t-elle maintenant alors qu'il y a eu plusieurs législatures? La Constitution du 18 février 2006 en son article 71 stipule : « Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si celle-ci n'est pas obtenue au premier tour du scrutin, il est procédé, dans un délai de quinze jours, à un second tour.
Seuls peuvent se présenter au second tour, les deux candidats qui ont recueilli le plus grand nombre des suffrages exprimés au premier tour.
En cas de décès, d'empêchement ou de désistement de l'un ou l'autre de ces deux candidats, les suivants se présentent dans l'ordre de leur classement à l'issue du premier tour.
Est déclaré élu au second tour, le candidat ayant recueilli la majorité des suffrages exprimés».
Contrairement à ce que l'Opposition politique tend à laisser penser ou véhicule dans l'opinion publique, il est tout à fait possible et surtout légal de procéder à la révision de la constitution même s'il faut souligner d'ores et déjà que certaines matières sont verrouillées.
Si la Constitution est la loi suprême, la loi des lois, qu'elle traduit la volonté du souverain primaire puisque c'est à la suite d'une consultation du peuple, le référendum de 2005 qu'elle a été adoptée, il s'agit d'une œuvre humaine et en ce sens elle est perfectible et ne saurait être un texte immuable.
Sans développer une approche trop juridique et risquer de tomber dans une sorte de juridisme rappelons simplement que les faits sociaux précèdent le droit.
Le droit ne vient que normaliser une déviance sinon combler un vide juridique. En son article 218, la Constitution du 18 février 2006 est claire et énumère les personnalités et/ou institution qui sont en droit de proposer une révision de la Constitution :
« L'initiative de la révision constitutionnelle appartient concurremment :
1. au Président de la République; 2. au Gouvernement après délibération en Conseil des ministres; 3. à chacune des Chambres du Parlement à l'initiative de la moitié de ses membres ; 4. à une fraction du peuple congolais, en l'occurrence 100.000 personnes, s'exprimant par une pétition adressée à l'une des deux Chambres.
Chacune de ces initiatives est soumise à l'Assemblée nationale et au Sénat qui décident, à la majorité absolue de chaque Chambre, du bien fondé du projet, de la proposition ou de la pétition de révision.
La révision n'est définitive que si le projet, la proposition ou la pétition est approuvée par référendum.
Toutefois, le projet, la proposition ou la pétition n'est pas soumis au référendum lorsque l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès l'approuvent à la majorité des trois cinquième des membres les composant ».
Au vu de ce qui précède, il est établi que la proposition de loi portant révision de la Constitution n'est pas en porte à faux avec la légalité. Il convient donc d'avoir une autre lecture des déclarations de l'Opposition politique, déclaration tendant à fustiger le recours à la proposition qui fait l'objet d'une controverse sans précédent tel qu'au-delà des joutes oratoires et altercations verbales violentes un pugilat a été observé dans l'hémicycle le mardi 11 janvier dernier, des députés s'étant exercés aux biceps.
Une honte pour des représentants du peuple. Cela démontre seulement que certains sont incapables de gymnastique intellectuelle et à court d'arguments, l'opposition politique s'illustre dans une fuite en essayant de croiser le fer, mieux, pousser la majorité à l'Assemblée nationale à la faute.
Celle-ci a cependant intelligemment esquivé ce piège et la séance s'est poursuivie en dépit du fait que de nombreux députés de l'opposition politique avaient déserté leurs bancs.
Au final, une majorité claire soit 334 députés sur les 337 voix exprimés s'est prononcée pour la suite du processus relatif à l'examen de la proposition de loi portant révision de la Constitution tandis qu'il y a eu 1 non et 2 abstentions.
La navette législative a suivi son cours et il appartenait à la Chambre haute autrement dit le Sénat de se prononcer ce qu'elle a fait jeudi 13 janvier 2011. Mais là aussi, cela était prévisible, une majorité de sénateurs proches de la famille politique de l'initiateur de la proposition de loi qui défraye la chronique, l'AMP-PALU ont donné quitus à la poursuite du processus dont l'objectif principal reste la modification de l'article 71 pour y inscrire le scrutin majoritaire à un tour pour la désignation de l'institution qu'est le Président de la République. Sur 108 membres qui composent le Sénat, 81 sénateurs ont pris part au scrutin et la répartition du vote a été celle-ci : 71 oui, 1 Non, 9 Abstentions. Par conséquent, le Président du Sénat a annoncé l'évolution vers la prochaine étape, la tenue d'un Congrès
Dès lors, nous pouvons imaginer la suite et l'opposition n'aura aucune voie légale de recours : Le Congrès se réunit à savoir les deux chambres au même moment et la proposition est adoptée par un vote réunissant le 3/5 des votants; les nouvelles dispositions adoptées seront soumises ensuite pour promulgation dans un délai précis au Président de la République.
Le scrutin majoritaire à un tour ainsi adopté sera publié au journal officiel, la loi entrera en vigueur et effectivement la prochaine élection présidentielle sera celle d'un scrutin majoritaire à un tour et le processus suivi pour arriver à cette décision ne sera entaché d'aucune illégalité.
Pour rappel l'article 119 de la Constitution du 18 février 2006 qui régit les institutions de la IIIème République stipule : « Les deux Chambres se réunissent en Congrès pour les cas suivants :
1. la procédure de révision constitutionnelle, conformément aux articles 218 à 220 de la présente Constitution ; 2. l'autorisation de la proclamation de l'état d'urgence ou de l'état de siège et de la déclaration de guerre, conformément aux articles 85 et 86 de la présente Constitution ; 3. l'audition du discours du Président de la République sur l'état de la Nation, conformément à l'article 77 de la présente Constitution ; 4. la désignation des trois membres de la Cour constitutionnelle, conformément aux dispositions de l'article 158 de la présente Constitution».
A mon sens, le débat reste ouvert sur la question de la légitimité d'une telle démarche et nous tombons ipso facto dans la contrainte de différencier légalité et légitimité.
Sans nous appesantir sur une définition précise et échapper à des querelles sémantiques ou de chapelle, mieux confronter différentes approches, auteurs nous pouvons brièvement rappeler que la légalité suppose une conformité à la norme juridique, essentiellement la loi tandis qu'il faut tenir compte d'une acception plus large pour la légitimité dès lors que celle-ci englobe la légalité et met l'accent sur la reconnaissance.
S'agissant d'un système politique, de nos jours la légitimité est acquise par l'élection, une majorité de voix qui illustre l'assentiment du peuple.
Qu'il s'agisse d'une petite ou d'une grande majorité, il reste que c'est le candidat qui dégage la majorité des voix qui dans le cas d'une élection présidentielle accèdera à la magistrature suprême.
Nonobstant, il est plutôt souhaitable que le candidat ainsi élu recueille une frange non négligeable des voix pour mieux asseoir sa légitimité. Nous en venons donc aux conséquences du scrutin majoritaire à un tour.
Selon certains ténors de l'opposition avec ce mode de scrutin un Président qui recueille par exemple 20% des voix exprimés voire moins soit 10% et pourquoi pas 5% serait mal élu et avançant de tels argument, ils font allusion à une mauvaise réélection du Président Joseph Kabila, une réélection qui souffrirait selon eux d'un déficit de légitimité manifeste.
C'est ici que nous disons, certes l'issu de la prochaine élection réside dans le secret des dieux selon l'expression consacrée mais personnellement, je ne vois pas comment le Président Joseph Kabila qui avait réalisé 58,5 % lors de l'élection présidentielle de 2006 à l'issu du scrutin majoritaire à deux tours pourrait passer subitement de 58,5 de % à 20% voire moins.
C'est théoriquement impossible, voire une aberration car non seulement le Président Joseph Kabila a un bilan, certes tous n'est pas parfait, mais encore par le jeu des alliances, il ne peut réaliser des pourcentages aussi insultants.
C'est donc là un faux débat qu'il faut aussitôt escamoter pour ouvrir sur des questions cruciales, à savoir quelles sont les véritables enjeux politiques et/ou stratégies au-delà de l'approche juridique. Du point de vue de la Science politique, la démarche de la Majorité parlementaire est tout à fait justifiée.
Souffrez de découvrir dans mes arguments une analyse froide dans le sens où c'est sans complaisance que nous allons illustrer le fait qu'une politique morale arque bouter sur la dichotomie bien/mal reste un objectif quelquefois loin d'être atteint dans le champ politique où l'on observe des trahisons, des retournements de veste, des transfuges ici ou là. En somme, un monde de requins, de loups dans lequel si certains discours sont enrobés de préceptes moraux, voire philosophiques sinon religieux sur le bien et/ou l'intérêt général en réalité ces discours mielleux sont quelquefois d'un cynisme inouïe.
Il ne s'agit point de promouvoir une conception pessimiste de la politique mais de relever que le politique – l'homme politique- élabore des stratégies et celles-ci ne sont guère loin des théories avancées par Thomas Hobbes dans le Leviathan qui estimait que « l'homme est un loup pour l'homme ».
Si nous n'évoquerons pas Le prince de Machiavel c'est pour relever qu'il faut distinguer cet auteur du machiavélisme.
Fermons cette parenthèse qui peut ennuyer certains eu égard à la complexité des théories relatives à la philosophie politique.
Compte tenu du schéma ivoirien et notre vécue, les institutions de la République ébranlée dans l'entre deux tours en 2006 avec pour paroxysme les affrontements de triste mémoire en mars 2007 entre les forces loyalistes et celles de l'ancien Vice-président qui fut candidat à la Présidence de la République en l'occurrence l'actuel sénateur emprisonné à La Haye, Jean-Pierre Bemba, il me semble que la Majorité parlementaire à estimé qu'à situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles. En outre, elle estime que le fait d'instaurer un scrutin majoritaire à un tour permettra de dégager une économie de 350 millions de dollars là où il fallait dépenser 750 millions pour les deux tours.
« Le scrutin majoritaire à un tour entrainera un émiettement de l'Opposition politique et certains comme d'habitude se retireront du processus électoral »
A situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles dites-vous. Pouvez-vous être plus explicite ?
Oui, cette hypothèse prend en compte le changement de la donne à la veille de l'élection présidentielle prévue en 2011, à savoir la confirmation de la participation de l'UDPS dont le candidat a été désigné officiellement en la personne du leader politique Etienne Tshisekedi.
Ce à quoi il faut ajouter l'émergence de l'UNC, parti politique dirigé par Vital Kamerhe même s'il ne fait l'ombre d'aucun doute que lui également sera candidat à la Présidence de la République.
Voyez-vous la conjugaison de tous ces éléments doit être pris en compte par les actuels gouvernants et il n'est pas interdit pour ceux-ci d'élaborer des stratégies politiques.
Avant d'évoquer le schéma ivoirien, j'attire l'attention de l'opinion publique sur le fait qu'un des arguments de l'Opposition politique consiste à fustiger le fait que ce n'est qu'à la veille de l'élection présidentielle que la majorité parlementaire propose de réviser la constitution pour selon eux imposer le scrutin majoritaire à un tour.
Nous avions prouvé que contrairement à ce qu'affirme l'opposition politique, il ne s'agit pas d'un passage en force puisque la légalité est respectée et ce conformément à la Constitution qui prévoit en son article 218 sa possible révision.
Pour ouvrir sur la Côte d'Ivoire, si ce pays a opté pour le scrutin majoritaire à deux tours et qu'un débat reste sur la nature politicienne ou pas des décisions prise par leur CEI d'une part et la Cour constitutionnelle d'autre part, les faits sont là : risque de résurgence voire amplification de crise identitaire, partition géographique de fait du pays et guerre civile à l'horizon.
Fort de tous ces éléments, à savoir l'expérience connue dans notre pays dans l'entre deux tours de l'élection présidentielle en 2006 mais surtout en 2007, la majorité parlementaire a estimé que le scrutin majoritaire à un tour présentait moins de risque que celui à deux tours.
Maintenant qu'on ne se le cache pas en science politique, des stratégies visant à désorganiser l'adversaire ne sont pas exclus et l'histoire nous renseigne que ces stratégies ne font pas abstraction de différentes tactiques.
Si la Majorité parlementaire a estimé qu'à l'occasion d'un second tour, l'Opposition politique peut se réunir autour d'un candidat unique de l'Opposition tel qu'en Côte d'Ivoire et surtout qu'un report de voix peut être effectif, il n'est pas exclu de penser qu'elle préfère un mode de scrutin à un tour pour empêcher l'Opposition politique de coaliser autour d'un candidat unique de l'Opposition et ce calcul politique relève bien des stratégies dont sont capables les politiques pour conserver le pouvoir. Maintenant, tout ceci milite t-il en faveur de l'intérêt général ?
A mon avis, si la paix sociale peut être préservée au prix d'une élection présidentielle à un tour pour éviter une situation analogue à la Côte d'Ivoire ce type de stratégie peut être soutenu du moment qu'il n y a pas mort d'homme. L'opposition politique, à mon sens, n'a pas à prendre peur car rien ne lui empêche de coaliser ou conclure des alliances avant l'élection du Président de la République selon le mode de scrutin qui sera inéluctablement adopté à mon avis : Le scrutin majoritaire à un tour. Seulement, l'opposition politique congolaise est consciente de son imperfection, sa faible culture voire la vénalité de ses composantes.
Mieux, plutôt que de ne pas perdre de temps et organiser la désignation d'un candidat unique tant inexorablement nous nous acheminons vers la révision de l'article 71 de la constitution du 18 février 2006, elle se perd en fioriture, versatilité et verbiage quand elle ne distille pas des propos haineux et veut manipuler l'opinion publique.
C'est qu'en réalité, ni Etienne TshisekedI, ni Vital Kamerhe ou d'autres candidats qui se déclareront le moment venu ne veut céder et n'accepteront que difficilement le fait que tel est mieux placé pour rivaliser face au Président Joseph Kabila.
Les exemples illustrant les divisions de l'Opposition politique sont légions et à ce jour elle est incapable de fédérer autour d'une personnalité à désigner pour assumer le rôle de porte parole de l'opposition.
Il est un fait, l'élection selon le mode de scrutin majoritaire à un tour entrainera un émiettement de l'Opposition politique et parti en ordre dispersé, certains comme d'habitude se retireront du processus électoral ou s'ils restent les querelles intestines seront telles que le fiasco sera au rendez-vous, mieux, la « gifle politique » du Président Joseph Kabila leur sera infligée.
De toutes les façons, je ne vois pas pourquoi l'on se perd dans des polémiques sur cette question quand l'on sait que la plupart des pays de la planète intègrent dans leur système politique le mode de scrutin majoritaire à un tour, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis d'Amérique pour ne citer qu'eux et en Afrique le Gabon, sinon le Togo par exemple.
Pour revenir à l'option qui a été probablement levée par la Majorité parlementaire de tenir compte de la participation de l'UDPS, l'émergence de l'UNC et donc privilégier le scrutin majoritaire à un tour, en science politique, selon une analyse froide, ce genre de stratégies s'observe ici ou là et l'expression adéquate est : « c'est de bonne guerre ».
Sortons donc d'un angélisme tendant à laisser penser que les hommes politiques se font des cadeaux notamment en période électorale et rappelons comme le soutenait déjà Aristote, « l'homme est un animal politique ».
A mon avis, il n'y a pas illégalité sur le choix de proposer une révision de la constitution en cette période, soit la veille de l'élection présidentielle car nulle part dans la constitution il n'est écrit qu'une telle procédure ne peut être enclenchée ou du moins est interdite en fonction d'un délai précis.
Voyez-vous, il faut prendre de la hauteur et dans l'analyse politique se départir de toute complaisance et opter pour un débat dépassionné en sachant relire les faits récents pour mieux cerner l'avenir.
Mon humble avis est qu'en réalité quel que soit le mode de scrutin, premier tour ou second tour le Président Joseph Kabila Kabange sera réélu.
« Rien n'interdit de penser que finalement le probable candidat Vital Kamerhe fera son méa culpa pour faire alliance avec le Président actuel de la République »
N'est-ce pas prétentieux d'affirmer dès à présent « Premier tour ou second tour, le Président Joseph Kabila Kabange sera réélu » ?
Mais non, il suffit de se rappeler qu'en 2006 la personnalité emblématique du Palu, Antoine Gizenga était dans l'Opposition et surtout candidat à la Présidence de la République avec pour adversaire le Président Joseph Kabila Kabange.
L'alliance entre le Président en place et des leaders de l'Opposition a-t-il été impossible après le premier tour ?
S'il ne faut pas écorcher la personnalité du patriarche Antoine Gizenga, relevons un agenda caché de nombreux partis de l'Opposition politique.
Leur combat est celui ci : Actuellement, certains se battent becs et ongles pour le maintien du deuxième tour ou le scrutin majoritaire à deux tours afin que dans l'entre deux tours, bien qu'écarté de la course, ils puissent marchander leurs maigres voix contre monnaies sonnantes et trébuchantes auprès de l'un des deux candidats retenus pour le second tour.
Ainsi, en 2006 déjà, les politiques congolais avaient pour certains fait le pied de grue soit devant l'état major de campagne du Président Joseph Kabila , soit de celui de Jean-Pierre Bemba, tous deux alors candidats à la Présidence de la République. Si le mode de scrutin majoritaire était maintenu en l'état et que la proposition de loi portant révision de la constitution du 18 février 2006 restait lettre morte, le Président Joseph Kabila à mon avis sera toute de même réélu. La politique est dynamique et rien n'interdit de penser que finalement le probable candidat Vital Kamerhe fera son méa culpa pour faire alliance avec le Président actuel de la République.
Ceci peut être incongrue pour certains mais rappelons que ces deux personnalités ne sont pas des ennemis mais plutôt des adversaires politiques et par ailleurs la politique est dynamique.
En outre, l'Opposition politique congolaise repose plutôt sur des fondements fissurés, lézardés tels que il ne sera pas étonnant de constater des volte-face et donc des ralliements contre toute attente en faveur du Président Joseph Kabila.
Dans l'hypothèse la plus probable, celle d'une adoption de la proposition qui verrait dans la Constitution l'inscription du mode de scrutin majoritaire à un tour pour l'élection présidentielle, le Président Joseph Kabila l'emportera également et sera réélu.
Voyez-vous, au sein de l'UDPS en dépit d'un rappel à l'ordre, des voix discordantes participent à son affaiblissement tandis qu'au sein du MLC, un combat des chefs couve et se profile à l'horizon un affaiblissement : qui de Fidèle Babala, Clément Kanku par exemple ou François Muamba sinon tel autre cadre du MLC doit être désigné pour l'élection présidentielle ?
Quant au transfuge du PPRD qu'est Vital Kamerhe, il a assené de terribles coups à l'Opposition politique en 2006, participant ardemment à la victoire du Président Joseph Kabila et l'Opposition, à moins d'avoir la mémoire courte n'est pas prête de l'oublier.
En clair, une méfiance latente existe à l'égard de l'UNC de Vital Kamerhe et la Majorité parlementaire, pour mieux désorganiser la possible coalition de l'ancien speaker numéro 1 de l'Assemblée nationale, ancien secrétaire général du PPRD ne se gênera pas de rappeler à ses nouveaux camarades de l'Opposition ses « hauts faits d'armes » et qu'il serait même une sorte de cheval de Troie.
Il ne s'agit point ici d'avoir l'esprit tordu mais de relever que dans le champ politique le cynisme est tel que tous les coups semblent permis et l'expression, « c'est de bonne guerre» a dans ce champ toute sa place.
A mon humble avis, le seul leader capable de rivaliser vraiment avec le Président Joseph Kabila est le Sénateur Jean-Pierre Bemba mais les procédures de la CPI ont plombé ses ambitions.
En mars 2007, après les affrontement j'avais anticipé (lire : http://www.digitalcongo.net/article/42261 )sur son arrestation par la CPI et j'avais été traité de tous les noms d'oiseaux. En 2008, il a été appréhendé en Belgique.
Aujourd'hui les faits me donnent raison. De la même manière, je ne serais pas surpris que demain la CPI qui reste une instance judiciaire discutable voire pour certains politisée libère, blanchisse le sénateur Jean-Pierre Bemba à quelques mois à peine de l'élection présidentielle en Rd Congo.
Encore une hypothèse absurde, saugrenue avancerons certains mais en 2007 tout justement ce que je déclarais passait pour absurde et il est aujourd'hui emprisonné à La Haye tandis que la guerre des chefs au MLC que j'annonçais est maintenant un fait avéré même si l'unité affichée reste une façade comportant des fissures.
En dépit d'une telle hypothèse, la libération du leader du MLC, il lui apparaîtra difficile de changer la donne politique et prétendre l'emporter face à l'actuel chef de l'Etat qui à pris une longueur d'avance non négligeable.
Abordons à présent la question du social, n'est-ce pas un bilan plus que mitigé, cette année 2010 qui vient de s'écouler ?
En annonçant que 2010, serait l'année du social le Président de la République était animé de bonne volonté, il était sincère mais il est un secret de polichinelle certains acteurs du champ politico-administratif chargé de procéder à la matérialisation des Cinq chantiers ont eu une gestion plus que opaque de la chaîne des dépenses ainsi qu'en témoignent les retards pris dans les délais initialement fixés et le brusque enrichissement personnel de certains.
Il nous souviendra à tous que le Chef de l'Etat estimait qu'avec seulement une poignée de collaborateurs qu'il aurait voulu trouver, il ferait beaucoup.
Relevons qu'il ne s'agit point de souligner que tous ses collaborateurs ont démérité.
Selon la vision du Chef de l'Etat, il me semble que tout en mettant l'accent sur l'objectif d'atteindre le point d'achèvement des PPTE, le chantier des infrastructures devait connaître une avancée significative afin que les routes de dessertes agricoles soient mieux aménagés pour l'approvisionnement des grandes villes mais tout justement les anti valeurs et la corruption ont la peau dure et l'exécution des projets n'a pas été quelquefois conforme aux prévisions annoncées.
Les critiques sur les finances de l'Etat et les dysfonctionnements relatifs à la politique de redistribution insérée dans un circuit économique accusant des signes d'essoufflement, critiques émises par l'Opposition politique et même certains membres de l'AMP ne doit pas cacher le fait que la crise économique est mondiale et la situation du social est également tributaire des enjeux internationaux, notre pays subissant les fluctuations engendrées par la mondialisation des échanges.
Le paradoxe de notre pays est celui d'être un pays extrêmement riche ou l'on rencontre une pauvreté inadmissible. La solution prônée a été et reste la bonne gouvernance.
Mais celle-ci risque de rester une expression creuse voire vider de sa substance si un réel toilettage n'est pas effectué dans la classe politique de manière concomitante à un véritable début de changement de mentalité.
Au-delà de certains acteurs au sein des gouvernements successifs qui ont brillé par leur incompétence, au sein des entreprises publiques, l'amorce d'une modernisation conjuguée à des procédés managériaux sont des signes encourageants.
« Je reste un militant de base qui active divers réseaux au sein de la diaspora en général et au sein du PPRD »
Vous êtes membre du PPRD, pensez-vous jouer demain un rôle politique majeur alors qu'un renouvellement de la classe politique s'impose ?
Comme beaucoup le savent maintenant, je suis un intellectuel engagé et je défends les couleurs du parti politique auquel j'appartiens, le PPRD. Certains collègues Professeurs sont dans l'Opposition politique et c'est ma liberté d'être proche de la Majorité présidentielle.
Maintenant pour répondre précisément à votre question, lors des élections législatives à venir, 2011 ne sera pas une répétition de 2006 pour certains parlementaires de l'opposition et même ceux de la majorité tant la population a intégré la leçon : le décalage entre les promesses et la réalité sur terrain, certains parlementaires étant littéralement coupé de leur bases électorales. S'il y a lieu, la question de me présenter aux législatives sera mûrie. Elle est en gestation.
Au-delà des élections législatives, c'est vrai que mon nom a circulé par moment pour entrer au gouvernement mais il s'agit là d'un pouvoir discrétionnaire du Chef de l'Etat et je me constitue en réserve de la République, prêt à servir la Nation le moment venu.
Dans l'immédiat je reste un militant de base qui active divers réseaux au sein de la diaspora en général et au sein du PPRD en particulier pour que celui qui incarne à mon sens une avancée politique de par la paix acquise- bien que fragile- soit réélu, j'ai cité le Président Joseph Kabila Kabange.
Il y a encore beaucoup à faire dans notre pays mais le Chef de l'Etat manifeste une bonne volonté et il est dans la bonne direction. Personnellement, j'apprécie son silence face aux provocations en tout genre car il pare au plus pressé, l'intérêt supérieur de la nation et il a bien raison car « time is money ! »
Votre mot de la fin Professeur car l'on ne peut épuiser tous les sujets de l'heure et comme vous le dites si bien « time is money »...
Ces derniers temps, j'échange en cette année électorale avec mes camarades au sein du PPRD mais aussi avec nos compatriotes les Congolais de l'extérieur qui n'appartiennent à aucun parti politique et si vous me posez la question : êtes-vous Congolais de la diaspora ? Je vous répondrai: Les Congolais de la diaspora me reconnaissent comme tel. Maintenant, je n'ai pas coupé le cordon ombilical avec la mère-patrie car je reste Professeur de Science politique au sein de la Faculté de droit de l'Université Protestante au Congo (UPC) à Kinshasa.
Personnellement, j'invite tous les Congolais à résister aux distractions de certains hommes politiques, mieux des politiciens,en s'appropriant cette pensée du Président John Fitzgerald Kennedy : « Ne te demandes pas ce que ton pays peut faire pour toi mais demandes toi ce que tu peux faire pour ton pays ».
Dans ce sens, bien que résident en France aussi, enseigner et éduquer à Kinshasa comme je le fais depuis quelques années déjà en qualité de Professeur d'Université n'est-ce pas participer aux cinq chantiers notamment celui de l'éducation ? Nous avons tous à faire un travail sur soi, intrinsèque voire d'introspection tel que l'une des priorités reste de changer les mentalités pour ne pas plomber l'élan démocratique enclenché vers un développement que nous souhaitons durable. J'ai dit et je vous remercie.
(Toute réaction utile peut lui parvenir par mail : johnfrancismbala@hotmail.com)
Propos recueillis par Daniel Nzuzi Muanda/MMC
(BT/Yes) Last edited: 14/01/2011 09:25:41 |
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| mardi 04 janvier 2011, a 07:51 |
| Message de Voeux de 2011 du Président KABILA à la nation |
Kinshasa, 03/01/2011 / Politique
Le président congolais Joseph Kabila a dressé un bilan « pour le moins mitigé » des cinquante ans d'indépendance de la République démocratique du Congo (RDC), dans son message à la Nation à l'occasion du Nouvel An, tout en se félicitant du retour de la paix dans son pays.
« Le bilan de nos cinquante années d'indépendance est, pour le moins, mitigé. Nous aurions dû et pu certainement mieux faire », a-t-il dit lors d'une allocution radiotélévisée diffusée vendredi soir.
Le président Kabila a livré cette conclusion après avoir fait une évaluation de la situation de la RDC en 50 ans d'indépendance.
Voici l'intégralité du message du chef de l'Etat.
Mes chers compatriotes,
Les fêtes de fin d'année me donnent, une fois encore, l'occasion de vous rendre visite dans vos foyers.
En plus des vœux de bonne santé, de prospérité et de bonheur que je formule pour chacune et chacun de vous, je vous apporte le salut fraternel de vos frères et sœurs des quatre coins de la République que j'ai récemment rencontrés au cours de mon itinérance à travers le territoire national. A cette occasion, j'ai beaucoup vu, entendu et écouté.
Avec les uns et les autres, citadins et ruraux, j'ai pu évaluer l'état de la nation, au terme de cinquante ans d'indépendance et à la lueur aussi bien des aspirations légitimes de notre peuple que des progrès enregistrés dans nos efforts de réhabilitation de l'Etat et de reconstruction du pays au cours de l'année qui s'achève.
Que conclure de cette évaluation, étant entendu que dans toute entreprise d'importance vitale, l'évaluation, quel qu'en soit le résultat, n'a de véritable utilité que si elle éclaire les choix à venir et galvanise les esprits ?
Mes chers compatriotes,
Le bilan de nos cinquante années d'indépendance est pour le moins mitigé. Nous aurions dû et nous aurions pu certainement mieux faire.
En tant que peuple, 2010 nous a cependant offert d'amples raisons d'être fiers et d'espérer en un avenir meilleur.
Pour notre pays, les douze derniers mois ont en effet été singuliers, de par la qualité et la richesse des événements qui les ont jalonnés. Dans tous les domaines, les fondamentaux sont aujourd'hui en place. Globalement, les perspectives de développement du pays n'ont jamais été aussi bonnes.
A titre d'exemple, la paix s'est davantage consolidée, au point que pour la première fois depuis plus ou moins quinze ans, Noël a été célébré dans le silence total des armes, aucun coup de feu n'ayant été tiré sur l'ensemble du territoire national.
Sur le plan économique, l'horizon s'est éclairci avec l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE, l'annulation d'une part importante de notre dette extérieure, la conclusion du processus de « re-visitation » des contrats miniers et la promulgation des textes législatifs et réglementaires, ainsi que des décisions portant assainissement du climat des affaires et de l'appareil judiciaire.
Au volet de la reconstruction des infrastructures, l'accélération des travaux, annoncée en début d'année, a effectivement eu lieu, produisant des résultats tangibles et visibles en termes de modernisation de la voirie urbaine, particulièrement à Kinshasa ; de réouverture de plusieurs axes routiers d'importance nationale longtemps laissés à l'abandon ; d'asphaltage de centaines de kilomètres de routes ; de construction/réhabilitation de ponts et de mise en service de bacs.
Dans la perspective d'une plus grande sécurité alimentaire et en vue d'infléchir, à terme, le coût du panier de la ménagère, la relance de la production agricole a réellement commencé avec la mise en service de milliers de tracteurs et la réhabilitation de fermes agricoles pilotes.
Au plan de la politique intérieure et extérieure, des avancées notables ont été enregistrées. C'est le cas de l'organisation des prochaines élections générales, avec le démarrage de la mise à jour du fichier électoral. C'est aussi celui de la restauration de notre diplomatie avec la tenue, il y a peu, de la Conférence diplomatique.
Mes chers compatriotes,
Au moment où commence, pour elle, la première année d'un nouveau cycle de cinquante ans de vie, la République Démocratique du Congo est plus que jamais une réalité vivante et incontestable, une terre d'opportunités résolument engagée sur la voie du grand destin qui est inscrit dans ses gênes. Néanmoins, pour nous tous qui aimons notre pays, l'heure du repos n'a pas encore sonné. Bien au contraire, pour que s'affirme sa grandeur, le Congo nous invite à redoubler d'efforts. Un sursaut national, une mobilisation totale s'imposent !
Il nous faut en effet, avec l'implication sincère de tous, relever quatre défis, à savoir :
- préserver à tout prix les acquis, au premier rang desquels la paix et l'Etat de droit ;
- - capitaliser les sacrifices et investissements consentis pour stabiliser le cadre macro-économique et relancer la croissance ;
- poursuivre sans relâche la lutte contre les anti-valeurs ;
- continuer activement la reconstruction du pays, une entreprise patriotique et non partisane.
C'est dans cet esprit que nous devons affronter les échéances, y compris politiques, de l'année qui s'annonce. C'est à ce prix que nous ferons de 2011 une année de progrès dans la réalisation des aspirations de nos populations, une année digne des annales de notre histoire, une année mémorable pour notre progéniture.
Dans cette perspective, sachant que, comme moi, vous avez la passion de notre pays, je ne doute pas de la contribution de chacun de vous.
Pour ma part, je mesure ma responsabilité en tant que Chef de l'Etat, garant du bon fonctionnement des institutions. J'entends assumer cette responsabilité sans aucune concession.
A cet effet, dans mon dernier discours sur l'état de la nation, j'ai indiqué les nouvelles initiatives que nous allons prendre dès le mois prochain, afin de consolider davantage notre souveraineté, de réduire la pauvreté, et partant la fracture sociale, de rendre effective la solidarité nationale, d'améliorer le vécu quotidien des populations et de permettre aussi bien l'épanouissement individuel des citoyens que le développement durable du pays.
En complément, je prendrai très bientôt d'autres décisions, en vue d'une plus grande efficacité de l'action collective et pour le seul bien des Congolais.
Mes meilleurs vœux à tous !
A vous, mes compatriotes présents au pays ou temporairement éloignés de celui-ci ; à vous aussi, ressortissants d'autres pays qui avez choisi d'élire domicile en République Démocratique du Congo ;
Bonne et heureuse année 2011 !
Que Dieu soit notre compagnon de route tout au long de cette année nouvelle !
MMC
(Yes) Last edited: 03/01/2011 09:30:51 |
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| samedi 20 février 2010, a 12:14 |
| Remaniement du Gouvernement de la RDC et du Cabinet du Chef de l'Etat |
Kinshasa, 20/02/2010 / Politique
Le président de la République a signé et rendues publiques vendredi les ordonnances annoncées et très attendues de remaniement de l'équipe gouvernementale visiblement recentrée à l'actuel tournant décisif déjà donné véritable veillée d'armes des prochaines échéances électorales
ORDONNANCE N° 10/025 DU 19/02/2010 PORTANT NOMINATION DES VICE-PREMIERS MINISTRES, DES MINISTRES ET DES VICE-MINISTRES
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 78, 79 et 90 ;
Revu l'Ordonnance n° 08/067 du 26 octobre 2008 portant nomination des Vices-Premiers Ministres, Ministres et Vice-Ministres ;
Sur proposition du Premier Ministre ;
ORDONNE :
Article 1er :
Sont nommées Vice-Premiers Ministres, les personnes ci-après :
Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Emploi, Travail et Prévoyance Sociale : Monsieur François-Joseph NZANGA MOBUTU NGBANGAWE
Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur et Sécurité : Monsieur Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Vice-Premier Ministre, Ministre des Postes, Téléphones et Télécommunications : Monsieur Simon BULUPIY GALATI
Article 2 :
Sont nommées Ministres aux fonctions en regard de leurs noms, les personnes ci-après :
Ministre des Affaires Etrangères : Monsieur Alexis THAMBWE MWAMBA
Ministre de la Coopération Internationale et Régionale : Monsieur Raymond TSHIBANDA N'TUNGAMULONGO
Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants : Monsieur Charles MWANDO SIMBA
Ministre de la Justice et Droits Humains : Monsieur LUZOLO BAMBI LESSA
Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire : Monsieur Antipas MBUSA NYAMWISI
Ministre des Relations avec le Parlement : Monsieur Richard MUYEJ MANGENZ Ministre de la Communication et Médias : Monsieur Lambert MENDE OMALANGA
Ministre des Finances : Monsieur MATATA PONYO MAPON
Ministre du Budget : Monsieur Jean-Baptiste NTAHWA KUDERWA BATUMIKE
Ministre du Plan : Monsieur Olivier KAMITATU ETSU
Ministre du Portefeuille : Madame Jeannine MABUNDA LIOKO
Ministre de l'Economie Nationale : Monsieur Jean-Marie BULAMBO KILOSHO
Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction : Monsieur Fridolin KASWESHI MUSOKA
Ministre de l'Energie : Monsieur Gilbert TSHIONGO TSHIBINKUBULA WA TUMBA
Ministre des Mines : Monsieur Martin KABWELULU LABILO
Ministre des Hydrocarbures : Monsieur Celestin MBUYU KABANGO
Ministre de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme : Monsieur José ENDUNDO BONONGE
Ministre des Transports et Voies de Communication : Madame Laure-Marie KAWANDA KAYENA
Ministre de la Santé Publique : Monsieur Victor MAKWENGE KAPUT
Ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire : Monsieur Leonard MASHAKO MAMBA
Ministre de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel : Monsieur Maker MWANGU FAMBA
Ministre de l'Agriculture : Monsieur Norbert BASENGEZI KATINTIMA
Ministre du Développement Rural : Monsieur Philippe UNDJI YANGYA
Ministre de l'Industrie : Monsieur Anicet KUZUNDA MUTANGIJI
Ministre du Commerce, Petites et Moyennes Entreprises : Monsieur Bernard BIANDO SANGO
Ministre du Genre, Femme et Enfant : Madame Marie-Ange LUKIANA MUFWANKOLO
Ministre des Affaires Foncières : Monsieur KISIMBA NGOY MAJ
Ministre de l'Urbanisme et Habitat : Monsieur César LUBAMBA NGIMBI
Ministre des Affaires Sociales, Action Humanitaire et Solidarité Nationale : Monsieur Ferdinand KAMBERE KALUMBI
Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Dieudonné UPIRA SUNGUMA KAGIMBI
Ministre de la Recherche Scientifique : Monsieur Jean-Pierre BOKOLE OMPOKA
Ministre de la Culture et Arts : Madame Jeannette KAVIRA MAPERA
Ministre de la Jeunesse et Sports : Monsieur Claude BAZIBUHE NYAMUGABO
Article 3 :
Sont nommées Vice-Ministres aux fonctions en regard de leurs noms, les personnes ci-après :
Vice-Ministre de l'Intérieur : Monsieur Georges ZUKA MON'DO UGONDA-LEMBA
Vice-Ministre des Affaires Etrangères : Monsieur Ignace GATA MAVITA WA LUFUTA
Vice-Ministre des Finances : Monsieur Joas MBITSO NGEDZA
Vice-Ministre du Budget : Monsieur André SHIKAYI LUBOYA BANKINA
Vice-Ministre du Commerce : Madame Xaverine KAROMBA MITIMITUJE
Vice-Ministre des Travaux Publics : Monsieur Gervais NTINUMENYERWA KIMONYO
Vice-Ministre de l'Enseignement Professionnel : Monsieur Arthur SEDEA NGAMO ZABUSU
Article 4 :
Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 5 :
Le Premier Ministre est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 19/02/2010
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Louise MAYUMA KASENDA Directeur de Cabinet Adjoint
Dans la foulée également le réaménagement du cabinet présidentiel
L'urgence de chambardement au sommet de l'Etat ne se limitait pas à l'équipe gouvernementale mais également au cabinet du président de la République qui appelait aussi une pulsion nouvelle ne serait-ce que pour combler le vide de poste du très important Conseiller en matière de sécurité depuis le décès de l'ancien titulaire Samba Kaputo. Ci-après les textes portant sur ce replâtrage.
ORDONNACE N° 10/027 DU 19/02/2010 PORTANT NOMINATION D'UN DIRECTEUR DE CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en son article 79 ;
Vu l'Ordonnance n° 09/003 du 30 janvier 2009 portant organisation et fonctionnement du Cabinet du Président de la République, spécialement en ses articles 3 et 4 ;
Revu l'Ordonnance n° 09/004 du 30 janvier 2009 portant nomination d'un Directeur de Cabinet et de deux Directeurs de Cabinet Adjoints du Président de la République ;
Vu l'urgence et la nécessité ;
ORDONNE
Article 1er :
Est nommé Directeur de Cabinet : Monsieur Gustave BEYA SIKU
Article 2 :
Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
La présente Ordonnance entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 19/02/2010
Joseph KABILA KABANGE
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Louise MAYUMA KASENDA Directeur de Cabinet Adjoint
ORDONNACE N° 10/028 DU 19/02/2010 PORTANT NOMINATION D'UN CONSEILLER SPECIAL DU CHEF DE L'ETAT EN MATIERE DE SECURITE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 79 et 221 ;
Vu l'Ordonnance n° 92/144 du 02 octobre 1992 portant création du service du Conseiller spécial du Chef de l'Etat en matière de sécurité ;
Vu l'Ordonnance n° 09/003 du 30 janvier 2009 portant organisation et fonctionnement du Cabinet du Président de la République, spécialement en son article 3 ;
Revu l'Ordonnance n° 08/009 du 04 février 2008 portant nomination d'un Conseiller spécial du Chef de l'Etat en matière de sécurité ;
Vu la nécessité et l'urgence ;
ORDONNE
Article 1er :
Est nommé Conseiller spécial du Chef de l'Etat en matière de sécurité : Monsieur Pierre LUMBI OKONGO
Article 2 :
Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Directeur de Cabinet du Président de la République est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 19/02/2010
Joseph KABILA KABANGE
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Louise MAYUMA KASENDA Directeur de Cabinet Adjoint
(DN/PKF/Yes) Last edited: 20/02/2010 10:52:03 |
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| lundi 30 novembre 2009, a 11:51 |
| Le Président Joseph KABILA en visite dans la province du Kasaï Oriental |
Kinshasa, 28/11/2009 / Politique
La deuxième ville du Kasaï Oriental, Mwene-Ditu, a accueilli à son tour vendredi dans l'allégresse le Chef de l'Etat en visite de travail dans cette province où le président de la République ne s'était pas rendu depuis la campagne électorale de l'année 2006.
Le Président Joseph Kabila poursuit sa visite de travail au Kasaï-Oriental où il est arrivé mardi dernier par la ville de Mbuji-Mayi.
Le Chef de l'Etat s'est rendu vendredi à Mwene-Ditu, ville située à 130 km du chef-lieu de la province, en vue de réconforter les victimes des dernières pluies diluviennes dont on sait qu'elles ont causé d'énormes dégâts matériels tant à Mwene-Ditu que dans la capitale diamantifère. Sans oublier des pertes en vies humaines.
Dans sa suite, on note la présence du gouverneur de province, Alphonse Ngoyi Kasanji, du président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, du directeur de cabinet du Chef de l'Etat, le professeur Lumanu et du sénateur She Okitundu. Y compris d'autres épaules galonnées du microcosme politique congolais opérant depuis peu dans le cadre de la cellule de crise.
Joseph Kabila qui roulait à bord de sa jeep 4x4, sur cette distance, a été accueilli à son arrivée par le maire de la ville de Mwene-Ditu, une ville fortement électrisée, avant de prendre un bain de foule au point de bousculer les dispositions protocolaires.
En vue de communier avec cette foule en liesse, le Président de la République a décidé, comme à ses habitudes, de faire une marche à pied jusqu'à la mairie ou l'attendait une autre foule immense. La population locale, selon une source basée à Mwene-Ditu, manifestait son impatience d'écouter le message du Président de la République.
Parmi les attentes, des solutions appropriées aux problèmes de leur vécu quotidien. Arrivée à sa résidence momentanée, J. Kabila n'a pas tardé à réunir autour de lui les membres de la cellule de crise afin d'examiner l'ampleur des dégâts et des besoins au regard des moyens à disponibiliser. A l'instar de Mbuji-Mayi où il a visité plusieurs sites érosifs, J. Kabila est allé également palper du doigt les réalités de Mwene-Ditu.
E. Boshab tire les leçons de ce voyage
Depuis Mbuji-Mayi, la veille, le président de l'Assemblée nationale, E. Boshab, s'est fait fort de livrer sa pensée à la presse par rapport au voyage du Président de la République dans cette partie du pays. Allusion faite précisément à l'accueil combien délirant réservé au Raïs par la population de Mbuji-Mayi. Pour Evariste Boshab, J. Kabila a montré sa grandeur. Et d'ajouter que cela constitue une preuve que c'est un Président accepté par tout le monde. Où qu'il soit, on doit lui réserver un accueil chaleureux. Car, en Rdc, il n'y a qu'un seul chef qui est pour tout le monde, a-t-il renchéri. Ce qui constitue encore une preuve que la famille du Chef de l'Etat est dans le bon, a martelé E. Boshab. Dans le même ordre d'idées, a-t-il précisé, il y a un temps pour la campagne électorale, mais également un temps pour reconstruire le pays.
Pour Boshab, cette visite revêt un caractère symbolique dans la mesure où elle intervient au moment où la population de Mbuji-Mayi connaît une situation particulièrement difficile. D'où elle a trouvé ici une belle occasion d'attendre des solutions à ses problèmes. En fait, jamais pareil accueil n'avait eu lieu dans cette ville de Mbuji-Mayi. Ce qui porte à dire que désormais, les mauvaises langues sur le voyage de J. Kabila à MbujiMayi n'ont qu'à apprendre à se taire car, c'est un démenti cinglant que vient d'apporter cet accueil.
Le Chef de l'Etat informé des difficultés de la SNCC à Mwene-Ditu
Un extraordinaire bain de foule a salué vendredi à Mbuji-Mayi le départ du chef de l'Etat et son arrivée, trois heures plus tard, à Mwene-Ditu où il a visité les installations « vétustes » de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).
A l'image d'un long et brillant serpent des mers, un cortège d'une quarantaine de voitures rutilantes a accompagné le président de la République, Joseph Kabila, tout au long des 135 kilomètres qu'il a parcourus vendredi de Mbuji-Mayi à Mwene-Ditu sous les acclamations frénétiques et les requêtes des milliers de personnes agglutinées de part et d'autre d'une route macadamisée très peu défoncée. Et qui ferait rougir d'envie l'avenue Assossa à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Comme à son habitude, le chef de l'Etat a parcouru à pied les 3 km qui séparent la maternité Mwaka, où il est descendu du volant de sa voiture, et la résidence du maire de la ville, Kazadi Tshiput.
Après un entretien d'une trentaine de minutes sous la paillote avec les autorités locales et les personnalités qui l'accompagnaient, il a repris le volant de sa voiture pour aller visiter les installations « vétustes » de la SNCC.
« Le chef de l'Etat a été informé des problèmes de la SNCC dans notre ville », ont indiqué au journal Le Potentiel Sylvain Nyembwe et Ambroise Mapumba, chefs respectifs du dépôt Diesel et du service « matériel ».
« Il a visité les machines électriques de traction et l'outillage de travail qui sont vétustes ainsi que l'état des rails. Nous lui avons fait part de l'absence des pièces de rechange et de la carence des techniciens dont beaucoup sont vieux », ont-ils souligné en substance.
Nul n'ignore, en effet, les accidents et les déraillements qui ont causé mort d'hommes et fait des dégâts matériels ces deux dernières années dans la province du Kasaï Oriental.
Joseph Kabila avait à ses côtés le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, les ministres de l'EPSP et de l'Energie, le vice-ministre des ITPR, le gouverneur Ngoy Kasanji, le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Lumanu et son adjoint ainsi que trois conseillers principaux, dont Kimbembe Mazunga en charge des infrastructures.
Tant à Mbuji-Mayi que tout le long du chemin parcouru par le chef de l'Etat, trois « cris » ont été lancés par la population : faim, cahiers et soutien à Joseph Kabila. De la faim, on en parle pratiquement dans toutes les conversations. Elle est liée à l'arrêt du travail à la MIBA, Minière de Bakwanga.
Le Palmarès/Le Potentiel
(DN/Milor/Yes)
Last edited: 28/11/2009 15:39:48 |
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| vendredi 30 octobre 2009, a 14:04 |
| Après la Chine, L’Inde lorgne vers Kinshasa : plus de 260 millions Usd accordés à la RDC |
Après la Chine l'Inde lorgne vers Kinshasa : plus de 260 millions Usd accordés à la RDC
Par Faustin Kuediasala, Le Potentiel.
La Chine a fait des émules après s'être totalement investi dans la mise en œuvre du plan de reconstruction de la RDC. Les deux nouveaux adhérents asiatiques dans le cercle de grands pays industrialisés de la planète, notamment l'Inde et la Chine, mènent campagne pour l'exploitation des immenses ressources naturelles de la RDC. Pas étonnant des indiens se soient déjà manifestés pour la reprise des activités du projet minier Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT).
L'Inde et la République démocratique du Congo (RDC) ont signé hier jeudi au ministère indien des Affaires étrangères un accord de financement portant sur 263 millions de dollars destinés principalement à des travaux d'infrastructures.
C'est après deux jours de discussions avec les autorités indiennes à New Dehli que la délégation congolaise a obtenu un accord formel du gouvernement indien.
Selon le ministre Thambwe Mwamba, cité par radiookapi.net, l'Inde va investir à concurrence de 168 millions pour le barrage de Katende, au Kasaï Occidental, 45 millions pour finaliser le barrage de Katebola, dans le Bandundu, et 50 millions de dollars pour construire le chemin de fer urbain dans la ville de Kinshasa. A cela s'ajoute une enveloppe de 25 millions de dollars du même gouvernement indien pour les projets d'adduction d'eau dans le Congo profond.
En plus de cet accord formel obtenu hier jeudi, grâce à son avance dans le domaine des technologies nouvelles, l'Inde pourra également construire, très prochainement, un centre de formation pour des jeunes surdoués en informatique à Kinshasa, ainsi qu'un atelier pour initier les femmes rurales à l'utilisation de l'énergie solaire.
« Les autres projets que nous avons présentés vont rester en examen auprès du gouvernement indien, mais les projets principaux sont ceux dont je viens de vous parler », a souligné Alexis Thambwe Mwamba qui s'exprimait sur Radio Okapi. « Je suis en Inde avec la délégation depuis mardi. Nous allons encore avoir une réunion avec le groupe d'industriels indiens pour leur dire quelles sont les opportunités d'investissement en République Démocratique du Congo, et demain la nuit, nous allons regagner l'Europe en route pour le pays », a-t-il laissé entendre.
Avant toutes ces précisions, Alexis Thambwe Mwamba a indiqué que le président Joseph Kabila l'a chargé de finaliser avec l'Inde une demande du gouvernement congolais qui a été introduite depuis 2008 pour voir dans quelle mesure le gouvernement indien pouvait intervenir dans le cadre des 5 chantiers lancé par la RDC.
D'autres rencontres ont également eu lieu entre la délégation congolaise et des hommes d'affaires indiens, intéressés par le secteur minier et l'agro-alimentaire dans l'ex-Zaïre.
La délégation congolaise en mission en Inde est composée, outre du ministre des Affaires étrangères, des ministres Olivier Kamitatu du Plan, Louise Munga des PTT, du gouverneur du Kasaï Occidental, Trésor Kapuku, et de quelques conseillers de la présidence de la République, de la primature ainsi que des ministères concernés par les infrastructures. |
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| jeudi 10 septembre 2009, a 14:16 |
| Le Président Kabila et les infrastructures du Kasai Occidental |
Le Secrétaire Général du PPRD confirme la détermination du Chef de l'Etat de résourdre les problèmes des infrastructures dans le Kasai Occidental
Publié le sam 05 septembre 2009 à 05:51:00

Dans le cadre du projet cinq chantiers initié au gouvernement par lui-même, le Président de la République s'est déterminé à résoudre la problématique de manque d'infrastructures de base au Kasaï Occidental. La confirmation est du Président de l'Assemblée nationale, Evaiste Boshab, en séjour dans cette partie du territoire, lors d'un meeting au stade des jeunes de Kananga.
Ce secrétaire du Pprd, qui transmettait à la population le message de paix et les assurances du Chef de l'Etat, a fait savoir que plusieurs engins de génie civil sont déjà arrivés dans la province sur instruction du Président de la République, pour la reconstruction de cette entité, en reconnaissant que les routes, l'eau et l'électricité constituent des préoccupations majeures du Kasaï Occidental.
Il a également assuré qu'un accord a été trouvé avec des investisseurs indiens pour la construction du barrage hydroélectrique de Katende. Le président de l'Assemblée nationale a par ailleurs invité la population à s'enrôler massivement à l'occasion de la révision du fichier électoral.
Face aux divergences et aux nombreux conflits qui opposent les deux Kasaï, il a lancé un message de paix et d'unité entre les populations du Kasaï Occidental et du Kasaï Oriental, allusion faite à la réconciliation des deux provinces qu'il a scellée à la fin de la semaine dernière au lac Mukamba, à plus de 100 km de Mbuji-Mayi.
Le président de l'Assemblée nationale, qui poursuit son séjour au Kasaï Occidental, avait entamé sa tournée dans le grand Kasaï jeudi dernier par Mbuji-Mayi.
Il a mené, en sa qualité de secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), plusieurs activités visant à raviver la flamme de ce parti.
Agissant au nom du Chef de l'Etat, il réconcilié les deux provinces qui vivaient en conflit à l'issue des chaudes et longues discussions, qui ont duré 9 heures au lac Mukamba, en présence des gouverneurs de deux provinces et de plusieurs notables.
Il a profité de son séjour au Kasaï Oriental pour se rendre à Kabeya Kamwanga où il a tenu un meeting, au cours duquel il a transmis le message de paix du Président de la République.
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| jeudi 10 septembre 2009, a 14:14 |
| Evariste Boshab rassure Le Chef de l'Etat dans le Grand Kasaï |
Evariste Boshab rassure Le Chef de l'Etat dans le Grand Kasaï
Publié le lun 31 août 2009 à 09:19:05

Accueilli chaleureusement à l'aéroport de Bipemba à Mbujimayi, le Speaker de la Chambre basse du Parlement Congolais a foulé le sol du Kasai ce jeudi 27 août depuis son élection à la tête de l'Assemblée Nationale.
Escorté de l'aéroport par une grande foule, le Président de l'Assemblée nationale s'est rendu à la place de la poste où il a assisté à une grande messe. De là, il s'est rendu à la résidence du Gouverneur du Kasaï Oriental, Ngoy Kasanji Alphonse qui a présenté les doléances de la population en épinglant entre autres la faillite de la MIBA, le délabrement des routes et voies de communications, le manque d'eau potable et de l'électricité. Il a en outre remercié le Chef de l'Etat pour le don des tracteurs et la construction des ponts et des routes.
Prenant à son tour la parole, Evariste Boshab a remercié la population de Bakwanga pour l'accueil chaleureux lui réservé et l'a invité à garder une minute de silence en mémoire de creuseurs qui avaient trouvé la mort recemment dans les mines. Il a ensuite rassuré la population que le Chef de l'Etat, Joseph Kabila n'avait pas oublié le peuple du Kasaï Orientl et que tout était mis en oeuvre pour donner solution aux problèmes qui rongent la province.
Evariste Boshab a exhorté les fils et les filles du Kasaï à l'unité et au travail comme gage de tout développement.
Tiré du Journal Le Pouvoir
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| lundi 22 juin 2009, a 14:23 |
| Les 5 chantiers de JKK est une réalité, qui avait-il des doutes? |
Kinshasa, 22/06/2009 / Politique
Le premier lot des engins composé de trente tracteurs, don du gouvernement central, destiné à la province du Kasaï oriental en vue de son développement dans le cadre de cinq chantiers de la République a été présenté officiellement à la population le samedi 20 juin 2009.
Le gouverneur du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, a procédé, samedi dernier au chef-lieu de la province diamantifère, à la présentation officielle d'une trentaine de tracteurs, don du gouvernement central. Il a été le premier à conduire un des ces engins qui ont fait leur première entrée dans la ville de Mbuji Mayi le samedi.
Cette cérémonie symbolique a drainé une foule nombreuse qui entendait ainsi exprimer sa joie de pouvoir disposer d'un outil de production dans le cadre de la mécanisation de l'agriculture prônée par l'initiateur de cinq chantiers de la République.
Les cris de joie et les acclamations de la population ont commencé à l'entrée de Tshitenge où on a débuté la manifestation, une zone annexe de Mbuji Mayi. On pouvait lire l'espoir et le désire de vivre à travers les visages des habitants qui ont accouru vers les grandes routes.
Ce qui était considéré comme une utopie est devenue une réalité. L'arrivée de ces tracteurs dément les rumeurs selon lesquelles le chef de l'Etat ne voulait plus de cette population compte de son faible score enregistré dans cette partie du pays à la présidentielle 2006. Bien au contraire le président Joseph Kabila est le père de la nation congolaise entière, et il l'a toujours démontré.
Les Kasaïens qui ont envahi les artères principales de la ville de Mbuji Mayi ont tenu à remercier le chef de l'Etat par l'entremise du gouverneur qui était au premier plan pour présenter ces tracteurs. Ils n'ont pas tardé à réclamer la visite officielle du Président Kabila au Kasaï Oriental.
Le cortège des tracteurs présenté le samedi a suivi les grandes artères de la ville de Tshitenge, rond point de l'Etoile, à Bakwa Dianga vers la route maman Yemo en passant par le rond point de l'université, parquet de la Muya, Mwa Luse, Nkashama jusqu'au point de chute la poste de Mbuji Mayi à Tshibuyi où le gouverneur Ngoyi Kasanji a tenu un bref discours. Partout où les tracteurs sont passés, il y avait toujours des acclamations et les cris de joie. Ceci a perturbé même les activités commerciales de la ville comme tout le monde voulait faire le saint Thomas.
Au point de chute, le numéro un du Kasaï Oriental n'a pas manqué à remercier le chef de l'Etat d'avoir toujours pensé aux compatriotes de sa province. Il a promis au gouvernement de la RDC en général et au président de la république en particulier de faire bon usage de ces équipements pour le développement de sa juridiction.
Le Kasaï Oriental est une province riche en diamant et pauvre en agriculture. Les routes aussi sont en général délabrées. Le trois quart de produits vendus sur le marché sont des importations soit, ce qui viennent des autres provinces.
Avec l'arrivée de ces engins les routes de dessertes agricoles seront arrangées en vue de désenclaver d'autres milieux et l'agriculture sera en marche. Ce peuple pourra enfin consommer son propre produit agricole en grande quantité.
(CL/RM/TN/Yes)
Rodrick Mulamba/MMC
Last edited: 22/06/2009 13:17:37 |
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| dimanche 19 avril 2009, a 16:23 |
| Me Evariste BOSHAB, nouveau président de l'Assemblée Nationale |
Kinshasa, 18/04/2009 / Politique
Professeur d'université, expérimenté dans la gestion de la chose publique, comme l'a reconnu son prédécesseur Vital Kamerhe, Evariste Boshab promet des rapports apaisés avec les autres institutions sans transiger sur les prérogatives de l'Assemblée nationale.
Le successeur de Vital Kamerhe à la présidence du bureau de l'Assemblée nationale est enfin connu. En effet, au terme de l'élection organisée, le 17 avril 2009 (jusque dans la matinée du 18 avril) à l'hémicycle de Lingwala dans le cadre du renouvellement du bureau de la chambre basse du Parlement, le professeur Evariste Boshab a été élu par ses pairs pour présider aux destinées de cette importante institution, poumon de la jeune démocratie congolaise.
En effet, sur les 4 candidats alignés pour la course après le désistement de Clément Kanku Bukasa, le candidat de l'Amp a battu ses concurrents avec 329 voix sur 484 votants. Idambituo Bakaato (54 voix), Gilbert Kiakwama (15 voix) et Muamba Tshishimbi (75 voix) n'ont pas résisté à la dynamique d'une majorité déterminée à imprimer sa marque.
L'élection de l'élu de Mweka, chefferie Bakuba dans la province du Kasaï Occidental, n'a pas surpris les observateurs de la scène politique congolaise dans la mesure où il avait les faveurs des pronostics. Ceci par le fait qu'il était le candidat de la majorité et par conséquent devait bénéficier de l'avantage numérique.
L'Alliance de la Majorité présidentielle a également démontré sa cohésion en « imposant » son candidat aux fonctions de 1er Vice président Boris Mbuku Laka de Forces du renouveau (Arc) qui a été élu avec 273 voix.
Le ticket Amp-Palu a également fait la démonstration qu'il est un noyau stable en raflant la mise avec Georgine Madiko Mulende à la deuxième vice-présidence. Elle devient ainsi après Philomène Omatuku la deuxième femme à siéger au présidium de l'Assemblée nationale.
Au poste de Rapporteur, Makonero Wildor a été élu avec 266 voix. Il sera secondé par le rapporteur adjoint Sophie Kakudji Yumba, juriste de formation. La plénière a porté son dévolu sur la personne de Bolengetenge Balea au poste de Questeur (250 voix sur 482 votants) et son adjoint Bopolo Bongeza a été élu avec 266 voix.
Comme on peut s'en rendre compte, le nouveau bureau a la configuration Amp-Palu. Une belle leçon de cohésion à tous ceux qui doutaient de la stabilité de cette coalition politique.
Le président du bureau sortant Vital Kamerhe qui a félicité son successeur Evariste Boshab et toute son équipe, a souligné qu'avec cette élection, les députés viennent d'écrire une page glorieuse de l'histoire de la Rdc. Il a félicité leur sens élevé de responsabilité avant d'exhorter le nouveau bureau élu à offrir le coeur et le travail au service du peuple.
Le nouveau président élu, Evariste Boshab, a promis de tout faire pour mériter la confiance placée en sa personne. « Une Assemblée comme la nôtre peut transformer l'homme pour le bien », a-t-il déclaré en affirmant qu'il s'appliquera à cet exercice de mutation. Il a invité l'opposition et la majorité à relier leurs forces et toutes les énergies pour servir le souverain primaire.
Il est à noter qu'une plénière est prévue pour ce lundi, au cours de laquelle les nouveaux membres du bureau seront installés.
Ci-après la biographie d'Evariste Boshab :
I. Identité
Noms : Boshab Mabudj -ma- Bilenge Prénom : Evariste Lieu et date de naissance:Teke-Kalamba, le 12 janvier 1956 Etat civil: Marié et père de 4 enfants Province d'origine: Kasaï Occidental District d'origine: Kasaï Territoire d'origine: Mweka Chefferie: Bakuba Adresse à Kinshasa: Avenue du Rail, n° 5, Commune de Ngaliema Contact: - Tél.: 099 46 49 918 / 0898994100 -E-mail : mibosh@yahoo.fr
II. Qualifications
Docteur en droit de l'Université Catholique de Louvain - Spécialité: Droit Public;
- Spécialisation post doctorale: Justice Constitutionnelle.
III. Expériences
- Conseiller juridique à l'Untza de 1984 à 1986;
- Avocat près la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe de 1986 à ce jour;
- Assistant à la Faculté de Droit de l'UNIKIN de 1986 à 1990;
- Boursier du Phelps Stockers Fund pour étudier, à travers les administrations, le fonctionnement du système politique américain (Los Angels, Washington DC, New York, Seattle, Louisiana, Lowa) de février à juin 1989;
- Directeur de Cabinet à la Cour des Comptes de 1989 à 1990;
- Chercheur à l'Université Catholique de Louvain, Département de droit Public de 1991 à 1996;
- Allocataire de recherche de l'AUPELF-UREF au Groupe d'Etudes et de Recherches sur la justice Constitutionnelle (CNRS UPRES-A6055) de l'Université d'Aix-Marseille III, Aixen-Provence (France) de 1997 à 1998;
- Professeur de Droit Public à l'Université de Kinshasa et professeur visiteur aux Universités: Catholique de Bukavu, Catholique du Graben (Butembo), Protestante du Congo (Kinshasa) et de Mbujimayi;
- Directeur de Cabinet Adjoint du Chef de l'Etat et Secrétaire du Gouvernement, du 12 mars 2001 au 30 octobre 2002;
- Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat du 30 octobre 2002 au 28 novembre 2004;
- Chef de Département du Droit Public interne à l'Université de Kinshasa, de 2004 à ce jour;
- Membre de l'Association Congolaise du Droit Constitutionnel;
- Pays visités: Allemagne, Belgique, France, Etats-Unis d'Amérique, Italie, Afrique du Sud, Suisse, Chine, Angola, Libye, Cameroun, Congo Brazzaville, Pays-Bas, Guinée Equatoriale, Sénégal, Tanzanie, Togo, Mali, Zimbabwe, Malawi, Grande Bretagne, Chine,Tunisie...
- Président du Conseil d'Administration de la Chambre de Commerce Italo-congolaise depuis 2004 jusqu'à ce jour.
- Député National élu de 2006 à ce jour;
- Secrétaire Général du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD de 2007 à ce jour.
IV. Publications
- « Fondement juridique de la tenue d'une Conférence nationale au Zaïre », Le Potentiel, Septembre 1990;
- « La protection non juridictionnelle des citoyens au Zaïre: cas du Département des Droits et Libertés du citoyen », Cahiers Zaïrois de l'homme, Université de Kinshasa, n° 9, octobre 1990, pp 154-179;
- « Commentaire de la loi n° 90-007 du 18 juillet 1990 portant organisation et fonctionnement des partis politiques telle que modifiée par la Id n° 90-009 du 18 décembre 1990 », Revue Juridique du Zaïre, Kinshasa, n°1-2-3, 1992, pp 5-13;
- « Quelles Institutions pour la troisième République », Le Diagnostic, Revue d'administration et d'analyse des politiques publiques, Kinshasa, 1992, pp 5-18;
- « Chronique de la déconstruction d'un Etat, 24 avril 1990-24 avril 1995 », Le Potentiel, n° 613, 26 avril 1995;
- « L'Etat d'urgence et le contrôle de la constitutionnalité des mesures d'urgence dans l'acte constitutionnel de la Transition du Zaïre », Revue de Droit Africain, n°2, Bruxelles, 1997, pp 7-24;
- « L'Idée de démocratie dans la pensée du Maréchal Mobutu à la lumière du discours du 24 avril 1990 dit de l'avènement de la troisième République », Revue de Droit Africain, n° 3, 1997, pp 30-43;
- « République Démocratique du Congo: le décret-loi constitutionnel n° 003 du 27 mai 1997 face aux critères de démocratie », Revue de Droit Africain, n°4, Bruxelles, 1997, pp 12-27;
- « République Démocratique du Congo: Le spectre de la Constitution virtuelle », Revue de Droit Africain, Bruxelles, n° 6, 1998, pp 119-145;
- « République Démocratique du Congo: Etat Unitaire à régionalisation constitutionnelle ou fédéralisme assourdi ? », Revue de Droit Africain, Bruxelles, n° 7, 1998, pp 292-319;
- « La misère de la justice et justice de la misère en République Démocratique du Congo », Revue de la Recherche Juridique (RRJ), Droit Prospectif, Faculté de Droit et des Sciences Politiques d'Aix-Marseille III, 1998, pp 1163-1184;
- « L'Indigence des fonctionnaires en « République Démocratique du Congo: Rémunération d'indigence, indigence de rémunération », La Revue Africaine de Droit International et compare (RADIC), Londres, Tome 10, n° 4, 1998, pp 734-757;
- « L'authenticité zaïroise et l'interdiction de porter des noms aux consonances étrangères: Bilan désuétude d'une loi pénale ? Revue de Droit Africain, Bruxelles, n° 9, 1999, pp 3557;
- « Il y a 39 ans naissait l'Etat autonome du Sud Kasaï: Les marques constantes de l'histoire constitutionnelle congolaise », Le Potentiel, Kinshasa, Août 1999, pp 6-7;
- « Les droits fondamentaux dans les constitutions africaines, entre le constitutionalisme et la constitutionnalisation », Mélanges offerts au Doyen Charles CADOUX, Presse Universitaire d'Aix Marseille, 1999, pp 49-66;
- « Quelques considérations juridiques sur le tribalisme en « République Démocratique du Congo », Media pour la Paix, Campagne nationale contre le tribalisme et les divisions ethniques, Acte de forum de Kinshasa, 1999, pp 100-103;
- « Les leçons à tirer de l'élection de Maître Abdoulaye Wade en qualité de Président du Sénégal », Le Potentiel, 28 mars 2000, pp 6-7;
- Entre les Faucons et les Colombes: où vont les partis politiques ?, 2004.
- Joseph Kabila face à la presse. Recueil des interviews du Chef de l'Etat (2001-2005), La belle Page, Bruxelles, 2006.
- Pouvoir et Droit coutumiers à l'épreuve de temps, Bruylant Academia, Louvain-la-neuve, Bruxelles (2007).
V. Langues parlées
- Français
- Anglais
- Ciluba
- Lingala
VI. Poste sollicité :
- Président de l'Assemblée Nationale
Je certifie sur honneur que ces renseignements sont sincères et exacts.
Fait à Kinshasa, le 11 avril 2009 Evariste BOSHAB
(TN/GW/PKF)
Théodore Ngangu & Célestin Lutete/MMC
Last edited: 18/04/2009 13:46:45 |
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| lundi 30 mars 2009, a 18:00 |
| President Kabila was absolutely right. |
In December 2008, Ugandan troops were allowed to enter DR Congo to stop Ugandan Rebels of LRA from committing crimes in the region.
In the same time, another contingent of Rwandan troops entered the DRC in mid-January 2009 to end actions of the Ex-FAR/Interahamwe/FDLR (Rwandan Hutu rebels) in the Great Lakes region. These militia groups have been destabilizing the country for 15 years in spite of UN resolutions.
A time ago, there have been quite a lot of critics about what the young president Kabila could do.
Back in 2001, Western countries did not believe that Kabila could manage what he promised.
Today, I'd rather say that he proved the wrong. Although he inherited a nation on the verge of economic, political and social collapse, President Joseph Kabila did all his best for the recovery of the country.
Joseph Kabila now cuts a respectable figure on the world stage, courted by Chinese and Western leaders. He takes credit for bringing together rebels and opposition parties in a power-sharing government (1+4; a presidential with four vice-presidents formula) that he accepted in 2003 in order to stop the civil war.
During the transition period, he took a challenging commitment of fair and democratic elections.
For more than 45 years, elections were held in the DR Congo in 2006 thanks to the International community support.
Instead of violence, President Kabila who is known for his capacity to negotiate and dialogue made a historic and unprecedented decision to let Rwandan and Ugandan troops enter the DR Congo.
We, all Congolese people appeal International community to continue playing a lead role in the multilateral efforts to bring a sustainable peace and security to the DRC.
This is a man who never breaks his promise. As planned, foreign troops have left the country.
As a result, we have another diplomatic victory, a successful joint action on the militias and arrest of the CNDP rebel Laurent Nkunda.
Finally all must admit that Kabila was right in taking such a risky decision and has made something for this great nation. I'm proud of him and will never regret being his supporter at first sight.
Paul-Yves LUSHIKU
Luxembourg
pylu@hotmail.com |
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| mardi 10 mars 2009, a 22:12 |
| Le Chef de l'Etat et le Premier Ministre accueillent les Léopards... |
Kinshasa, 10/03/2009 / Sport
Au top le tandem J. Kabila–A. Muzito qui marque des points depuis le succès de l'opération « Umoja wetu » de la traque des rebelles rwandais et ougandais infestés à l'Est de la RDC jusqu'à la victoire sportive des Léopards que le Chef de l'Etat et le Premier ministre accueillent ce mardi à Goma
Le tandem Kabila–Muzito se porte comme un charme et gagne. Il vient d'accumuler, coup sur coup, deux beaux succès. L'un à l'Est à travers la réussite de l'opération Umoja Wetu, redonnant la paix et le sourire aux populations longtemps meurtries par la guerre, l'autre, la superbe coupe, déjà dénommée Amani – paix –, offerte à la Nation, le 8 mars à Abidjan, en Côte d'Ivoire, par les vaillants Léopards locaux à l'issue de la finale de la première édition du Championnat d'Afrique des Nations – CHAN –, la nouvelle épreuve de la Confédération africaine de football – CAF –, exclusivement réservée aux joueurs évoluant sur le continent.
Les Léopards étaient comme dopés après avoir reçu un coup de fil du président de la République, peu avant le coup d'envoi du match. Au finish, une revanche sur les Ghanéens qui les avaient humiliés lors de la dernière journée du premier tour et surtout une victoire et une coupe. Toute la RD Congo était dans la joie, au moment où les RD Congolaises étaient célébrées.
A Kinshasa et dans les autres grandes villes du pays, des grappes humaines sont descendues dans les rues. Jamais on avait revu ces RD Congolais l'air aussi jovial. Le sommet du pays rassure désormais. C'est décidément un couple des champions, un duo champion. Kabila et son Premier ministre sont arrivés lundi 9 mars à Goma.
Sur place, le chef de l'Etat a apporté un message de paix tout en invitant la population à se mettre au travail pour la reconstruction nationale. Le chef de l'Etat va présider le conseil des ministres dans le chef-lieu du Nord-Kivu. Avant de se rendre à Goma, Kabila a séjourné à Butembo d'où il a adressé un message aux Léopards que s'est chargé de dévoiler le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende.
Les Léopards sont attendus à Goma alors qu'ils ont mérité de la Patrie qui a observé une journée fériée lundi 9 mars en leur honneur.
Egalement présent à Goma, Muzito, lui, mettra à profit son séjour pour lancer le plan de reconstruction de la partie Est du pays. Déjà, le Premier ministre entend relancer l'activité ferroviaire avec un autre plan de sortie de crise de la Société nationale des chemins de fer du Congo – SNCC – qu'Africa News publie.
Message du président de la Républiqu pour la victoire des Léopards
Au moment où toute la Nation demeure mobilisée autour des efforts en vue de la consolidation de la paix et de la reconstruction nationale dans notre pays, votre victoire de ce jour au Championnat d'Afrique des Nations, première édition, augure de bonnes perspectives à la Nation et redonne l'espoir à tout notre peuple.
Vous n'avez ménagé ni efforts ni sacrifices pour arracher cette coupe qui symbolisera désormais un nouveau départ pour la fierté et la dignité de notre grand pays qui vient de prouver à la face du monde ce dont ses fils peuvent être capables lorsqu'ils sont mis dans les conditions qui mettent en exergue leurs potentialités.
Aussi, je vous félicite et vous prie d'exceller dans tous les stades à travers le monde, afin de porter toujours plus haut les couleurs nationales. Vous êtes nos vaillants soldats en temps de paix ; vous avez séché les larmes de notre peuple ; vous avez conjuré le sort du pessimisme…
Recevez la gratitude et les hommages de notre peuple en cette journée mémorable du 08 mars 2009 où nous magnifions et célébrons la maman congolaise.
Afin de permettre à notre peuple de bien communier à cette victoire historique trente cinq ans après le dernier sacre des Léopards en 1974, la journée de lundi 09pmars 2009 est déclarée chômée et payée sur toute l'étendue du territoire nationale.
Vive les Léopards !
Vive la République Démocratique du Congo !
Depuis Butembo, Joseph Kabila Kabange, Président de la République
(DN/Ern./GW/Yes)
KK/Africa News
Last edited: 10/03/2009 17:39:10 |
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| dimanche 22 février 2009, a 08:16 |
| Les troupes rwandaises quittent la Rdc |
Kinshasa, 21/02/2009 / Politique
Lors de son dernier point de presse, le chef de l'Etat, Joseph Kabila avait annoncé que les troupes rwandaises devront quitter le Congo au plus tard le 28 février.
Ceux qui doutaient de la sincérité du Rwanda de respecter ses engagements au sujet du retrait de ses troupes en Rdc doivent à l'heure qu'il est revoir leurs analyses. En effet, selon le porte- parole de l'armée rwandaise, le commandant Jill Rutaremara, cité par l'agence britannique Reuters, les soldats rwandais se retirent de la province du Nord-Kivu. Débuté ce samedi 21 février, le retrait des troupes rwandaises sera achevé d'ici la semaine prochaine. Le gouvernement congolais ne confirme pas que les militaires rwandais se retirent dès ce samedi, mais évoque une cérémonie prévue le 25 février pour marquer un retrait prévu à la fin du mois.
Faut-il le rappeler, lors de son dernier point de presse, le chef de l'Etat, Joseph Kabila avait annoncé que les troupes rwandaises devront quitter le Congo au plus tard le 28 février. Beaucoup d'analystes politiques ne l'avaient pas cru. Les plus pessimistes ont même affirmé que Kigali avait un agenda caché. Bien que le gouvernement se fût fort de relayer les propos du président de la République, bon nombre d'observateurs demeuraient pessimistes. Ils seront, d'ailleurs, réconfortés dans leur sentiment par le fait que l'Assemblée nationale du Rwanda avait demandé la prolongation de la durée des opérations militaires conjointes Fardc – Rdf pour réduire la capacité de nuisance des Fdlr. Avec le retrait des militaires rwandais avant le délai prévu, ces craintes ne se justifient plus.
Selon le porte-parole de l'armée rwandaise, les objectifs des opérations militaires conjointes ont été atteints même si les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr) n'ont pas été complètement annihilés. Sur les milliers de rebelles FDLR, quelques centaines ont regagné le Rwanda. Les Fdlr ont vu, par ailleurs, leurs quartiers généraux détruits.
Les soldats rwandais sont entrés au Nord-Kivu, le 20 janvier 2009, dans le cadre d'une opération de traque conjointe avec l'armée congolaise des rebelles hutus rwandais réfugiés en Rdc.
(TN/Yes)
Théodore Ngangu/MMC
Last edited: 21/02/2009 14:51:01 |
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| dimanche 01 février 2009, a 23:11 |
| Conférence de presse du Chef de l'Etat ce 31/01/2009 à Kinshasa |
Kinshasa, 01/02/2009 / Politique
Le Président de la République Démocratique du Congo , Joseph Kabila Kabange a rassuré le peuple congolais, lors d'une conférence de presse tenue samedi à Kinshasa, que les troupes étrangères impliquées dans les opérations militaires menées conjointement avec les FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo) au Nord-Kivu et en province Orientale rentreront dans leurs pays respectifs dans les délais impartis.
Le Chef de l'Etat a confirmé que dans quinze (15) jours, les unités de renseignement du Rwanda et les FARDC procéderont à l'évaluation des opérations conjointes qu'elles mènent au Nord-Kivu contre les réfugiés hutu rwandais constitués des ex-Forces armées rwandaises, des Interahamwe et des démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). "Le délai à ne pas dépasser, c'est le mois de février", a-t-il insisté, estimant que ce qui compte, c'est le résultat sur le terrain. Il s'est par ailleurs réjoui d'annoncer que depuis le début de ces opérations dans la province du Nord-Kivu, le gouvernement congolais a récupéré toutes les positions jadis occupées par le CNDP ( Congrès national pour la défense du peuple). "Demain, ce sera l'ouverture du poste frontalier du Budagana", a-t-il lancé.
En ce qui concerne les opérations militaires conjointes menées en province Orientale par les FARDC, l'armée ougandaise et les unités de l'armée du Sud-Soudan, le Président Joseph Kabila Kabange a soutenu que celles-ci prendront fin le 13 février 2009.
Tout en se félicitant des résultats obtenus sur le terrain qu'il a qualifiés de positifs, le Chef de l'Etat a indiqué que la situation est sous contrôle en province Orientale dès lors que les éléments de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dirigée par Joseph Kony sont dispersés. Il a en outre apaisé les inquiétudes des uns et les autres quant au respect par le gouvernement rwandais des engagements pris. " On fera tout pour que ces engagements soient respectés" a-t-il déclaré.
Le processus de l'extradition de l'ex-général Laurent Nkunda est en cours
En réponse à la question de savoir si l'extradition du général déchu Nkunda du Rwanda à la RDC est prévue, le Chef de l'Etat a dit que "la réponse, c'est oui", ajoutant que " c'est un processus politique et diplomatique sur lequel on travaille". C'est à cette occasion qu'il a confirmé l'arrestation de M. Laurent Nkunda, selon l'information donnée par les autorités rwandaises, réagissant ainsi à la préocupation des médias.
Le Président de la République a refuté les allégations selon lesquelles l'arrestation de Laurent Nkunda serait consécutive au marchandage entre Kigali et Kinshasa. " C'est le fruit d'un accord signé entre les deux pays", a-t-il expliqué, estimant que les problèmes posés par le CNDP ne peuvent pas être résolus sans trouver des solutions à l'existence des FDLR.
S'agissant du général Bosco Ntaganda issu du CNDP qui est sous le mandat de la Cour pénale internationale, le Chef de l'Etat a privilégié l'option levée destinée à ramener la paix, la sécurité et la stabilité sur toute l'étendue de la province du Nord-Kivu. Il a écarté pour le moment toute idée contraire pouvant mettre en cause la position du gouvernement de la République. "Il n'y a pas un seul pays au monde qui a coopéré avec la CPI comme la RDC", a-t-il soutenu.
Le retour de la paix au Nord-Kivu est conditionné à la décapitation de toutes les milices du Kivu.
Le Chef de l'Etat a fait remarquer que le retour de la paix dans le Nord et Sud-Kivu est conditionné à la "décapitation de toutes les milices" opérant dans cette partie du pays, en dépit de l'arrestation de l'ex-général Laurent Nkunda. " C'est presque chaque tribu du Nord et du Sud-Kivu qui dispose d'une milice dont les tireurs de ficelles se trouvent soit sur place, soit à Kinshasa", a-t-il révélé. Dans le même registre, il a promis de prendre des mesures efficaces afin que les réfugiés hutu rwandais traqués se trouvant dans le Kivu ne puissent pas se disperser dans les forêts du Maniema, de la province Orientale, de l'Equateur, ou ailleurs.
Réagissant à une préoccupation de la presse ayant trait à la qualité de la personne ayant représenté le gouvernement congolais dans l'accord conclu à Goma entre le Rwanda et la RDC, le Chef de l'Etat a fait savoir que ce processus avait été initié avant l'avènement de l'actuel chef d'état-major général des FARDC par l'Inspecteur général de la Police nationale congolaise, John Numbi. C'est celui-ci qui a été désigné pour signer cet accord.
Pas de richesses communes à exploiter par le Rwanda et la RDC
En vue d'éclairer la lanterne des uns et des autres, le Président Joseph Kabila a dit haut et fort qu'il n'existe pas de richesses communes à exploiter par le Rwanda et la RDC, à l'exception du gaz du Lac Kivu. "Il y a du gaz dans le Lac Kivu et le Rwanda, de son côté, l'a déjà exploité", a-t-il rassuré, ajoutant que "Même avec l'Ouganda, l'exploitation commune du pétrole n'est pas encore effective sur le Lac Albert ". " Il n'ya pas de richesses communes à exploiter entre le Rwanda et la RDC",a-t-il martelé.
Le Chef de l'Etat se refuse pour l'heure de faire le bilan des 5 chantiers
Le Chef de l'Etat s'est refusé à dresser pour l'heure le bilan des programmes des 5 chantiers de la République qu'il a initié, estimant qu'il est très impatient dès lors que les travaux en cours n'ont pas encore atteint la vitesse de croisière.
"Je ne ferai pas le bilan à ce stade, les travaux sont en cours à travers le pays", a-t-il indiqué, avant d'ajouter: "Je le ferai d'ici le mois de mars ou d'avril". Face à la crise financière et économique mondiale, le Chef de l'Etat a estimé qu'il faille diversifier l'économie du pays étant donné que la cour des matières premières sont en chute libre. C'est ainsi qu'il a opté pour la mécanisation de l'agriculture en vue d'atteindre l'autosuffisance alimentaire tout en important moins et en exportant plus.
Dans cette optique, il a jugé utile et nécessaire l'encadrement de la jeunesse dans des grandes villes, notamment celle de Kinshasa, en l'orientant vers des travaux agricoles en vue de résorber tant soit peu le chômage.
(PKF)
MMC/ACP |
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| dimanche 01 février 2009, a 23:06 |
| Quatre ordonnances signées ce week-end par le Chef de l’Etat |
Kinshasa, 01/02/2009 / Politique
Le Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange a signé en date du 30 février 2009, une ordonnance portant organisation et fonctionnement de son cabinet et trois autres portant nomination respectivement du directeur de cabinet et de deux directeurs de cabinet adjoints, des conseillers principaux et des conseillers du chef de l'Etat.
Voici l'intégralité de ces quatre ordonnances :
ORDONNANCE N° 09/003 DU 30 JANVIER 2009 PORTANT ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DU CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en son article 79 ; Vu l'Ordonnance n° 08/073 du 24 décembre 2008 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu'entre les membres du Gouvernement ;
Revu l'Ordonnance n° 08/030 du 31 mars 2008 portant organisation et fonctionnement sdu Cabinet du Président de la République ;
Vu la nécessité ;
O R D O N N E :
CHAPITRE I : DES DISPOSITIONS GENERALES
Article 1er : Le Président de la République est assisté, dans l'exercice de ses attributions, par un Cabinet dont les attributions et l'organisation sont fixées par la présente Ordonnance.
Article 2 : Le Cabinet du Président de la République a pour mission d'assister le Président de la République dans l'exercice de ses prérogatives de Chef de l'Etat. A cette fin, il est notamment chargé de : Etudier toutes les questions qui lui sont soumises par le Président de la République ; Proposer au Président de la République toute mesure jugée nécessaire ou opportune pour la bonne marche des affaires de l'Etat ; Etudier, analyser, évaluer toute question touchant aux domaines politique, juridique, diplomatique, économique, social et culturel de la vie nationale et faire des propositions au Président de la République ; Suivre l'activité parlementaire ; Suivre l'activité gouvernementale ; Examiner les projets de Lois, d'Ordonnances-Lois et d'Ordonnances soumis au Président de la République par le Gouvernement ; Organiser l'emploi de temps du Président de la République, ses audiences, ses voyages, ainsi que ses contacts avec la Nation et les puissances étrangères ; Traiter le courrier du Président de la République ; Assurer la garde, la diffusion et la conservation des originaux des textes légaux et réglementaires signés par le Président de la République ; Assurer l'ordonnance des cérémonies et des réceptions organisées par le Président de la République.
CHAPITRE II : DE L'ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT
Article 3 : Le Cabinet du Président de la République comprend : La Direction ; Les Conseillers Spéciaux du Chef de l'Etat, à savoir : Le Conseiller Spécial en matière de Sécurité ; Le Conseiller Spécial en matière de Bonne Gouvernance et de Lutte contre la Corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ; Les Collèges des Conseillers ; Les Services Personnels du Chef de l'Etat ; Le Service du Protocole du Chef de l'Etat ; Le Service de Communication du Chef de l'Etat ; La Presse Présidentielle ; Les Services Administratifs et Logistiques ; Les Services Spécialisés.
Article 4 : Le Cabinet du Président de la République est dirigé par un Directeur de Cabinet, assisté des Directeurs de Cabinet Adjoints.
Le Directeur de Cabinet et les Directeurs de Cabinet Adjoints sont nommés et, le cas échéant, relevés de leurs fonctions par le Président de la République.
Article 5 : Le Directeur de Cabinet assure la direction, l'organisation, la coordination et la surveillance de l'ensemble du Cabinet.
Il ordonne les dépenses du Cabinet et surveille la comptabilité. Il assure la liaison entre le Cabinet et toutes les institutions de la République. Il édicte le Règlement Intérieur du Cabinet et exerce le pouvoir disciplinaire sur tous ses membres. Il statue par voie de Décision.
Article 6 : Le Directeur de Cabinet dispose d'un bureau restreint comprenant notamment : un Assistant Principal, des Assistants, des Chargés de Mission, un Secrétaire Particulier, des Chargés d'Etudes, un Secrétaire de Cabinet et un Secrétaire Administratif.
Article 7 : Les Directeurs de Cabinet Adjoints assistent le Directeur de Cabinet et le remplacent en cas d'absence ou d'empêchement, suivant l'ordre de préséance déterminé par l'Ordonnance de leur nomination. Ils exécutent toute mission leur confiée par le Directeur de Cabinet. Les Directeurs de Cabinet Adjoints disposent, chacun, d'un bureau restreint comprenant notamment trois Assistants, un Chargé de Mission, un Secrétaire Particulier et un Secrétaire Administratif.
Article 8 : Les Conseillers Spéciaux du Chef de l'Etat rendent compte de leur mission directement au Chef de l'Etat. Ils sont nommés et, le cas échéant, relevés de leurs fonctions par le Président de la République
Article 9 : Le Président de la République détermine l'organisation et le fonctionnement des services dont disposent les Conseillers Spéciaux.
Article 10 : Chaque Collège des Conseillers fonctionne sous la responsabilité d'un Conseiller Principal. Il comprend en outre des Conseillers et des Chargés d'Etudes. Les Conseillers Principaux et les Conseillers sont nommés et, le cas échéant, relevés de leurs fonctions par le Président de la République.
Article 11 : Les services personnels du Chef de l'Etat comprennent : Des Ambassadeurs Itinérants ; Un Assistant Financier ; Un Assistant Logistique ; Un Secrétaire Particulier ; Des Chargés de Mission ; Un Secrétaire Administratif ;. Ils sont nommés et, le cas échéant, relevés de leurs fonctions par le Président de la République.
Article 12 : Les Services du Protocole, de la Communication du Chef de l'Etat et la Presse Présidentielle sont respectivement dirigés par un Chef du Protocole, un Directeur de la Communication et un Directeur de la Presse, assistés chacun d'un ou plusieurs Adjoints. Le Chef du Protocole, le Directeur de la Communication Présidentielle, le Directeur de la Presse Présidentielle et leurs Adjoints sont nommés et, le cas échéant, relevés de leurs fonctions par le Président de la République.
Article 13 : Les membres du Cabinet qui ne sont pas nommés par le Président de la République sont désignés à leurs fonctions par le Directeur de Cabinet. Sans préjudice des dispositions de la présente Ordonnance, l'organisation et le fonctionnement des Collèges des Conseillers, des Services Personnels du Chef de l'Etat ainsi que de tous les autres services du Cabinet du Président de la République sont fixés par une Décision du Directeur de Cabinet, après approbation du Président de la République.
Article 14 : Les rémunérations et autres avantages sociaux des membres du Cabinet sont fixés par le Président de la République. Lors de la cessation de leurs fonctions, les membres du Cabinet ont droit à une indemnité de sortie équivalant à six mois de leur dernier traitement, sauf cas de révocation ou de démission volontaire.
CHAPITRE III : DE LA DEONTOLOGIE
Article 15 : Les membres du Cabinet sont tenus, en toute circonstance, de préserver l'honneur et la dignité de leurs fonctions et de veiller, lors de l'examen des dossiers qui leur sont soumis, aux intérêts de l'Etat et au respect du secret professionnel.
Article 16 : Les membres du Cabinet sont tenus au devoir de loyauté envers le Président de la République. Ils doivent entretenir un esprit de collaboration entre eux.
Ils sont tenus, en public comme en privé, aux devoirs de réserve et de discrétion quant aux faits et informations dont ils ont eu connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions.
Article 17 : Les membres du Cabinet doivent : S'abstenir de toute initiative susceptible de nuire à la dignité de leurs fonctions ou du Cabinet ; Se conformer aux ordres reçus dans l'accomplissement de leur mission ; Respecter les convenances et les bonnes mœurs dans l'exercice de leurs fonctions.
Article 18 : Les membres du Cabinet qui ont un intérêt personnel dans une affaire soumise au Cabinet doivent s'abstenir de la traiter ou de prendre part aux délibérations y relatives.
Ils sont tenus d'en informer le Directeur de Cabinet.
Article 19 : En cas de manquement aux devoirs de leur charge, les membres du Cabinet sont, suivant la gravité des faits, passibles des sanctions ci-après : Avertissement ; Blâme ; Exclusion temporaire avec ou sans privation de traitement pour une période ne dépassant pas un mois ; Révocation. Le Règlement intérieur du Cabinet indique l'autorité investie du pouvoir de prononcer chacune de ces sanctions. CHAPITRE IV : DU BUDGET
Article 20 : Le Cabinet du Président de la République bénéficie, pour son fonctionnement, d'un budget émargeant au budget de l'Etat, distinct de la dotation présidentielle.
Article 21 : Le Directeur de Cabinet et les personnes spécialement déléguées par lui à cet effet, ont le pouvoir, dans les limites des crédits budgétaires et dans le respect des Lois, règlements et instructions budgétaires, d'engager les dépenses nécessaires au fonctionnement du Cabinet.
CHAPITRE V : DES DISPOSITIONS ABROGATOIRES ET FINALES
Article 22 : Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 23 : Le Directeur de Cabinet du Président de la République est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 30 janvier 2009
Joseph KABILA KABANGE
Pour copie certifiée conforme à l'original Le 30 janvier 2009
Le Cabinet du Président de la République
Louise MAYUMA KASENDE
Directeur de Cabinet Adjoint
ORDONNANCE N° 09/006 DU 30 JANVIER 2009 PORTANT NOMINATION DES CONSEILLERS AU CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, Vu l'Ordonnance n° 09/003 du 30 janvier 2009 portant organisation et fonctionnement du Cabinet du Président de la République, spécialement en ses articles 3 et 10 ;
Revu le Décret n° 05/012 du 07 mars 2005 portant nomination des Conseillers au Cabinet du Président de la République.
Vu la nécessité,
O R D O N N E :
Article 1er : Sont nommés Conseillers :
AU COLLEGE CHARGE DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DES INFRASTRUCTURES
Monsieur MUNKOKO AWONG Monsieur Gaspar MUYEMBE WA BANZE Monsieur Balford WETSHI KOY LETSHU Monsieur Prosper MUGANGUZI
AU COLLEGE CHARGE DES QUESTIONS ECONOMIQUES, FINANCIERES ET MONETAIRES
Monsieur Jean MADEBU BUNGA MADRADELE Madame Jacquie NKUTE KIBAMBE Monsieur BAMALA NKOLOBISE Monsieur Jean AMISSI MUTUMBI KALONGANYA
AU COLLEGE CHARGE DES QUESTIONS POLITIQUES ET DIPLOMATIQUES
Monsieur MBADU KHONDE Monsieur Jean-Pierre KAMBILA KANKUENDA Monsieur WALLE LUFUNGULA Monsieur Jean-Pierre BANZA KALUMBA
AU COLLEGE CHARGE DES QUESTIONS JURIDIQUES ET ADMINISTRATIVES
Madame ODIA KALINDA Monsieur Emmanuel NDOMBI MABOTI Monsieur Hilaire MBIYE LUMBALA Monsieur Liévin MPENGELE
AU COLLEGE CHARGE DU SUIVI DES ACTIVITES DU PARLEMENT ET DES INSTITUTIONS D'APPUI A LA DEMOCRATIE
Monsieur Roger TIBASOMBA Madame Paola GBENYE Monsieur Bruno BITANGILAYI Madame Christiane MBUINGA VUBU NGOMA Madame Beatrice GEREYABIZO AHONZIALA
AU COLLEGE CHARGE DES MINES, ENERGIE ET HYDROCARBURES
Monsieur Jean-Marie MASHAGIRO HABA Monsieur Thierry TSHAMUMAYI KABUNDA Monsieur NGOY KASONGO KAHESE Monsieur BALA NGOY MOLENGO
AU COLLEGE CHARGE DE L'AGRICULTURE, PECHE ET ELEVAGE
Monsieur Etienne KITANGA ESHIMA Monsieur Léonard KAMBERE Madame Anne-Marie MBILAMBANGU Monsieur François LUMBWE
AU COLLEGE CHARGE DES AFFAIRES FONCIERES ET ENVIRONNEMENT
Madame SANGARA BASELE Monsieur BOFAYA BOTAKA BAHENDE Madame Ivonne NGOIE BUSANGU Monsieur Barthélémy MULOWE
AU COLLEGE CHARGE DES QUESTIONS SOCIALES ET CULTURELLES
Madame Rhoda KASWENGE Madame FATUMA KIBOKO Monsieur Faustin NSAKA LUMPUNGU Monsieur MUHINDO MOKE
Article 2 Sont abrogés le Décret n° 05/012 du 07 mars 2005 ainsi que toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 Le Directeur de Cabinet du Président de la République est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 30 janvier 2009
Joseph KABILA KABANGE
Pour copie certifiée conforme à l'original Le 30 janvier 2009
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE N° 09/004 DU 30 JANVIER 2009 PORTANT NOMINATION D'UN DIRECTEUR DE CABINET ET DE DEUX DIRECTEURS DE CABINET ADJOINTS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Président de la République, Vu la Constitution ; Vu l'Ordonnance n° 09/003 du 30 janvier 2009 portant organisation et fonctionnement du Cabinet du Président de la République, spécialement en ses articles 3 et 4 ;
Revu l'Ordonnance n° 07/013 du 17 mars 2007 portant nomination d'un Directeur de Cabinet et de deux Directeurs de Cabinet Adjoints du Président de la République ;
Vu la nécessité ;
O R D O N N E :
Article 1er : Est nommé Directeur de Cabinet, Monsieur Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Article 2 : Est nommée Directeur de Cabinet Adjoint chargé des Questions Politiques, Administratives et Juridiques, Madame Louise MAYUMA KASENDE
Article 3 : Est nommé Directeur de Cabinet Adjoint chargé des Questions Economiques et de la Reconstruction, Monsieur Henri YAV MULANG
Article 4 : Est abrogée l'Ordonnance n° 07/013 du 17 mars 2007 portant nomination d'un Directeur de Cabinet et de deux Directeurs de Cabinet Adjoints du Président de la République.
Article 5 : La présente Ordonnance entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 30 janvier 2009
Joseph KABILA KABANGE
Pour copie certifiée conforme à l'original Le 30 janvier 2009
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE N° 09/005 DU 30 JANVIER 2009 PORTANT NOMINATION DES CONSEILLERS PRINCIPAUX AU CABINET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Président de la République, Vu la Constitution ; Vu l'Ordonnance n° 09/003 du 09 janvier 2009 portant organisation et fonctionnement du Cabinet du Président de la République, spécialement en ses articles 3 et 10 ;
Revu l'Ordonnance n° 07/014 du 17 mars 2007 portant nomination des Conseillers Principaux au Cabinet du Président de la République ;
Vu la nécessité ;
O R D O N N E :
Article 1er : Sont nommées Conseillers Principaux aux fonctions en regard de leurs noms, les personnes ci-après : Monsieur KIMBEMBE MAZUNGA : Collège chargé de l'Aménagement du Territoire et des Infrastructures ; Monsieur KOTO EY'OLANGA, Collège chargé des Questions Economiques, Financières et Monétaires ; Monsieur NGOY LULU, Collège chargé des Questions Politiques et Diplomatiques ; Monsieur Néhémie MWILANYA WILONDJA, Collège chargé des Questions Juridiques et Administratives ; Monsieur Raphaël LUHULU LUNGE, Collège chargé du Suivi des Activités du Parlement et des Institutions d'Appui à la Démocratie Monsieur Clément MUBIAYI NKASHAMA, Collège chargé des Mines, Energie et Hydrocarbures ; Monsieur LIBENDELE LOBUNA, Collège chargé de l'Agriculture, Pêche et Elevage ; Monsieur Léonard MASU-GA RUGAMIKA: Collège chargé des Questions Sociales et Culturelles. Madame Marie-France MUBENGA KAMWANYA, Collège chargé des Affaires Foncières et Environnement.
Article 2 : Est abrogée l'Ordonnance n° 07/014 du 17 mars 2007 portant nomination des Conseillers Principaux au Cabinet du Président de la République.
Article 3 : Le Directeur de Cabinet du Président de la République est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 30 janvier 2009
Joseph KABILA KABANGE
Pour copie certifiée conforme à l'original Le 30 janvier 2009
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
(CL/PKF)
CL/MMC Last edited: 01/02/2009 12:50:13 |
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| samedi 31 janvier 2009, a 16:04 |
| Le Chef de l’Etat nomme un nouveau directeur de son cabinet en la personne du Prof. Adolphe Lumanu et ses deux adjoints |
Kinshasa, 31/01/2009 / Politique
Le président de la République vient de nommer le Professeur Adolphe Lumanu jusqu'ici ministre chargé des relations avec le Parlement au poste de directeur de cabinet du Chef de l'Etat en remplacement de l'ancien directeur de cabinet Raymond Tshibanda
Ordonnance de nomination du directeur de cabinet du Chef de l'Etat et ses adjoints
Ordonnance portant nomination d'un directeur de cabinet et de deux directeurs de cabinet adjoints du Président de la Republique ;
Le Présidenl de la République ; Vu la Constitution ; Vu l'ordonnance n° 09/003 du 30 janvier 2009 portant organisation et fonctionnement du cabinet du Président de la Republique, spécialement en ces articles 3 et 4 ; Revue l'ordonnance n°07/013 du 17 mars 2007 portant nomination d'un directeur de cabinet et de deux directeurs de cabinet adjoints du Président de la République ; Vu la nécessité
Ordonne :
Article 1er : Est nommé directeur de cabinet : M. Adolphe Lumanu Mulenda Mwana Sefu ;
Article 2 : Est nommé directeur de cabinet adjoint chargé des questions politiques, administratives etjuridiques : Mme Louise Mayuma Kasende ;
Article 3 : Est nommé directeur de cabinet adjoint chargé des questions économiques et de la reconstruction M. Henri Yav Muland ;
Article 4 : Est abrogée l'ordonnance n°07/013 du 17 mars 2007 portant nomination d'un directeur de cabinet et de deux directeurs de cabinet adjoints du Président de la République ;
Article 5 : La présente ordonnance entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 30 janvier 2009
Joseph Kabila Kabange
Pour copie certifiée conforme à l'original Le 30 janvier 2009
Le cabinet du Président de Ia République Adolphe Lumanu Mulenda Sefu Directeur de Cabinet
Ordonnance de nomination des conseillers principaux au cabinet du Chef de l'Etat
Ordonnance n° 09/005 du 30 janvier 2009 portant nomination des conseillers principaux au cabinet du Président de la République ;
Le Président de la République ; Vu la Constitution ; Vu l'ordonnance n°09/003 du 09 janvier 2009 portant organisation et fonctionnement du cabinet du Président de la République, spécialement en ces articles 3 et 10 ; Revu l'ordonnance n°07/014 du 17 mars 2007 portant nomination des conseillers principaux au cabinet du Président de la République ; Vu la nécessité, ordonne :
Article 1er : Sont hommés conseillers principaux aux fonctions en regard de leurs noms les person nes ci-aprés :
- M. Kimbembe Mazunga : College chargé de l'Aménagement du territoire et des infrastructures ;
- M. Nkoto Eolanga : College chargé des questions économiques, financieres et monétaires ;
- M. Ngoy Lulu : College chargé des questions politiques et diplomatiques ;
- M. Néhémie Mwilanya Wilondja : College chargé des questions juridiques et administratives ;
- M. Raphael Luhulu Lunge : College chargé du suivi des activités du Parlernent et des institutions d'appui à la démocratie ;
- M. Clement Mubiayi Kashama : College chargé des Mines, énergie et hydrocarbures.
- M. Libendele Lubuna : College chargé de l'Agriculture, pêche et élevage ;
- M. Léonard Mashuga Rugamika : College chargé des questions sociales et culturelles ;
- Mme Marie-France Mubenga Kamuanya : College chargé des Affaires fonciéres et environnement ;
Article 2 : Est abrogee l'ordonnance n°07/014 du 17 mars 2007 portant nomination des conseillers principaux au cabinet du Président de la République ;
Article 3 : Le directeur de cabinet du Président de la Republique est chargé de l'exécution de la présente ordonnance qui entre en vigueur à la datede sa signature.
Fait à Kinshasa, le 30 janvier 2009
Joseph Kabila Kabange
Pour copie certifiée conforme à l'original Le 30 janvier 2009
Le cabinet du Président de Ia République Adolphe Lumanu Mulenda Sefu Directeur de Cabinet
(DN/PKF/Yes)
MMC
Last edited: 31/01/2009 12:47:25 |
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| lundi 26 janvier 2009, a 12:19 |
| Message de remerciements de la famille de Mzee L-D KABILA |
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Message de remerciements de la famille de Mzee Laurent-Désiré Kabila à l'occasion du 8ème anniversaire du 16 mai. | |
| | Kinshasa, 19 janvier 2009 | |

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La famille de feu Président Laurent Désiré Kabila, le 16 janvier 2009 | |
La Famille de Mzee Laurent Désiré KABILA remercie vivement le peuple congolais, les amis, connaissances et autres sympathisants, pour l'élan de solidarité manifestée ce 16 janvier 2009, jour anniversaire de l'assassinat de Mzee Laurent-Désiré KABILA. Elle adresse également sa gratitude à ces millions d'hommes de conviction disséminés à travers le monde, qui reconnaissent la portée du combat de Mzee Laurent Désiré KABILA et qui méditent sur l'action héroïque enclenchée par cet homme pour la libération de son peuple.
Les remerciements de la famille Mzee Laurent-Désiré KABILA s'adressent aussi à tous les officiants des cultes d'action de grâce célébrés à travers le pays et ailleurs, particulièrement à Son Eminence Monseigneur IGNATIOS, Métropolite d'Afrique Centrale, qui a présidé le culte dans la capitale, Kinshasa.
Certes, Mzee Laurent Désiré KA BILA est mort et a disparu dans sa chair. Mais il est plus vivant que jamais dans sa pensée et sa vision qu'il nous a léguées.
Que Dieu protège et bénisse la République Démocratique du Congo et son Peuple !
Fait à Kinshasa, le 16 janvier 2009
La Famille de Mzee Laurent Désiré KA BILA. |
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| jeudi 04 décembre 2008, a 00:28 |
| République démocratique du Congo : Justice pour un génocide |
République démocratique du Congo :
justice pour un génocide
Les images choquantes passées en boucle ces derniers jours par la télévision sur le désastre humanitaire en cours dans l'Est de la République démocratique du Congo sont venues nous rappeler le drame oublié de ce pays, où une guerre vieille de douze ans a déjà fait 5 millions de morts, 2 millions de déplacés intérieurs, un million de réfugiés, des dizaines de milliers de femmes violées et des milliers d'enfants arrachés à leurs familles pour être enrôlés de force dans des groupes armés.
Les organisations humanitaires estiment entre 31.000 et 74.000 le nombre de personnes qui meurent chaque mois au Congo des suites directes ou indirectes de la guerre; ce qui fait de ce conflit le plus meurtrier que le monde ait connu depuis la Seconde guerre mondiale. S'il doit encore durer trois ou quatre ans, il aura décimé une population équivalente à la totalité de la population de la Belgique.
Ce qui se passe au Congo n'est ni une guerre tribale, ni une rébellion politique. La persistance de cette guerre, qui prend les femmes et les enfants pour des cibles privilégiées, est selon toute vraisemblance le signe d'une volonté partagée d'exterminer physiquement et systématiquement la population d'une nation ou d'une partie de celle-ci, selon la définition classique du terme « génocide ».
Les femmes et les enfants étant les groupes sociaux qui garantissent à toute communauté nationale sa pérennité, l'envoi des enfants sur la ligne de front et les viols massifs des femmes de tous âges (aussi bien des bébés de quelques mois que des femmes de 80 ans) ne peuvent s'interpréter autrement que comme une volonté délibérée de priver cette partie du Congo de ses forces vives, probablement dans le but de s'emparer de ses terres et de les dominer durablement.
Quelle est la motivation réelle du Rwanda ? Le pillage des richesses
et l'annexion, à terme, de la riche province du Kivu
Par ailleurs, les rapports du panel d'experts de l'ONU chargés d'enquêter sur l'exploitation illicite des ressources naturelles de ce pays ont confirmé ceux des organisations indépendantes, telles que « Human Rights Watch », « Amnesty International », « International Crisis Group » et « Médecins sans frontières », qui ont toutes désigné le pillage du diamant, de l'or, du coltan, de la cassitérite et du bois précieux de l'Est du Congo comme étant la principale motivation de la guerre. Ils ont aussi dénoncé l'implication dans ce trafic des réseaux criminels, dont les tentacules traversent les mers et les continents.
La position d'une rébellion au Congo est devenue indéfendable, dès lors qu'un dialogue national inclusif a eu lieu (en 2002), qu'un gouvernement de transition incluant les rébellions s'est mis en place (2003-2006) et que des élections générales ont été organisées (en 2006) sous l'égide de la communauté internationale.
Les préoccupations sécuritaires formulées par le Rwanda, du fait de la présence sur le sol congolais des milices qui lui sont hostiles et qui ont trempé dans le génocide rwandais de 1994, ne justifient d'aucune manière ses agressions répétées contre le Congo. D'abord parce que les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et les Interahamwés ne sont pas sur le sol congolais sur invitation du Congo, et ensuite, parce que la tâche d'éliminer cette menace toute relative, - qui ne s'est plus manifestée sur le sol rwandais depuis plusieurs années, ne relève pas de la seule responsabilité du gouvernement congolais, mais aussi du gouvernement rwandais et de la communauté internationale dans son ensemble.
Le gouvernement rwandais doit se disposer à accueillir ses citoyens (criminels ou non) réfugiés au Congo et ouvrir son espace politique à l'opposition.
Le Conseil de sécurité de l'ONU, auteur de la Résolution 929 ayant autorisé l'« Opération turquoise » et le déferlement d'un million de Rwandais sur le sol congolais en 1994, ne peut pas assister en spectateur au massacre des millions de Congolais et aux activités criminelles de ceux qui sont au Congo sur sa décision.
Les interventions armées unilatérales du Rwanda et de l'Ouganda au Congo (entre 1996 et 2002) et leur soutien continu aux rébellions congolaises n'ont fait qu'ajouter aux souffrances des populations congolaises, sans résoudre la question sécuritaire ayant servi de prétexte à ces interventions. Au contraire, l'activisme de leurs hommes sur les carrières minières et la brutalité exercée sur des civils congolais ont fini par persuader les incrédules des motivations réelles de ces actions: au-delà du pillage des ressources minérales du Congo, le Rwanda cherche à annexer la riche province du Kivu, afin d'étendre son territoire devenu trop étroit pour une population dont la densité est l'une des plus élevées du monde. C'est dans cette optique que le massacre des civils, les viols massifs des femmes et l'enrôlement des enfants sont utilisés comme des armes de guerre, pour désorganiser les sociétés congolaises locales et favoriser à terme la domination numérique de l'occupant.
L'incapacité de la MONUC (Mission d'observation des Nations unies au Congo) à imposer la paix, alors qu'elle y a déployé 17.000 Casques bleus dotés d'un budget annuel d'1 milliard de dollars, décrédibilise la communauté internationale et tend à confirmer la thèse d'un complot international ourdi contre le Congo, un complot auquel les puissances siégeant au Conseil de sécurité de l'ONU ne seraient pas étrangères. Dans tous les cas, la légèreté avec laquelle cet organe traite la question congolaise, en dépit des rapports accablants de ses propres délégués, s'apparente à une complicité de génocide - un génocide dont nous risquons d'être tous complices, si nous ne dénonçons pas vigoureusement le laxisme de l'ONU, les tergiversations de nos gouvernements, et la complaisance des personnes qui prétendent parler et agir en notre nom dans la gestion de cette crise.
La diplomatie bancale, qui exige du gouvernement congolais un dialogue inconditionnel avec ses agresseurs (internes et externes), consacre le déni de justice à l'égard d'un État membre de l'ONU. Elle n'a eu jusqu'à présent pour seuls effets palpables que l'occultation des agressions et la légitimation des rébellions, au détriment de l'État congolais, qui en est sorti chaque fois affaibli.
Pour rendre justice au Congo et l'aider à sortir définitivement du marasme où il est empêtré depuis des décennies, il convient d'appliquer à son cas les dispositions pertinentes du droit international et le même schéma qui a servi à résoudre des crises similaires ailleurs.
Le Congo a besoin d'un « procès de Nuremberg » pour neutraliser
les seigneurs de guerre impliqués dans ce génocide
L'Europe ne se serait probablement jamais remise des affres de la Deuxième guerre mondiale, si elle n'avait bénéficié de l'appui militaire, économique et judiciaire de l'allié américain.
Le Congo a aujourd'hui besoin d'une force d'imposition de la paix pour arrêter la guerre, d'un « Plan Marshall » pour se reconstruire, et d'un « procès de Nuremberg » pour neutraliser les seigneurs de guerre et autres criminels impliqués dans ce génocide qui n'a que trop duré.
Par comparaison, après l'intervention de l'OTAN en ex-Yougoslavie en 1995, une aide économique conséquente avait été accordé à ce pays et un Tribunal pénal international spécialisé (TPIY) avait été aussitôt érigé.
Après le conflit russo-georgien de l'été dernier, on a vu l'OTAN et l'Union européenne se mobiliser pour exercer toutes sortes de pressions (diplomatiques, économiques et militaires) sur la Russie, déployer une force d'observation sur terrain et débloquer quelque 4,5 milliards de dollars à titre d'aide financière à la Georgie, un pays de 4,6 millions habitants touché par un conflit de quelques jours.
Pourquoi le Congo, ce pays de soixante millions d'habitants, immensément gâté par la nature, est –il privé des moyens nécessaires à sa reconstruction ?
Pourquoi les « faiseurs de paix » au Congo rechignent-ils à l'idée d'un Tribunal pénal international ad hoc ?
La diplomatie du « dialogue inconditionnel » et des « négociations à tout prix » est un écran de fumée cynique qui entretient la guerre, tout en donnant l'impression de s'en préoccuper.
Il est temps que la justice prenne le relais de la négociation, et que des investissements massifs viennent redonner espoir à une population qui n'attend que cela pour se remettre au travail et reconstruire son pays ruiné par des décennies de guerre.
Le FRAC (Forum de réflexion pour l'avenir du Congo) |
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| lundi 24 novembre 2008, a 10:10 |
| Le président Joseph Kabila est un père affectueux... |
ARRET SUR IMAGE: Le Président Joseph Kabila et son fils Laurent Désiré Kabila jr. |
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| dimanche 12 octobre 2008, a 09:47 |
| Adolphe Muzito nommé Premier ministre en remplacement d'Antoine Gizenga |
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Adolphe Muzito nommé Premier ministre. | |
Kinshasa, 10 Octobre 2008 | |

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Le président Joseph Kabila Kabange a nommé par ordonnance signée vendredi M. Adolphe Muzito en qualité de Premier ministre en remplacement de M. Antoine Gizenga qui avait démissionné le 25 septembre dernier.Le nouveau Premier ministre congolais, qui est un membre influent du PALU (Parti Lumumbiste Unifié) d'Antoine Gizenga, était ministre du Budget dans le gouvernement sortant.
Ancien inspecteur des Finances, il est licencié en sciences économiques de l'Université de Kinshasa.
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| jeudi 02 octobre 2008, a 20:52 |
| Le gouvernement central de la RDC réputée démissionnaire |
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Le gouvernement central de la RDC réputée démissionnaire
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Kinshasa, 01/10 (ACP).-
Le Président Joseph Kabila a recommandé mardi aux membres du gouvernement dont le Premier ministre Antoine Gizenga vient de démissionner de continuer à gérer les affaires courantes dans la discipline et le respect des lois du pays.
Le Chef de l'Etat a fait cette recommandation au cours du conseil des ministres extraordinaire qui s'est réuni mardi sous sa direction à la Cité de l'Union africaine de Kinshasa, dans la commune de Ngaliema.
Le Président de la République a félicité le Premier ministre sortant, Antoine Gizenga, pour le travail que ce dernier a accompli et sa loyauté envers la nation. Le Premier ministre sortant a, pour sa part, invité le peuple congolais à demeurer patriote et serviteur de la nation.
Ci-dessous le texte intégral du compte rendu de cette réunion fait par le ministre de la Communication et des médias, Emile Bongeli.
« Il s'est tenu ce mardi 30 septembre 2008 à la Cité de l'Union africaine une réunion extraordinaire d'au revoir du Conseil des ministres présidée par Son Excellence Joseph Kabila, Président de la République, Chef de l'Etat.
Le Premier ministre sortant, M. Antoine Gizenga, a d'abord remercié le Chef de l'Etat pour lui avoir fait confiance en lui confiant le poste de Premier ministre. Ensuite, il a tenu à préciser que sa démission déposée le 25 septembre 2008 est due à des raisons de santé et de convenance personnelle. Il a souligné à cet effet, avoir travaillé aux côtés du Chef de l'Etat à asseoir l'unité nationale, la démocratie et à remettre sur les rails les paramètres vitaux de l'économie.
Le Premier ministre sortant a déclaré le gouvernement démissionnaire et a recommandé à tout le peuple congolais de rester patriote et serviteur de la nation vis-à-vis de puissants ennemis qui trouvent la RDC trop grande et trop riche pour les Congolais. La moindre négligence ou complicité, a-t-il conclu, peut mener à l'émiettement du pays.
A son tour, le Chef de l'Etat a félicité le Patriarche Antoine Gizenga pour le travail accompli et la loyauté envers la nation dans un contexte post-électoral marqué par des attentes pressantes de la population et une situation sécuritaire critique dans l'Est du pays.
Le Chef de l'Etat a ensuite confirmé que le gouvernement est réputé démissionnaire et que ses membres doivent continuer à gérer les affaires courantes dans la discipline et le respect des lois du pays. Le Chef de l'Etat a rappelé à tous les ministres d'Etat, ministres et vice-ministres de travailler sans relâche pour faire évoluer positivement la situation dans l'Est perturbée par différents fauteurs de troubles. |
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| mardi 30 septembre 2008, a 14:33 |
| Nominations de la territoriale en RDC |
Kinshasa, 25/09/2008 / Politique
Le Chef de l'Etat a signé jeudi quatre Ordonnances portant nomination des administrateurs de territoire et leurs adjoints, des maires de ville et leurs adjoints, des commissaires de district et leurs assistants et des bourgmestres et leurs adjoints.  Ordonnance n° 081057 du 24 septembre 2008 portant nomination des bourgmestres et bourgmestres adjoints des communes. Le Président de la République; Vu la Constitution, spécialement en ses articles 79, 81, 93 et 221 ; Vu la loi n081 -003 du 17 juillet 1981 portant statut du personnel de carrière des Services publics de l'Etat ; Vu, tel que modifié et complété à ce jour, le Décret loi n°081 du 02 juillet 1998 portant Organisation territoriale et administrative de la République Démocratique du Congo, spécialement en ses articles 6, lO6 et 107 ; Vu le Décret-loi n°031 du 08 octobre 1997 portant actualisation de la dénomination des Entités et des Autorités administratives ; Vu le Décret-loi n°082 du 02 juillet 1998 portant statut des Autorités chargées de l'Administration des circonscriptions territoriales ; Vu, telle que modifiée et complétée à ce jour l'Ordonnance n°07/017 du 03 mai 2007 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement ainsi que les modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ainsi qu'entre les membres du Gouvernement ; Vu, telle que modifiée et complétée à ce jour, l'Ordonnance n°07/018 du 16 mai 2007 fixant les attributions des Ministères ; Vu l'urgence; Sur proposition du Ministre d'Etat chargé de l'Intérieur, Décentralisation et Sécurité; OrdonneArticle 1er : Sont nommées pour exercer les fonctions en regard de leurs noms, les personnes ci-après: Ville de KinshasaCommune de Bandalungwa :Monsieur Florent Lebe Mupiya : Bourgmestre Monsieur Yange Nyafio : Bourgmestre adjoint Commune de Bumbu :Monsieur Ntimansiemi Mayimona : Bourgmestre Monsieur Alexis Kanyenye Byumanine : Bourgmestre adjoint Commune de Kalamu :Monsieur Jean-Claude Kadima Kalonji : Bourgmestre Mme Maguy Djongo : Bourgmestre adjoint Commune de Kasa-Vubu :Mme Bébé Meta Mbuyi : Bourgmestre Mme Inona Sengi Faturna : Bourgmestre adjoint Commune de Makala :Monsieur MoussaAbdoul Razak : Bourgmestre Monsieur Gommaire M insi Nsiala : Bourgmestre adjoint Commune de Ngir-Ngiri :Monsieur Jean Onema Wembo : Bourgmestre Monsieur Benjamin Bonioma lselonge : Bourgmestre adjoint Commune de Sélembao :Monsieur Nkulu Numbi : Bourgmestre Monsieur Crispin Miyambi : Bourgmestre adjoint Commune de Barumbu :Monsieur Apollinaire Ipaya Ikoko : Bourgmestre Monsieur Hyppolite Nzita : Bourgmestre adjoint Commune de Gombe :Monsieur Dolly Makambo Nawezi : Bourgmestre Mme Félicité Muyaya Coco : Bourgmestre adjoint Commune de Kinshasa :Monsieur Sapu Kalimasi Ebondo : Bourgmestre Monsieur Eric Mbala Kabeya : Bourgmestre adjoint Commune de Kintambo :Monsieur Tenge Litho : Bourgmestre Monsieur MuchigaZihindula : Bourgmestre adjoint Commune de Lingwala :Mme Brigitte Mwaluke Kembe : Bourgmestre Monsieur Daniel Wangu Luluw : Bourgmestre Adjoint Commune de Mont-Ngafula :Monsieur Olivier Saya : Bourgmestre Monsieur Tryphon Wobin : Bourgmestre adjoint Commune de Ngaliema :Monsieur Clément Diantete : Bourgmestre Mme Béatrice Geréyabizo : Bourgmestre adjoint Commune de Kisenso :Monsieur Jacques Bile : Bourgmestre Monsieur Zéphirin Kindeke : Bourgmestre adjoint Commune de Lemba :Monsieur Lubo Yambele : Bourgmestre Monsieur David Lisungi Mvumu-A-Mavungu : Bourgmestre adjoint Commune de limete :M. Numbi Kasongo : bourgmestre M. Code Gabama Musangudi : bourgmestre adjoint Commune de Ngaba :M. Tele Mukwanga : bourgmestre Mme Sophie Mambu : bourgmestre adjoint Commune de Matete :M. Gaibene Bailon : bourgmestre M. Raphael Kasongo Onya : bourgmestre adjoint Commune de Kimbanseke :M. Edouard Gatemba Ju-Kake : bourgmestre M. Placide Mukonkole Ngongo : bourgmestre adjoint Commune de Maluku :M. Pap.y Epania Nzamu : bourgmestre M. Leka Nsampie : bourgmestre adjoint Commune de Masina :Mme Enertine Mujinga Munzornbo : bourgmestre M. Makwanza Tang Bisi : bourgmestre adjoint Commune de Ndjili :M. Biya Kiakwama : bourgmestre M. Crépin Mawatu : bourgmestre adjoint Commune de Nsele :M. Augustin Nkama indi : bourgmestre M. ChárlyMakina Hanki : bourgmestre adjoint Article 2 :Sont abrogées toutes dispositions antérieures contraires à la présente ordonnance. Article 4 : Le ministre d'Etat chargé de l'intérieur, décentralisation et sécurité est chargé de l'exécution de la présente ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature. Fait à Kinshasa, le 24 septembre 2008 Joseph Kabila Kabange Le Premier ministre Antoine Gizenga Pour copie certifiée conforme à l'original Le 24 septembre 2008 Le cabinet du Président de la République Raymond Tshibanda N'Tungamulongo Directeur de Cabinet Ordonnance n°081055 du 24 février 2008 portant nomination des maires et maires adjoints des villes Le Président de la République.Vu la Constitution, spécialement dans ses articles 79, 81, 93 et 211, Vu la loi n°081-OO3du l7juillet 1981 portant statut du personnel de carrière des Services publics de l'Etat ; Voici les nouveaux bourgmestres des 24 Communes de la ville Kinshasa Vu, tel que modifié et complété à ce jour, le Décret loi n°081 du 02 juillet 1998 portant organisation territoriale et administrative de la République Démocratique du Congo, spécialement en ses articles 6 et 37 ; Vu le Décret-loi n°031 du 08 octobre 1997 portant actualisation de la dénomination des entités et des autorités administratives ; Vu le Décret-loi n°082 du 02 juillet 1998 portant statut des autorités chargées de l'Administration des circonscriptions territoriales ; Vu, telle que modifiée et complétée à ce jour, l'Ordonnance n°07/017 du 03 mai 2007 portant organisation et fonctionnement du gouvernement ainsi que les modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le gouvernement ainsi qu'entre les membres du gouvernement ; Vu telle que modifiée et complétée à ce jour, l'ordonnance n°07101 8 du 16 mai 2007 fixant les attributions des ministères ; Vu l'urgence; Sur proposition du ministre d'Etat chargé de l'intérieur, décentralisation et sécurité, le conseil des ministre entendu ; OrdonneArticle 1er :Sont nommées pour exercer les fonctions en regard de leurs noms, les personnes ci-après: 1. Ville de Bandundu :Mme Cathy Lusamba Bompongo: Maire, M. Bitabor Luzingu : Maire adjoint. 2. Ville de Beni :M. Mufunza Bayengo : Maire ; Mme Angèle Nyira Bitaro: Maire Adjoint. 3. Ville de Boma :Mme Marie-José NIONGO NSUAMI : Maire ; M. Eugene MBUDI MBUDI : Maire adjoint. 4.VilledeBukavu :Mme Zita Kvungirwa : Maire, M. Germain Balebwa RAMAZANI : Maire Adjoint 5. Ville de Butembo :M. Hubert Kakule SYAHJTERA : Maire, M. Gode froid Kambere MATIMBYA : Maire adjoint 6. Ville de Gbado-Lite :M. Achille Guda KWANGBO : Maire, M. Alphonse Dangani. KUADI : maire adjoint. 7. Ville de Goma :M. Rachidy TUMBULA : Maire, M. Jean-Bosco Semasaka : maire adjoint 8. Ville de Kananga :Mme Antoinette Kapinga TSHIBUYI : maire, M. Kalamba NTUMBA : maire adjoint 9. Ville de Kikwit :M. Godifer Mukemene PIKANYANI : maire ; M. Constant Kassandji TSHEZ: maire adjoint. 10.Ville de Kindu :M. Michel Ole OKOKO : maire ; M. Victor Kikuni Sombenyama : Maire Adjoint. 11. Ville de Kisangani :M. Guy S. BAENDO: maire ; M. Bonane MAMBEMBA : maire adjoint. 12. Ville de Kolwezi :Mme Charlotte CIME JINGA: Maire ; M. Déodat Kapenda wa Kapenda : maire adjoint. 13. Ville de Likasi :M. Denis Kalondji Ngoyi-wa-Kumikino : maire ; M. Séraphin Makonga wa Ilunga : maire adjoint 14. Ville de Lubumbashi :Mme Marie-Gregoire TAMBILE SAMBWE : Maire ; M. Kaputo CHAN DO: maire adjoint. 1,5. Ville de Matadi :M. Jean-Marie Nzeyidio LUKOMBO : maire, M. Nsimba MATONDO : maire adjoint 16. Ville de Mbandaka :Mme Eugénie Mwanya IBOTA : maire, M. Richard Itefo IYEFA : maire ad joint. 17. Ville de Mbuji-Mayi :M. Josepyh Nkongolo KABILA : maire ; Mme Marie-Thérèse Kisaka MUTOLE KAZADI : maire adjoint. 18. Ville de Mwene-Ditu :M. Michael Kazad CHIPUTAMASEKIJ: maire ; M. Pontien TSHIBAND TONDOY à BUKAS : maire adjoint. 19. Ville de Tshikapa :M. Tshisenge Tshisekedi : maire ; M. Edouard Dikenga KIKOMBA : maire adjoint 20. VilIe de Zongo :M. Michel Siazo Mbwi YEKEYEKE : maire ; M . Eloko Matambimba : maire adjoint Article 2 :Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente ordonnance. Article 4 :Le ministre d'Etat chargé de l'intérieur, décentralisation et sécurité est chargé de l'exécution de la présente ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature. Fait à Kinshasa, le 24 septembre 2008 Joseph Kabila Kabange Le Premier ministre. Antoine Gizenga Pour copie certifiée conforme à l'original le 24 septembre 2008 Le cabinet du Président de la République Raymond Tshibanda Ntungamulongo Directeur du Cabinet. (Milor/PKF)Le Palmarès
Last edited: 25/09/2008 18:09:03 |
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| lundi 22 septembre 2008, a 13:08 |
| Le couple présidentiel de la RDC enrichi d'un nouveau-né... |
Kinshasa, 20/09/2008 / Politique
Carnet rose dans la famille présidentielle avec la naissance jeudi aux Cliniques Ngaliema de Kinshasa d'un fils, deuxième enfant du couple Joseph Kabila et Marie-Olive Kabila  Bonne nouvelle à la présidence de la République où l'on apprend la naissance jeudi dernier d'un fils du couple présidentiel Joseph Kabila Kabange et Marie-Olive Kabila née Marie-Olive Lembe di Sita. L'information de cette naissance a été livrée vendredi soir par la Chaîne nationale la RTNC qui a indiqué que l'épouse du Chef de l'Etat avait accouché le jeudi aux Cliniques Ngaliema de Kinshasa d'un bébé de sexe mâle arrivé au monde avec un poids de plus de 3Kg. L'heureux événement est intervenu pratiquement pendant que le président de la République se trouvait à Goma au front de la guerre dans les Kivu où il se déployait sans ménagement pour consoler les populations victimes de la barbarie des derniers seigneurs de guerre à l'Est du pays, alors que le devoir familial devait le retenir auprès de sa chère épouse en travail d'enfantement. Il a même été indiqué que le Chef de l'Etat avait expressément organisé l'accouchement de son épouse dans le pays, contrairement aux habitudes de bien de nantis de la haute sphère congolaise qui recourent aux maternités de prestigieux hôpitaux d'Europe. Le président de la République qui aime s'afficher de la modestie de son peuple a jugé bon de confier son épouse entre les mains considérées tout à fait expertes des médecins et personnel traitant du pays en qui il fait confiance, ce en quoi il a parfaitement eu raison puisque l'accouchement s'est déroulé sans problème. L'événement qui comble toujours de bonheur le cercle familial a de quoi réjouir le couple présidentiel ainsi agrandi d'un deuxième enfant, après une première jolie fillette qui va déjà à l'école et qui est d'ores et déjà émerveillée d'avoir un petit frère sans doute vivement attendu. Il est un secret de polichinelle que bon nombre de Congolaises et de Congolais attendaient aussi l'événement de cette naissance au regard du souvenir du merveilleux mariage qui avait été célébré avec un éclat sans pareil en 2006 à la veille des élections pour unir le tout jeune et admiré premier couple congolais. La direction et tout le personnel de Digitalcongo.net tout comme de l'ensemble du groupe MMC saisit l'heureuse occasion de cette naissance pour communier à la joie et présenter en toute déférence de vifs souhaits de bonheur et de prospérité au bébé nouveau-né d'abord, ensuite à la famille présidentielle aussi bien celle restreinte que celle élargie, tout en formulant les meilleurs augures à l'enfançon, comme s'y seraient prises de légendaires et bienfaisantes fées. (DN/Yes)
Daniel Nzuzi/MMC Last edited: 20/09/2008 16:07:43 |
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| lundi 22 septembre 2008, a 13:06 |
| Deux banques sud-africaines prêtent 140 Millions à la MIBA |
Kinshasa, 20/09/2008 / Economie
Signature à Kinshasa entre la Miba et deux banques sud-africaines des accords de prêts de financements d'un montant de 140 millions de dollars US en faveur de la société minière congolaise pour lui permettre de relancer ses activités et accroître sa production diamantifère .jpg) C'est une bouffée d'oxygène pour la Minière de Bakwanga. Qui désormais devra revêtir sa robe d'antan. En effet, avec la signature jeudi, au cercle Elaeis, des accords de prêts de financements d'une hauteur de 140 millions de dollars américains entre cette société représentée, d'un côté par son Président Administrateur Délégué, Kabongo Fuila et, de l'autre, par deux banques sud-africaines, en l'occurrence IDC et DBSA, plus rien ne peut freiner la relance de cette société d'économie mixte. Le tout, à l'honneur de la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda qui n'a ménagé aucun effort pour l'aboutissement de ces accords. Au-delà de la relance de la MIBA, ces accords vont permettre de garantir l'emploi de 5.000 travailleurs. Ce qui concrétise la réalisation de l'un des cinq chantiers de la République, et par ricochet, un des axes prioritaires de l'action gouvernementale. Avec ce financement, la Miba pourra, non seulement renouveler son outil de production et assurer désormais la paie régulière des travailleurs, mais également se libérer de ses créanciers extérieurs. C'est là un motif de fierté certes pour son Président Administrateur Délégué, Kabongo Fuila, qui, saluant ces accords en a profité pour dévoiler les objectifs que le comité de gestion s'est assigné à l'issue de sa désignation à la tête de cette entreprise mixte. Ces objectifs sont axés sur deux points, notamment assurer la survie de la MIBA, une société mixte fragilisée par une crise multiforme qui frappe tout l'Etat et qui l'a placée en cessation d'activités et de paiement. Les installations industrielles presque désertées étaient exposées au vandalisme avec comme conséquence la destruction de certains outils nécessaires à la production. C'est dans cette perspective, qu'il a fallu chercher à trouver les financements pour sa réhabilitation et redémarrer la production dans sa capacité actuelle pour remonter la pente du progrès. C'est aujourd'hui un pari gagné en seulement quinze mois de son action. Grâce à un prêt de 11 millions de dollars contractés l'année dernière auprès de la Raw Bank, la Miba a réussi à maintenir ses structures de production. Et puisque les choses ont bien évolué, ce montant est totalement déjà remboursé à ce jour. Et la société a pu acheter des intrants et se procurer, en plus, quelques nouvelles pièces de rechange. Ce financement constitue une action plus forte qui va exiger une gestion transparente et efficace. Le redressement de la Miba va, à coup sûr, permettre à coup l'autre redressement économique de toute la province du Kasaï Oriental. Quoi de plus normal pour le Président Administrateur Délégué que de témoigner sa gratitude au Président de la République, Joseph Kabila pour son implication dans la résolution des problèmes de cette société. Et au Premier Ministre Antoine Gizenga pour ses efforts et son soutien dans l'action de sauvetage de la MIBA. Un satisfecit également du côté sud-africain. “ La signature de ces accords de financements vient ainsi cimenter les relations existant déjà entre les deux pays. Elle permet aussi un climat propice au développement de la RD. Congo en donnant à la MIBA les possibilités de reconquérir ses lettres de noblesse et sa gloire de poumon économique pour le pays… ” C'est le mot d'encouragement du représentant de l'IDC, lequel s'est montré conscient du rôle joué jadis par cette société d'économie mixte. Et de soutenir que ces accords ont permis de préserver, comme on la souligne plus haut, 5.000 emplois et donner également une meilleure vie à tout le monde. En signant ces accords, a-t-il ajouté, il y a une responsabilité à nous, et à l'équipe dirigeante de la MIBA d'accroître sa capacité optimale et à continuer dans l'avancement de ses activités. Par la même occasion, ils vont permettre de renforcer la cohésion sociale des citoyens. Même sentiment partagé par le Représentant de la DBSA pour que ces accords viennent concourir à la consolidation de la paix et de la démocratie afin de permettre au pays d'atteindre la vision commune que la SADC et l'Union Africaine ont établies pour le développement du continent. Et de souhaiter enfin que cette occasion contribue à améliorer la vision de la MIBA pour qu'elle devienne un fait réel. “ De notre côté, nous ferons de notre mieux pour nous joindre à ce voyage. Car, le succès de la MIBA sera aussi notre succès ”. Des propos qui résument tout le comportement et dénotent de l'engagement de son institution à l'endroit de la MIBA. Tous ces propos ont allumé une fière chandelle de la ministre du Portefeuille Jeannine Mabunda. Celle-ci n'a pas manqué de revenir sur sa vision de la reforme des entreprises du Portefeuille de l'Etat, qui constitue un chantier délicat. Point n'est besoin d'évoquer, ici, son implication personnelle auprès du Gouvernement, après des débats houleux y relatifs au Parlement et portant sur l'avenir de cette société sombrant autrefois dans une crise aiguë et devenue non compétitive. Un plaidoyer qui rencontrera l'assentiment de l'Etat congolais qui consentira d'injecter en 2007,44 millions de dollars américains au titre de subvention. Un montant, a-t-elle souligné, dont aucune autre entreprise du Portefeuille n'a bénéficié jusqu'à ce jour. Et cela pour parer au plus pressé et maintenir les structures de cette société. A cela s'ajoute un autre prêt, à court terme, de 11 millions de dollars américains obtenus auprès de la Raw Bank, qui a été remboursé grâce à la garantie de l'Etat en lieu et place de la MIBA et ce, à hauteur de 900.000 USD par an. L'on ne saura oublier dans cette circonstance le soutien de la BCDC. Avec la signature de ces accords, la MIBA passe pour un projet pilote d'envergure et ouvre la voie à d'autres entreprises d'Etat en pourparlers avec ces firmes Sud-africaines, a indiqué Jeannine Mabunda. Et d'en appeler finalement à une gestion saine et orthodoxe de l'équipe dirigeante de la MIBA. Se refusant de crier victoire, elle a laissé entendre que le plus dur reste à faire. Quitte à la MIBA, et à elle seule, de convaincre les banquiers. Enfin, il y a lieu d'apprécier, à sa juste valeur, l'aboutissement heureux et en un temps record, de ces accords amorcés seulement en janvier 2008. (DN/Ern./GW/Yes)Hubert Kadima/Uhuru Last edited: 20/09/2008 14:21:09 |
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| jeudi 10 juillet 2008, a 13:20 |
| Lettre ouverte à Monsieur Nonce Paolini, Pdg de TF1 |
Lettre ouverte à Monsieur Nonce Paolini, PDG de TF1.
Monsieur Paolini,
Permettez-moi de m'adresser à vous en votre qualité de patron de la plus grande chaîne de télévision privée en Europe.
Comme vous le savez, ces dernières semaines étaient riches en spéculation de tout genre concernant Monsieur Poivre d'Arvor.
Fidèle à TF1 depuis 1986, je suis en colère suite au mauvais traitement infligé à celui-là même qui a fait les choux gras de TF1 pendant plusieurs décennies.
Je me substitue aux millions de téléspectateurs francophones fidèles qui, de Paris à Alger, de Bruxelles à Kinshasa, en passant par Tombouctou ou Douala, font l'audimat de TF1.
Je suis indigné par la méthode brutale et sauvage que vous avez utilisée pour écarter Monsieur Poivre d'Arvor de son JT de 20h.
Non, Monsieur Paolini, vous prétendez qu'il s'agit d'une décision managériale. C'est faux sur toute la ligne. Tout le monde l'a constaté : depuis l'annonce du départ de PPDA de TF1, sa popularité n'a jamais été aussi grande, et les audiences de TF1 ont connu leur pic de 38 à 39% de part d'audience contre seulement 19 ou 20% pour France 2.
Comment expliquez-vous l'éviction de PPDA et de Robert Nias et l'arrivée de Jean-Claude Dassier (67 ans), plus âgé que PPDA (60 ans) ? Souci de rajeunissement et de sang neuf sans doute…
Pensez-vous, Monsieur Paolini, que Laurence Ferrari ou Harry Roselmack fera le poids contre un journaliste chevronné, le plus capé des présentateurs, bourré de talents et de diplômes comme PPDA ?
Votre réponse est certes NON. Vous avez raison car en débarquant PPDA de TF1, vous avez signé la chute de l'audimat et le boycott de TF1.
Je ne suis pas le seul à le penser. Les nombreux témoignages de soutien à PPDA par les auditeurs de RTL et d'Europe 1 en sont la preuve. Mon entourage et tous ceux qui liront cette lettre ouverte ne regarderont plus jamais TF1. Je trouve qu'il n'y a aucun respect non plus pour les téléspectateurs.
Selon un sondage réalisé du 12 au 13 juin 2008 et paru dans le JDD, plus de 55% des personnes interrogées désapprouvaient la décision de TF1. Par ailleurs, plus de 67% des personnes interrogées souhaitaient qu'à partir de la rentrée prochaine, PPDA présente un journal télévisé sur une autre chaîne.
OUI, je regrette amèrement le départ de ce journaliste hors pair qui était à ses heures un grand homme de cœur. Je le dis en connaissance de cause. Pour preuve, lors de ma dernière visite au JT de 20h en décembre 2007, un de ses collaborateurs m'a avoué comment PPDA a aidé nombre d'entre eux dans des situations financières délicates.
Connaissez-vous le plus beau cadeau qu'il ait offert aux français ?
C'est la maison de « Solenn », créée grâce aux opérations pièces jaunes de Madame Chirac.
Le journaliste de cœur y a mis toutes ses économies pour aider les jeunes filles en difficulté.
Ce n'est un secret pour personne. Tout le monde dit qu'il y a eu intervention en haut lieu et vous n'y êtes personnellement pas impliqué, dit-on. La décision, selon plusieurs médias français, est venue de l'actionnaire principal de TF1 qui a voulu faire plaisir à son ami.
Je m'insurge contre cette injustice à l'endroit du meilleur journaliste de France et d'Europe.
Désormais, tout le monde le sait, Monsieur Poivre d'Arvor est victime de son succès et de son indépendance. Cela me rappelle le limogeage sans raison valable d'un autre journaliste de Paris- Match du nom d'Alain Genestar.
Savez-vous, Monsieur Paolini, personne ne vous pardonnera jamais pour avoir accepté de ridiculiser le journaliste charismatique de France. Saint-Exupéry disait, je cite: « tous les adultes ont été des enfants…». Il n' y a rien de méchant dans cette citation paraphrasée lors d'une interview réalisée par Monsieur Poivre d'Arvor peu après les élections présidentielles.
Je connais des pays où les dirigeants se font insulter par des journalistes pour un oui ou pour un non. Ce n'est absolument pas le cas de mon ami PPDA. Ceux qui le connaissent vous diront que c'est un grand monsieur pudique, respectueux des autres mais exigeant sur le plan professionnel.
Je rigole quand certains journaux de caniveau parlent d'avenir incertain pour Monsieur Patrick Poivre d'Arvor. D'autres encore ont applaudi votre décision d'écarter ce talentueux journaliste et écrivain.
Je ne suis pas d'accord ni avec les uns ni avec les autres. Penser que l'avenir de PPDA sera incertain parce qu'il quitte TF1, c'est méconnaître l'homme. Ce n'est ni la première, ni la
dernière traversée du désert. Monsieur Poivre d'Arvor a vécu pire que ça…
La France entière se souviendra encore de ce 27 janvier 1995, dans un pays au bord des larmes, l'homme est apparu à l'antenne, fidèle à son poste et sans la moindre émotion, au lendemain du suicide de sa fille bien-aimée Solenn. Son JT a été présenté comme d'habitude et avec son sourire légendaire. Je ne connais pas beaucoup de journalistes consciencieux qui auraient agi de la sorte.
Sa force réside dans sa passion de l'écriture et dans l'amour de sa famille. Ce grand monsieur à plus d'une flèches à son arc : il pourrait se consacrer uniquement à l'écriture ou à l'enseignement du journalisme et vivre tranquillement loin des bruits parisiens.
Savez-vous, Monsieur Paolini que dans la France d'aujourd'hui, la presse libre et indépendante est menacée par la main invisible du pouvoir politique? On se croirait en Corée du Nord ou dans une république bananière d'Afrique…
Dans un grand pays libre et démocratique comme la France, il n'est pas concevable que le pouvoir politique joue de plus en plus le rôle dans le positionnement ou limogeage des journalistes.
Monsieur Patrick Poivre d'Arvor, cette figure emblématique de la télévision française, restera dans nos cœurs et sera de plus en plus reconnu par tous pour son indépendance et son insoumission.
Après 30 ans de bons et loyaux services sur TF1 et France 2, il s'est vu écarté de son prestigieux fauteuil pour plaire au « roi des médias ».
Rassurez-vous, Monsieur Paolini, les amis de PPDA ne se feront pas rares. Je suis et resterai un de ses fidèles amis. Je l'aime et il restera mon idole que je défendrai bec et ongle.
Longue vie à PPDA. Après la date du 10 juillet 2008, ce ne sera qu'un au revoir.
Luxembourg, le 06 juillet 2008.
Paul-Yves LUSHIKU (pylu@hotmail.com)
PPDA International Fan Club
38, rue Sainte Zithe
L-2763 Luxembourg

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| dimanche 01 juin 2008, a 13:08 |
| Le dossier Chinois et nous, par M Kudura Kasongo, porte-parole du Président Joseph Kabila |
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Kinshasa 21 mai 2008 | |
| | Par Kudura Kasongo | |
Le Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction de la République Démocratique du Congo s'est adressé à l'Assemblée Nationale pour exposer les grandes lignes des accords signés entre la Chine et notre pays.
Beaucoup de congolais, d'investisseurs, d'observateurs s'intéressent à cette nouvelle donne économique et politique qui rapproche davantage la Chine et la RDC sans que celle-ci soit éloignée de l'occident.
Beaucoup de choses ont été dites sur cet accord historique dont l'ampleur, la hauteur des moyens déployés et l'impact qui en résultera sur le terrain, si tout se passe bien, feront que le Congo va démarrer et prendre l'envol pour se positionner parmi les pays réellement en voie de développement et où le taux de croissance sera exponentiel à coup sûr.
Certains disent que nous avons donné plus aux chinois qu'ils ne nous en apportent. C'est le débat ! Mais ce qui est certain, le Congo démarre vraiment.
Soyez nombreux à nous faire parvenir vos réactions, et surtout vos remarques pour que le Congo aille de l'avant, et que l'opportunité offerte soit bénéfique pour les générations présentes et à venir. |
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Voici pour vous quelques repères pour comprendre le sens et le contenu de la démarche du Chef de l'Etat sur les accords conclus et à conclure: | | | | 1. Extrait du discours du Président de la République sur l'état de la Nation (6 décembre 2007). | | | |
"La logique de ces accords se décline en cinq points :
Premièrement, «Cinq chantiers pour changer le Congo », ce n'est ni un slogan, ni une utopie. C'est un projet. Mieux, c'est un contrat passé avec le peuple. Nous avons donc une obligation de résultat, et il nous faut trouver des ressources financières pour matérialiser ces chantiers sur le terrain.
Deuxièmement, Nous avons assaini le cadre macroéconomique et Nous gérons mieux nos finances publiques. Cependant, Nos ressources propres, quoiqu'en constante progression, demeurent insuffisantes face à l'ampleur de Nos besoins de reconstruction.
Troisièmement, le concours de Nos partenaires traditionnels est fort appréciable et apprécié. Il est cependant déjà pris en compte dans le calcul du déficit de financement à combler et, vu les procédures de décaissement qui lui sont propres, il ne répond pas à l'urgence de Nos besoins.
Quatrièmement, Nous sommes dans la dernière ligne droite vers le point d'achèvement de l'initiative PPTE et la réduction substantielle du fardeau de la dette. Le financement additionnel à trouver doit être susceptible de décaissement rapide, et s'obtenir à des conditions qui n'accroissent pas notre endettement et mettent en danger le point d'achèvement.
Cinquièmement, puisque les institutions financières chinoises disposent de liquidités importantes et que leur pays a des besoins importants en ressources naturelles, notamment minières, pourquoi ne pas conclure avec eux un accord où chaque partie trouverait son compte?
En échange de concessions minières, exploitées en partenariat avec des entreprises publiques congolaises, donnant de l'emploi aux congolais et produisant de la valeur ajoutée localement, les banques Chinoises acceptent de contribuer au financement de Nos cinq chantiers.
Pour la première fois dans Notre histoire, le peuple congolais pourra enfin voir à quoi aura servi son cobalt, nickel ou cuivre ! " (Extrait du discours du Chef de l'Etat sur l'Etat de la Nation - Kinshasa 6 décembre 2007) | | | | 2. Allocution du Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction à l'occasion de la présentation à l'Assemblée Nationale des accords signés entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et le Groupement des Entreprises chinoises. | | ------------------------------------------------------------------------------ | Honorable président de l'Assemblée Nationale, Honorables membres du Bureau de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
1. C'est pour moi un honneur et une grande joie de prendre encore une fois la parole, au nom du Gouvernement de la République, devant cette Auguste Assemblée, pour me soumettre encore une fois, à ce devoir citoyen de toujours rendre compte au Peuple.
2. Aujourd'hui, Honorables Représentants du Peuple, je viens vous informer officiellement et solennellement, que les négociations qui ont commencé au mois d'août 2007 entre le Gouvernement congolais et le Groupement des Entreprises Chinoises (CHINE RAILWAY GROUP LIMITTED et SINOHYDRO) avec financement d'EXIM BANK ont débouché à la signature d'une Convention de Collaboration en date du 22 avril 2008 à Beijing.
3. L'histoire retiendra que cette Convention procède de la vision d'un homme, le Président de la République Joseph Kabila Kabange ainsi qu'il l'a exprimé dans son discours du 6 décembre 2007 devant les deux Chambres réunies en Congrès. Il disait alors : « Les cinq chantiers pour changer le Congo, ce n'est ni un slogan, ni une utopie. C'est un projet. Mieux, c'est un contrat passé avec le peuple. Nous avons donc une obligation de résultat, et il nous faut trouver des ressources financières pour matérialiser ces chantiers sur le terrain.
En échange de concessions minières, exploitées en partenariat avec des entreprises publiques congolaises, donnant de l'emploi aux congolais et produisant de la valeur ajoutée localement, les banques chinoises acceptent de contribuer au financement de nos cinq chantiers. Pour la première fois dans notre histoire, poursuit encore le Chef de l'Etat, le peuple congolais pourra enfin voir à quoi aura servi son cobalt, son nickel, ou son cuivre ! »
L'actuelle Convention est donc la concrétisation de cette volonté inébranlable de passer du discours d'intention aux actes.
Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
4. L'objet de cette Convention porte sur le financement des travaux d'infrastructures de base à réaliser par le Groupement des Entreprises Chinoises dont question, et lequel financement sera supporté par les revenus générés par l'exploitation des concessions minières en partenariat avec la GECAMINES.
5. En ce qui concerne le volet minier de cette Convention, il s'est concrétisé par la création d'une joint-venture minière entre la GECAMINES et les entreprises chinoises pour l'exploitation des gisements sélectionnés dormants et dont les titres et droits miniers sont cédés par la Gecamines en vue de garantir le remboursement du financement requis.
6. Les données techniques de base de la joint-venture sont donc les suivantes : - Forme juridique : Société par Action à Responsabilité Limitées - Structure du capital : 68% Groupement Chinois, 32 % GECAMINES - Capital social : 100 millions USD - Raison sociale : Société Sino-Congolaise des Mines (SICOMINES) - Potentiel des gisements : 10,62 millions de tonnes de cuivre et 620 mille tonnes de cobalt ; - Valeur de l'investissement : 3,25 milliards USD (à confirmer par l'étude de faisabilité) ; - Objectifs de production : 400.000 tonnes de cuivre grade A/an et 19.000 tonnes de cobalt/an ; - Coût de production : 2.100 USD/tonne de cuivre et 7.000 USD/tonne de cobalt ; - Cours moyen des métaux : 5.000 USD/tonne de cuivre et 26.500 USD/tonne de cobalt ; - Début de production : 4 ans après le lancement du projet.
7. Ce sont ces données qui ont permis à nos experts miniers et financiers de faire des simulations attestant que la joint-venture ainsi créée sera à mesure de soutenir la dette et de payer conséquemment les dividendes dus aux actionnaires.
8. Pour ce qui est du volet infrastructures, il porte sur le financement de : - 3.215 km de chemins de fer reliant la Province du Katanga à la Province du Bas-Congo en passant par les Provinces du Kasaï-Oriental, Kasaï-Occidental, Bandundu et Kinshasa (réhabilitation, modernisation et construction).
- 3.400 km de routes bitumées reliant la Province du Katanga à la Province orientale (Kisangani) en passant par le Sud-Kivu et le Nord-Kivu. - Il convient également de citer les 135 km de routes qui seront réhabilités entre Matadi et Boma et les 135 autres km entre Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu.
- 2.738 km de routes en terre battue reliant les entités suivantes : * Kananga-Mbuji-Mayi-Kabinda-Kasongo-Kindu ; * Kolwezi-Kasaji-Dilolo * Dilolo-Sandoa-Kapanga-Kananga * Kasaji-Sandoa * Boma-Moanda-Yema * Niania-Isiro
- 550 km de voiries urbaines dont 250 km à Kinshasa et 300 km dans les Chefs-lieux des provinces en raison de 30 km par Chef-lieu (Mbandaka, Bandundu, Kisangani, Kananga, Mbuji-Mayi, Lubumbashi, Matadi, Goma, Bukavu et Kindu). - 1 hôpital moderne de 450 lits à Kinshasa. - 31 hôpitaux de 150 lits, répartis sur les 26 futures Provinces. - 145 centres de santé de 50 lits, soit 1 centre de santé par Territoire. - 2 barrages hydroélectriques (le barrage de Katende au Kasaï-occidental et de Kakobola dans le Bandundu). - 2.000 logements à Kinshasa et 3.000 autres en Provinces. - 2 grandes universités modernes dont la localisation est encore à déterminer par le Gouvernement. - 2 réseaux de distribution électrique de Kinshasa et de Lubumbashi (réhabilitation). - 2 centres de formation aux métiers de Bâtiments et Travaux Publics à Kinshasa et à Lubumbashi. - 2 aéroports de Goma et de Bukavu (réhabilitation)
Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables membres du Bureau de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
9. Permettez-moi d'indiquer à l'Auguste Assemblée les principes de base qui sous-tendent notre collaboration. Il s'agit des principes suivants : - Gagnant-Gagnant ; - Sous-traitance des travaux en faveur des entreprises publiques et privées locales ; - Prise en compte des aspects de protection de l'environnement ; - Création des emplois ; - Transfert de technologie et formation intensive ; - Actions sociales dans les zones des projets miniers. Outres ces principes, je me fais le devoir de vous donner l'économie des engagements pris de parts et d'autres :
- L'engagement de la Gécamines à céder à la Sicomines ses droits et titres miniers pour garantir le remboursement du financement et du développement des infrastructures. Les gisements sélectionnés sont d'un potentiel de l'ordre de 10,62 millions de tonnes de cuivre et 620 mille tonnes de cobalt ; - L'engagement de la RDC à faire bénéficier aux projets, pendant la période de remboursement des investissements miniers et de la première tranche de financement des infrastructures, des avantages prévus par le Code minier pour les investissements miniers, des exonérations prévues par le Code des investissements, pour les infrastructures ; - L'engagement de la partie chinoise porte sur les points ci-après : * Mobiliser et mettre en place le financement nécessaire au développement minier et au financement des infrastructures. La valeur de ces investissements, en attendant la confirmation des études de faisabilité est de l'ordre de 3,25 milliards USD pour les investissements miniers et 6 milliards pour le développement des infrastructures en deux tranches de 3 milliards chacune ; * Assurer la formation, le transfert des technologies, le renforcement des capacités, le contrôle de l'ouvrage à réaliser, le volet social et le respect des normes environnementales ; * Financer la Gécamines sans intérêts, à concurrence de 30 % du capital, dans le cadre du développement minier au titre d'apports d'associés, à valoir sur les dividendes de celle-ci ; * Verser, après approbation de l'étude de préfaisabilité sur les investissements miniers, un pas-de-porte de 350 millions USD, dont 250 millions au titre d'appui budgétaire pour l'Verser, après approbation de l'étude de préfaisabilité sur les investissements miniers, un pas-de-porte de 350 millions USD, dont 250 millions au titre d'appui budgétaire pour l'exercice 2008 et de solde en faveur de la Gécamines ; * Prêter à la Gécamines sans intérêts 50 millions de dollars américains en équipements remboursables sur les dividendes de celle-ci. 10. Le remboursement des prêts consentis à SICOMINES (investissements miniers : 3,2 milliards USD et développement des infrastructures : 6 milliards USD) est prévu suivant les séquences ci-après : - Première phase : l'affectation de la totalité de bénéfice de la Sicomines Sarl au remboursement des investissements miniers ; - Deuxième phase : affection de 66 % de bénéfices de la Sicomines Sarl au remboursement de la première tranche des infrastructures : le solde, soit 34 %, étant distribué au titre de dividendes entre les actionnaires au prorata de leurs mises ; - Troisième phase : le bénéfice net est distribué entre les actionnaires tandis que les impôts et taxes prélevés sur l'activité minière sont affectés au remboursement de la deuxième tranche des infrastructures.
Le passage d'une phase à l'autre ne peut se réaliser qu'après le remboursement total (principal + intérêts) du prêt y relatif. Le taux d'intérêt est de 6,1 % pour le remboursement des investissements miniers et de Libor+1 pour les infrastructures, une partie de ce dernier taux sera à charge des entrepreneurs chinois suivant chaque projet.
11. Je ne voudrais pas fermer ce chapitre sans porter à votre connaissance que la Convention signée avec le Groupement des Entreprises chinoises n'est qu'un volet d'un vaste programme de reconstruction et de réhabilitation des infrastructures de notre pays. Ce vaste programme inclut plusieurs autres projets financés soit surs fonds propres, par la Banque Mondiale, l'Union Européenne, la Banque Africaine de Développement, la Grande Bretagne et l'Inde. C'est ici aussi, l'occasion de rassurer solennellement nos partenaires traditionnels que le Congo ne tourne jamais le dos à ses amis. L'option levée par le Gouvernement de diversifier sa coopération ne remet pas en cause ses engagements vis-à-vis de ceux-ci.
Nous sommes conscients que l'assistance qu'ils accordent à notre pays à un moment si difficile est importante, irremplaçable et déterminante. Ils ont donc droit à la reconnaissance du Peuple Congolais.
La nouvelle option de coopération diversifiée ouvre des nouvelles perspectives de développement par l'apport des ressources additionnelles et de nouvelles méthodes de travail profitables pour tous.
C'est pourquoi, je salue particulièrement la décision du Gouvernement Britannique de nous accompagner dans la réalisation de ce programme en s'impliquant dans le volet environnement.
12. Ainsi donc, grâce aux efforts du Gouvernement et de ces différents bailleurs, les projets de routes suivants sont en cours d'exécution ou vont être lancés dans les prochains jours et prochains mos ; - N'sele-Lufimi (avec l'appui de la BAD) ; - Lufimi-Kwango (avec l'appui de l'Union Européenne) ; - Kwango-Kenge (avec l'appui de la BAD) ; - Kisangani-Banalia-Buta-Bunduki-Bumba et Bulia-Bondo dans les provinces orientale et Equateur ; - Bukavu-Kavumu (sur co-financement des Gouvernements congolais et Chinois) ; - Construction de l'autoroute Lubumbashi-Kasumbalesa (en BOT avec l'entreprise COVEC et dont les travaux sont déjà lancés) ; - Réouverture de la route Akula-Gemena-Mbari et Boyabo-Zongo dans la province de l'Equateur ; - Réouverture de la route Lisala-Bumba dans la province de l'Equateur ; - Réouverture de la route Mongata-Bandundu-Nioki-Bikoro dans les Provinces de l'Equateur et de Bandundu ; - Réouverture de la route Kananga-Benadibele-Lodja-Lomela-Ikela ; - Réhabilitation de la route NiaNia-Isiro.
Nous signalons que le bitumage de la route Mongala-Inongo-Mbandaka-Bikoro et celui de la route Kisangani-Bumba-Lisala-Gemena-Zongo seront financés dans le cadre du programme complémentaire en cours de conclusion avec la Chinese Development Bank (CDB). De même, les axes des chemins de fer Kamina-Kabalo-Kalemie et Kabalo-Kongolo-Kibombo-Kindu sont pris en charge dans le cadre de ce même programme.
13. Ensuite, en plus de ces projets que je viens d'énumérer, le Gouvernement de la République va mettre à la disposition de l‘Office des Routes du matériel neuf pour 18 brigades dont 11 vont être opérationnels dans 3 mois.
14. A ces projets il faut ajouter les travaux de construction d'un aéroport moderne à Kinshasa ainsi que ceux d'une autoroute reliant l'aéroport de Ndjili au centre Ville qui vont être lancés à la fin du mois d'août 2008 sur financement de la Chinese Development Bank (CDB).
15. Et pour terminer, je vous annonce Honorables Députés, que le déploiement des ressources humaines du Groupement des Entreprises Chinoises CREC et SINOHYDRO a déjà commencé. En effet, environ 150 ingénieurs et experts chinois sont déjà dans nos murs et à pied d'œuvre pour réaliser, en collaboration avec leurs collègues congolais, les études nécessaires et préparer l'installation des chantiers de la première phase de notre programme.
16. J'annonce également l'arrivée imminente, au port de Matadi d'un premier lot de 12.000 tonnes du matériel et d'équipements nécessaires pour la réalisation de ces grands chantiers.
Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables membres du bureau, Honorable députés,
17. Le modèle technico-économique qui constitue le soubassement du projet de coopération entre les entreprises congolaises et chinoises peut être schématisé comme suit : - Le financement des infrastructures et de développement minier dont le remboursement est garanti par l'exploitation de gisements miniers ; - La constitution d'une JV minière entre les parties, celle-ci ayant pour rôle : * d'exploiter des gisements miniers ; * de constituer une partie de la garantie au financement chinois ; * d'être co-emprunteur avec les entreprises chinoises ; * de veiller au remboursement de différents prêts grâce aux bénéfices dégagés par ces activités. - Les garanties sont constituées par la Sicomines Sarl (par le dépôt de ses droits et titres miniers à la banque) et les entreprises Chinoises ; - Le régime d'amodiation a été abandonné au profit de celui de cessions de gisements, la Gécamines n'étant pas éligible dans la procédure d'octroi de crédits d'EXIM BANK ; - La réalisation des revenus à tirer de l'exploitation minière prend en compte le rendement des minerais, le coût opératoire, le cours du cuivre ainsi que celui du cobalt sur le marché international. Ces revenus serviront à rembourser les prêts et à payer les intérêts, à rémunérer les actionnaires et à assurer un minimum de revenus au Trésor Public en termes d'impôts et taxes après la période de remboursement ; - Une condition suspensive est retenue dans ce modèle, c'est celle selon laquelle le TRI (Taux de Rentabilité Interne) des Entreprises Chinoises ne peut être inférieur à 19 % (condition d'approbation du projet par le Gouvernement Chinois).
18. S'agissant des termes définitifs du contrat chinois, dans les secteurs clés des mines et des infrastructures, le Gouvernement visera à refléter son objectif d'accélération de la croissance en vue de réduire effectivement la pauvreté.
19. Le groupement des entreprises chinoises ne bénéficie pas des exonérations fiscales au-delà de celles prévues par la législation en vigueur : - Allègrement fiscaux et douaniers prévus par le code minier pour les investissements miniers ; - Exonérations fiscales et douanières prévues par le code des investissements pour les infrastructures.
20. Le gouvernement de la RDC s'inscrit en effet dans une optique gagnant-gagnant en attirant les investisseurs étrangers dans les secteurs de ressources naturelles et des infrastructures tout en maintenant une collaboration étroite avec les institutions financières internationales en vue d'atteindre le point d'achèvement dans un meilleur délai.
21. Les conditions de prêts entre les entreprises congolaises et chinoises dans les secteurs aussi rentables que les mines et les infrastructures ne sont pas concessionnelles. Toutefois, avec un taux de rentabilité interne estimé à un moins 19 %, ces projets offrent les meilleurs conditions de soutenabilité de la dette de la Sicomines envers Exim Bank. Et l'Etat congolais n'a donc aucune raison d'être emprunteur. Il se limite à accorder les allégements fiscaux, douaniers et les exonérations fiscales et douanières prévus par la législation en la matière.
22. Bien plus, ce montage permet de faciliter la stratégie pour la relance de la croissance et la réduction de la pauvreté, car mobilisant des ressources financières conséquentes pour les secteurs porteurs de croissance.
23. Le Gouvernement est conscient que ce contrat, comme toute œuvre humaine n'est certainement pas parfait. Raison pour laquelle il a été prévu, dans la Convention, des évaluations annuelles afin de pouvoir corriger certaines imperfections. Il convient aussi de signaler que certains autres paramètres vont pouvoir être définis et précisés après l'étude de faisabilité. Néanmoins, Votre Gouvernement est convaincu que : - Ce contrat est sans doute le meilleur que le pays ait jamais signé avec les investisseurs étrangers ; - Il constitue réellement et objectivement le point de départ d'un vaste plan Marshal pour la reconstruction des infrastructures de base de notre pays ; - Il est le socle sur lequel va se bâtir la croissance rapide de notre économie pour le moyen et court terme ; - Il va générer des dizaines des milliers d'emplois directement ou indirectement avec en première phase, environ 10.000 emplois directs ; - Il va à coup sûr relancer la production agricole, minière et industrielle de notre pays ; - Il va améliorer le pouvoir d'achat des populations par la réduction des coûts de transaction entre les zones de production et les zones de consommation ; - Il va surtout consacrer et consolider la réunification politique, économique et culturelle de notre pays ;
24. Enfin, Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables membres du bureau, Honorables Députés, ce programme va mettre fin au cycle du désespoir, de lamentations et du deuil permanent que porte le peuple congolais depuis plusieurs décennies.
Il va redonner l'espoir et l'énergie positive nécessaire pour reconstruire ce pays. C'est pourquoi du Haut de cette Tribune, et au nom du Gouvernement, je lance un vibrant appel aux Dignes Représentants du Peuple que Vous êtes, de transcender nos clivages politiques et idéologiques pour privilégier l'essentiel qu'est la reconstruction de notre pays, et qu'ensemble nous puissions accompagner et protéger ce Programme.
Je vous remercie. |
| | 3. La Communication officielle du Gouvernement présentée par le Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction sur les critiques et observations des Députés lors de la présentation de ces accords à l'Assemblée Nationale | | ------------------------------------------------------------------------------------------------------ | Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables membres du Bureau de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
C'est avec un grand intérêt que j'ai suivi les nombreuses interventions des Honorables Députés qui se sont succédé du haut de cette tribune pour réagir à mon allocution relative à la Convention de collaboration signé entre le Gouvernement de la République et le Groupement d'entreprises Chinoises.
Je prends acte de toutes leurs propositions et suggestions, lesquelles démontrent l'intérêt de l'Assemblée Nationale au programme de reconstruction de notre pays. Les nombreuses réflexions qui ont été exprimées à l'occasion de ces échanges ouvrent des perspectives nouvelles quant aux nouveaux modes de financement au développement. C'est ici l'occasion de saluer la proposition de l'Honorable BAMANISA qui consiste à allouer une quotité de Pas de Porte à la recherche et à la certification des nouvelles réserves.
Aussi, dois-je vous remercier sincèrement et de tout cœur pour ce que je considère d'emblée comme une grande contribution à l'encadrement de cette Convention de collaboration. Avant de pouvoir répondre aux nombreuses questions qui nous ont été posées, permettez-moi de consacrer quelques minutes à vous présenter le concept et le montage de ce Programme Sino-Congolais.
La première chose qu'il convient de savoir ce qu'un projet d'une telle ampleur et d'une telle importance ne peut se réaliser qu'avec la volonté affichée du Gouvernement de la République Populaire de Chine et du Gouvernement de la République Démocratique du Congo. C'est très important !
Cette volonté s'est matérialisée par de nombreuses rencontres et séances de travail que nous avons eues avec les autorités gouvernementales chinoises, en l'occurrence le Ministre et Vice-Mnistre du Commerce extérieur ainsi que celui des Affaires Etrangères, à Kinshasa et à Beijing.
Tout le montage technique-financier-juridique et institutionnel a bénéficié du soutien de deux Gouvernements. D'aucuns seraient amenés à me poser la question de savoir pourquoi les deux Gouvernements n'ont pas signé l'Accord-Cadre ?
Justement compte tenu des difficultés de pouvoir bénéficier d'un financement qui ne puisse pas alourdir notre dette extérieure, les deux parties ont convenu de travailler sur base d'un modèle qui évite le prêt d'Etat à Etat. D'où la décision de coopérer à travers nos grandes entre prises publiques. C'est ici l'occasion de rassurer les Honorables Députés que les entreprises publiques chinoises qui travaillent avec la Gécamines ne sont pas de petites entreprises et moins encore, des commissionnaires. A titre d'exemple, l'une des entreprises chinoises, en l'occurrence CREC, emploie plus de 100.000 personnes dont 10.000 ingénieurs et à dégagé un chiffre d'affaires en 2007 de 27,8 milliards de dollars US. C'est la plus grande entreprise de construction des chemins de fer en Chine et la 3ème en Asie.
Quant à l'entre prise SINOHYDRO, elle emploi plus de 60.000 personnes et est célèbre pour avoir construit le plus grand barrage hydroélectrique du monde, « le barrage de trois gorges ». Ceci dit, la Convention de collaboration signée avec les entreprises chinoises n'est qu'un accord-cadre qui définit les grandes orientations et fixe le cadre de collaboration.
L'exécution des projets miniers est régie par la Convention de joint-venture et les statuts qui ont été signés par les actionnaires en l'occurrence le Groupement d'entreprises chinoises et le Groupe Gécamines. Par ailleurs, les travaux d'infrastructures sont soumis aux contrats spécifiques sui seront signés par le Ministre des ITPR en tant que Maître d'ouvrage et les entrepreneurs chinois et congolais pour les différents projets.
Nous rassurons donc les Honorables Députés que les préoccupations liées aux standards miniers seront prises en compte lors des études de faisabilité tandis que les standards des projets d'infrastructures seront définis dans les cahiers spéciaux des charges. Il convient de noter que la Convention de Joint-venture a été signée par la Gécamines et a été approuvée par le Ministre des Mines et le Ministre du Portefeuille.
Honorable Président de l'Assemblée Nationale,
La reconstruction de notre pays exige la mobilisation des ressources financières importantes. Ces ressources étaient estimées déjà dans les années 1990 par nos principaux bailleurs de fonds à au moins 9 milliards de dollars US.
Aujourd'hui, je n'exagèrerais pas si je disais qu'il faut multiplier ce chiffre par trois ou par quatre pour approcher la réalité. La communauté internationale a certes fait beaucoup pour nous assister et alléger tant soit peu la souffrance de nos populations, c'est pourquoi nous leur en sommes reconnaissant, mais comme tout le monde le reconnaît, cet apport est insuffisant ! Il est insuffisant à cause essentiellement de notre endettement qui nous empêche d'accéder aux sources traditionnelles de financement qui posent des conditionnalités multiples.
Dans un tel contexte, comment reconstruire le pays sans recourir à des modes alternatifs de financement qui soient adaptés à notre situation ? Raison pour laquelle votre Gouvernement a opté pour le modèle d'exploitation de nos ressources naturelles, notamment celles minières contre le développement des infrastructures de base en partenariat avec les entreprises chinoises.
Ce modèle, bien que spécifique à notre pays, n'est pas nouveau, il a fait ses preuves dans de nombreux pays asiatiques. De centaines des projets répondant à ce modèle sont en train d'être exécutés avec satisfaction dans de nombreux pays africains tels que l'Algérie, le Gabon, l'Angola, le Niger, la Zambie, le Soudan, le Zimbabwe et le Sénégal. Et il convient de lever l'équivoque. Pour le Gouvernement congolais, ce modèle n'est pas exclusif à la Chine. Il est appelé à être élargi à tous les partenaires qui en exprimeront le souhait.
Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Membres du Bureau de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
J'en viens maintenant aux réponses à vos préoccupations qui sont pour la plupart d'ordre institutionnel, politique, juridique, économique, financier et technique (Mines et Infrastructures).
Plusieurs intervenants dont les Honorables SESANGA et KIAKWAMA nous ont demandé de donner le fondement de l'exercice auquel nous nous livrons, certains ont même poussé trop loin, au point de qualifier la présente Convention sous examen d'inconstitutionnelle sinon, exigeant sa ratification préalablement à son exécution.
Votre Gouvernement, a tenu à se conformer à l'exigence de l'article 213 alinéa 2 in fine de la Constitution. En effet, c'est en vertu de cette disposition constitutionnelle que le Gouvernement de la République vous a apporté l'information relative à ladite Convention comme de droit. L'actuelle Convention ne rentre pas dans la catégorie des traités et accords soumis à la ratification tel que prévu par l'article 214 de la Constitution.
Elle trouve sa source dans l'article 213 alinéa 2 susvisé qui dispose : « le Gouvernement conclut les accords internationaux non soumis à la ratification après délibération en Conseil des Ministres. Il en informe l'Assemblée Nationale et le Sénat ».
Pour rappel, seul les accords entre Etats ou entre Etats et Organisations Internationales sont régis par le droit international public soumis à la ratification. Ce qui n'est pas le cas en espèce. En effet, cette Convention est un acte de droit international privé commercial parce que signé entre un Etat et des privés, en l'occurrence un Groupement d'Entreprises Chinoises, pour couvrir un accord de prêt entre la SICOMINES et les Entreprises Chinoises d'une part, et EXIM BANK, d'autre part.
De ce qui précède, il y a lieu d'affirmer que cette Convention à caractère commercial, c'est-à-dire soumise aux règles de droit commercial, est bel et bien conforme à notre Constitution.
Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables membres du bureau de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
Pour ce qui est du cas KALAMBA, que dire !
La loi du 13 août 1954 (D. du 13 août 1954) dispose : « Nul ne peut prendre part au vote pour un nombre de voix dépassant la cinquième partie du nombre des voix attachées à l'ensemble des titres ou les deux cinquièmes du nombre des voix attachées aux titres représentés ».
La GECAMINES n'a pas pu se conformer à cette loi, faute de filiale fiable : la seule filiale digne de ce nom, SOGETEL, se trouve encore à cette date, en instance de faillite. Par ailleurs, tous les partenaires de la GECAMINES dans les JV existantes ne lui ont, cependant, jamais auparavant opposé la rigueur de la limitation de la puissance votale jusqu'aux négociations de Beijing pour la création de la SICOMINES où, lors des négociations de la Convention de JV SICOMINES, le conseil juridique de la partie chinoise a explicitement exigé que la GECAMINES se conforme à la loi et présente un second actionnaire affilié sous peine de ne jamais pouvoir voter avec la peine puissance de ses 32 % de participation au capital social.
Face à cette contrainte légale, sans préparation et compte tenu de l'urgence qu'il y avait alors à clôture les négociations et à créer SICOMINES, GECAMINES a dû, après consultation de son Conseil d'Administration et de son conseil juridique, attribuer à un de ses hauts cadres chargé de la gestion légale et juridique de la GECAMINES, des parts. La GECAMINES a, néanmoins, pris d'importantes précautions.
Elle a obtenu : • Qu'il lui soit contractuellement reconnu, dans la Convention de JV, le droit de remplacer rapidement, sans conditions, Monsieur KALAMBA BANIKA par une société filiale qu'elle allait créer (« attendu » C article 18.11). • Que Monsieur KALAMBA BANIKA signe une déclaration d'honneur, que GECAMINES a fait notarié et dans laquelle : a) Il a reconnu avoir reçu ses actions de SICOMINES Sarl pour le compte de GECAMINES et dans le seul but de compléter le nombre de 7 actionnaires, légalement requis pour la constitution d'une société par actions à responsabilité limitée, forme sociétaire adoptée par la JV Minière en cause ici ; b) Il s'est engagé, en sa qualité de prête-nom, à ne pas céder ces actions aux tiers, à titre onéreux à titre gracieux, ni à les léguer à ses héritiers et légataires ; c) Il s'est, enfin, engagé, en cette même qualité, à céder, transmettre ou transférer, à tout moment et à la première demande de la GECAMINES ou de toute autre entité publique ou privée agissant avec le consentement de la GECAMINES, les actions ainsi souscrites et libérées, sans en exiger une quelconque contrepartie financière ou avantage pécuniaire ou matériel. d) Il sied de vous confirmer que cette situation a évoqué par le remplacement de Monsieur KALAMBA BANIKA par SIMCO Sprl (société Immobilière du Congo Sprl) constituée avec l'Entreprise Minière de Kisenge.
Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Membres du Bureau de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
A la question de savoir si le montage du contrat respecterait l'équité pour les raisons évoquées par certains Honorables Députés, notamment: • que toutes les obligations pèsent sur la RDC ; • que les entreprises chinoises n'ont pas d'obligation si ce n'est de convaincre les banquiers chinois; • que toutes les conditions sont maîtrisées par une seule partie, en l'occurrence, la partie chinoise;
Une lecture minutieuse de la Convention en présence démontre que les deux parties ont des droits et des obligations. La RDC s'engage à apporter les concessions minières, au cas où les réserves ne peuvent pas couvrir le remboursement, remplacer ces concessions par d'autres ou réduire la valeur des investissements. Les obligations relatives aux émeutes et grèves ont été importantes pour sécuriser le Projet et non les Entreprises Chinoises.
Les Entreprises Chinoises, quant à elles, s'engagent à mobiliser le financement, en ce sens, qu'elles prêtent sans intérêts à la Joint venture (30 % des investissements miniers) empruntent, pour le compte du projet, et apportent la garantie auprès de banques et institutions chinoises. Elles s'engagent également à préfinancer les projets avant la mise en place des mécanismes de décaissement par la banque.
Pourquoi cette Convention a-t-elle été signée par le seul Ministre des ITPR ?
Le Gouvernement, dans sa politique de reconstruction et de réhabilitation des infrastructures, a donné plein mandat, au Ministre des ITPR d'agir en qualité de son Représentant pour le compte de la République Démocratique du Congo.
Du reste, ce mandat est en parfaite harmonie avec les attributions du Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, conformément aux dispositions pertinentes de l'article 1er point B littera 5 de l'Ordonnance n007/18 du 16 mai 2007 fixant les attributions des Ministères.
Au surplus, dans le fonctionnement de tout Gouvernement, le Chef du Gouvernement, en l'occurrence ici, le Premier Ministre, le Patriarche Antoine GIZENGA peut confier une mission spécifique à tout membre du Gouvernement si les raisons d'Etat l'exigent, quitte à rendre compte au Gouvernement.
Il est ici le lieu de rappeler que les entreprises publiques constituent les instruments de politique économique et sociale du Gouvernement et, à ce titre, ce dernier peut s'en servir pour ce faire, aux mieux des intérêts de la République.
Dans l'espèce, la GECAMINES a été étroitement associée à ces démarches à travers ses organes statutaires étant entendu que la question de la relance de cette entreprise publique a également été prise en charge.
Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Membres du Bureau de l'Assemblée Nationale, Honorables Députés,
Qu'en est-il des avantages douaniers et des exonérations fiscales ?
Pour ce qui est des exonérations douanières et fiscales, il y a lieu de retenir que le groupement d'Entreprises chinoises n'en bénéficie pas au-delà de celles prévues par la législation en vigueur, notamment: • Les allègements fiscaux et douaniers prévus par le code minier pour les investissements miniers; • les exonérations fiscales et douanières par le code des investissements pour les infrastructures. Par ailleurs, les avantages fiscaux et douaniers prévus dans le cadre de ce projet ne sont pas accordés aux Entreprises chinoises, mais à la JV minière SICOMINES comme une participation de l'Etat congolais à l'acquisition des infrastructures.
La Convention sous examen énerve-t-elle nos relations avec nos bailleurs de fonds traditionnels ?
Non. Le cadre de coopération est différent. Il ne s'agit pas ici d'un prêt d'Etat à l'Etat, mais d'un partenariat public- privé où l'emprunteur est totalement privé et les garanties de financement sont aussi privées.
L'emprunteur dans le cadre de ce projet, c'est la SICOMINES et/ou les Entreprises chinoises. Les garanties sont constituées par les droits et titres miniers détenus par la SICOMINES ainsi que les Entreprises chinoises, elles-mêmes. En effet, la concessionalité d'un taux de prêt se justifie lors d'un accord de prêt entre Etats, dit Etat- IDA, et les organismes financiers internationaux, en respect des règles des prêts et emprunts sur les marchés chinois. Ce qui n'est pas le cas. En penser autrement serait une mauvaise lecture. C'est un nouveau modèle qui répond le mieux aux besoins de deux parties et qui ne gène en rien nos programmes antérieurs.
La partie chinoise vient les mains vides, alors que la partie congolaise apporte 90 milliards USD des réserves de cuivre et Cobalt (Question de l'Honorable François MUAMBA).
La convention met en présence deux parties dont l'une, la RDC, apporte les minerais pour financer ses infrastructures tandis que l'autre, partie chinoise mobilise et met en place le financement. Les Entreprises chinoises signataires de la Convention ne sont pas des intermédiaires, mais des véritables investisseurs et sociétés d'Etat, qui recourent à l'autofinancement (fonds propres) et au marché financier (emprunt auprès d'EXIM BANK) dans ce projet. Donc, ces entreprises apportent des fonds propres, recourent au marché financier pour le supplément et se constituent également en garantie en ce sens qu'elles sont aussi « Emprunteur ».
On aurait vu des chinois à l'aéroport avec des mallettes sans argent et remplies de carnets d'adresse parce qu'effectivement. ils ne pouvaient pas mettre les routes, les ponts, les rails, les aéroports dans, ces 'mallettes d'une part, et, d'autre part, il est difficile et illégal de se déplacer avec d'importantes sommes d'argent dans des valises.
Honorable Président, ce n'est pas l'ancien ministre du budget qui nous contredira. Des voix se sont levées dans cet hémicycle, et parfois, en langue nationale, pour faire croire que les partenaires chinois bénéficieraient dans SICOMINES de 10.225.000 tCUx8.500 USD/tCU=87 milliards de USD. 10.225.000 tCU= tonnage de cuivre repris dans l'accord 8.500 USD/tCU= cours du cuivre. En économie minière, toute évaluation d'un gisement se base sur les réserves géologiques.
Que veut dire réserves géologiques?
En économie minière; on distingue les réserves géologiques de 'réserves minières. Réserves géologique signifient la totalité du gisement tel qu'il est dans la nature, dans le sol et le sous-sol. On détermine les réserves géologiques par les méthodes de prospection géologiques (tranchées, puits et sondages). .
Pour sortir (extraire) le minerai du gisement (du sol), on utilise les méthodes d'exploitation minière. Pour cela, on calcule les réserves minières par deux méthodes d'extraction minière: l'extraction par mine souterraine et l'extraction par mine à ciel ouvert. Ces deux extractions sont réalisées après que les ingénieurs aient étudié un projet minier et dessiné le destin minier (ce que devrait être la future mine à ciel ouvert). Le projet minier suppose la détermination d'un plan d'extraction minière.
Ce plan minier fait référence aux réserves dites minières qui sont plus faibles que les réserves géologiques (parfois de l'ordre de 10 %).
Ainsi donc, les réserves géologiques de 10,2 millions de tonnes, celles-ci sont transformées en réserves minières et ne valent plus que 9 millions de tonnes (soit donc une perte de réserves géologiques de 10 %). Les 1.000.000 de tonnes restées en plan, donc dans le sol, ne seront plus récupérées. Parfois, toute tentative de récupération de ces réserves restées en place peut conduire à des catastrophes comme par exemple, l'effondrement, à Kolwezi, de la mine souterraine de Kamoto, en 1991.
Lorsque les ingénieurs de mine extraient (c'est-à-dire, enlèvent du sol) les minerais, ceux-ci sont sous forme de grosses pierres, des cailloux. Le cuivre est disséminé (c'est-à-dire, réparti) dans ces pierres et cailloux. Le cuivre est sous forme moléculaire et est lié à l'oxygène, au soufre, à l'hydrogène, etc. Et est associé avec d'autres métaux tels que le cobalt, le zinc, le fer et d'autres impuretés. C'est la malachite, minerai de cuivre le mieux connu. Ces cailloux contenant du cuivre sont ramenés à la surface et sont broyés pour libérer le minerai du cuivre. Ce minerai broyé doit être séparé des impuretés. C'est ce qu'on appelle, en métallurgie, le processus de concentration de minerai. La concentration ne peut pas se faire à 100 %, c'est-à-dire, on ne récupère pas le cuivre à 100 %.
Lors de ce processus, on enregistre toujours des pertes, pertes mécaniques, pertes physiques et des pertes dues au processus chimique. La perte est de 20% sur ce qu'on a sorti de la mine. Et donc, de 9 millions de tonnes de cuivre qu'on a sorti du sol, il ne reste plus que 7,2 millions de tonnes après la concentration.
Ce minerai concentré va poursuivre son processus de purification pour être transformé en cuivre métallique.
Les métallurgistes utilisent la voie pyrométallurgique (utilisation des fours électriques) et la voie hydro métallurgique (utilisation de l'électrolyse de cuivre).
Pendant ce processus, on enregistre également des pertes des métaux et à la GECAMINES, ces pertes sont également de l'ordre de 10 %. Et donc, de 7,2 millions tonnes, il ne reste plus que 6,5 millions de tonnes de cuivre sous forme de métal.
C'est ce tonnage là qui est commercialisé au cours du' métal de 8.500 USD/tn.
Ce qui fait que le chiffre d'affaire sera de : 6.500.000 x 8.500 USD= 55 milliards USD.
Il est évident qu'à chaque étape du processus géologique, minier, de concentration et d'extraction métallurgique des dépenses soient engagées. Ce sont des charges d'exploitation ou coûts opératoires.
Ces coûts, y compris ceux engagés pour la mise sur les marchés ainsi que les coûts financiers sont actuellement évalués à 35% des cours' du métal, soit 3.000 USD/tCu.
Le total de dépenses pour produire 6,5 millions de tonnes de cuivre s'élèvent à : 6.500.000 x 3.000 USD = 20 milliards USD.
Le cash flow généré par l'activité de la SICOMINES serait dès lors de l'ordre de 55 milliards USD- 20 milliards= 35 milliards USD.
Ce qui est très en deçà des 90 milliards USD annoncés à l'Auguste Assemblée.
Il est important, Honorables Députés, de préciser que cette opération ne peut être instantanée et va, en fait, se dérouler sur une vingtaine d'années.
De plus, il y a lieu de noter que les bénéfices de l'exploitation de la SICOMINES reviendront également à la GECAMINES en termes de dividende à raison de ses 32 % d'actions. . Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Même si nous admettons que les réserves géologiques sont certaines, comment peut-on penser et dire au peuple qui nous suit ou insinuer que l'on peut valoriser cette richesse potentielle avec "un coût nul (sans investissement, sans coût de production) ?
S'agirait-il d'une génération spontanée des richesses, c'est-à-dire de la magie! Existe-t-il des clauses de réajustement automatique de la Convention tenant compte de l'évolution des conditions du marché?
La convention prévoit des évaluations annuelles entre les parties en vue d'intégrer les changements intervenus pendant la coopération.
Quant à l'évolution des conditions du marché, les réajustements sont automatiques et n'attendent pas les revues annuelles. C'est notamment, le cas des cours des minerais, du coût opératoire, de la découverte des métaux associés, etc.
En quoi la convention actuelle est-elle meilleure que les conventions précédentes telles que de l'exploitation du pétrole de Moanda ? Comparée aux conventions d'exploitation pétrolière, nous pouvons affirmer avec très peu de risque de, nous tromper, en nous basant sur le modèle économique ayant sous-tendu la présente, que la convention signée avec le Groupement d'Entreprises Chinoises est meilleure.
Parmi les critères d'appréciation, on peut citer: les parts revenant a l'Etat Congolais (détenues par COHYDRO) ne dépassent pas 20% contre 32% dans cette convention, le meilleur Revenu annuel réalisé par l'Etat en termes de royalties et autres dans les deux conventions, en vigueur est estimé à Usd 250 millions (les deux réunies) en 2007 contre un minimum de Usd 350 millions h'ors dividendes GCM pour cette seule convention, dans sa première phase d'Infrastructures, le Bonus de signature de la convention pétrolière ne dépasse pas encore Usd 50 millions contre Usd 350 millions de Pas de porte dans ce cas.
La présente Convention a l'avantage de doter le pays des infrastructures de base avant la réalisation de la production minière, ce qui n'est pas le cas pour les conventions d'exploitation pétrolière et toutes les autres.
Quel est le bien-fondé du pas de porte prévu dans la convention? Quelle en est la répartition? Pourquoi sert-t-il à l'appui budgétaire alors que la convention est entre Privés-Etat RDC.
Ce Pas de porte représente un droit d'accès ou un bonus de signature dans u,n contrat minier, sa valeur est de Usd 350 millions dont 100 millions vont à la GECAMINES et 250 millions sont versés au trésor public sous forme de ressource extérieure en appui au budget de l'Etat, exercice 2008. Cette répartition, décidée par le Gouvernement, devrait permettre à l'Etat de faire face à une partie de ses dépenses et à la GECAMINES d'améliorer sa trésorerie.
Comment expliquer la répartition des parts: 32% contre 68% et le taux non concessionnel de 6,1% ?
De la répartition: Il y a une différence entre un apport d'actionnaire en capital, lequel représente sa part dans le capital, et l'apport en Investissements que l'actionnaire peut offrir pour réaliser l'objet social et dont les conditions de remboursement sont définies par la société, en fonction de la situation du marché. Donc, la répartition des parts sociales entre actionnaires est intimement liée aux conditions du marché, au risque que présente l'environnement de l'investissement, etc.
Du taux d'intérêt: certes le taux de 6,1% n'est pas concessionnel, la concessionalité d'un prêt ne s'apprécie pas seulement en terme de la hauteur du taux, si on intègre les éléments « Don et Maturité », cet emprunt présente une meilleure opportunité pour notre pays.
En outre, l'Emprunteur demeure la JV Minière et/ou les Entreprises Chinoises et non l'Etat Congolais, d'où le critère de concessionalité n'est pas de mise.
La Convention ne stipule nulle part .que la dette peut être transférée à l'Etat Congolais. Alors que les experts congolais évaluent les travaux de 4 Km à 7 millions de $ US, est ce que l'Etat congolais n'est pas perdant dans cette surfacturation ?
Cette information diffusée sur RFI n'a rien à voir avec la réalité 'des faits. Après avoir réalisé les études, la partie chinoise a transmis à mon Ministère ses conclusions, lesquelles sont en examen au niveau des Experts.
La convention ne consacre-t-elle pas le pillage des ressources du pays et ne condamne-t-elle pas la population à une pauvreté future?
Comparée aux précédentes conventions conclues entre nos entreprises minières et les partenaires extérieurs, cette convention ne consacre pas le pillage des ressources et ne condamne pas notre population à une pauvreté future pour des raisons suivantes: • Le taux de participation de la GCM au capital social de la JV minière est le plus élevé de toutes les autres conventions, soit 32% contre une autre tranche allant de 7 à 25% ; • Aucune autre convention n'a réalisé des projets d'infrastructures non liées à l'activité de l'exploitation minière. • Les infrastructures à réaliser dans le cadre de cette Convention vont permettre le désenclavement du pays, stimuler la production intérieure, principalement la production agricole et assurer un revenu nos populations rurales. Ces infrastructures sont réalisées avant même l'exploitation minière. • Donc, loin de paupériser la population, le projet de coopération sous tendu par cette Convention permettra à la population de se prendre en charge et de créer des richesses.
Il existe une inégale répartition des infrastructures reprises dans C : S'agissant des critères du choix des projets d'infrastructures et de leur localisation, nous voudrons inviter l'Honorable Assemblée à intégrer la Convention de coopération ROC-Groupement des entreprises chinoises dans une vision globale de développement de notre pays qui implique tous les bailleurs et toutes les sources de financement disponibles et encore à explorer.
En effet, la seule convention dont question ici ne peut supporter seule le poids important du développement des infrastructures de base de tout le territoire national qui requiert d'énormes ressources financières. La Convention avec le Groupement d'entreprises chinoises apporte une première réponse à l'état de délabrement avancé de nos infrastructures sociales car elle a retenu les projets suivants: • La construction d'un hôpital de 150 lits dans chaque province actuelle ou à créer ; • La construction d'un centre de santé de 50 lits dans, chaque territoire; • La réhabilitation de30 km de voiries urbaines en moyenne dans chaque chef-lieu de province et de 250 Km dans la ville de Kinshasa; • La construction de logements à travers l'étendue du territoire national
En ce qui concerne les infrastructures de transport, et en considérant les projets financés par d'autres partenaires, la Convention se focalise aux projets intégrateurs à l'échelle nationale. A ce titre, notre objectif est de disposer d'une voie ferrée qui permette de relier sans rupture de charge le Sud-est du pays à l'Ouest en traversant les provinces du Katanga, des deux Kasaï, du Bandundu, de Kinshasa et du Bas-Congo. En effet, l'Auguste Assemblée peut constater ce qui suit: • Pour le Bas Congo, il est prévu 366 Km ; • Pour le Bandundu 1.015 Km; • Pour le Kasaï Occidental 575 Km; • Pour le Kasaï Oriental 132 Km; • Pour le Katanga 1.648 Km
Soit un total de 3.736 Km.
La construction de la route reliant Lubumbashi-Kalemie-Bukavu-Goma-Beni-Kisangani en traversant les provinces du Katanga, du Sud et du Nord Kivu et de la Province Orientale procède du souci de promouvoir la complémentarité de différents modes de transports, et de contribuer au renforcement de l'unité nationale et à l'introversion de notre économie.
Ces projets ro |
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| dimanche 01 juin 2008, a 12:57 |
| Les Belges et nous. |
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Les Belges et nous. | | | | Par Nzazi Mabidi | |
Depuis 1960, entre le Congo et la Belgique ça n'a vraiment jamais été le grand amour. Les relations entre le Congo et la Belgique ont de tout temps évolué en dents de scie, au gré des intérêts mais aussi des humeurs des dirigeants de deux pays. En Belgique une certaine classe politique nostalgique d'un passé décomposé continue de croire que le Congo est encore une colonie belge.
De nombreuses brouilles ont failli dans le passé, à maintes occasions, amener le Congo et la Belgique à la rupture. Aujourd'hui, on peut se féliciter que depuis que Joseph Kabila est à la tête de la RDC les relations entre les deux pays sont nettement meilleures.
L'opinion se souviendra que lors de son premier périple européen, l'étape de Bruxelles a figuré en bonne position dans le programme de voyage du nouveau Chef de l'Etat congolais.
En septembre 2007, le Président Kabila, en route pour New York où il est allé plaider la cause du Congo à la 62ème session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies, a réservé, en tant que Président de la République élu au suffrage universel direct, la primeur de sa visite officielle hors du continent africain à l'ancienne puissance coloniale. Un geste que les chers « oncles » n'avaient pas manqué d'apprécier à sa juste valeur.
Après avoir convaincu sans mal les Francophones belges qui soutiennent l'approche constructive du Congo au travers de nombreuses ONG qui opèrent dans notre pays, le Président de la République a eu à Bruxelles au cours de cette visite de travail de fructueux entretiens avec les responsables du gouvernement fédéral du Premier ministre sortant Guy Verhofstadt qui liquidait les affaires courantes, en attendant la formation d'un nouveau gouvernement qui a eu du mal à se mettre en place après les législatives de juin 2007.
A cette occasion, le Président de la République avait rassuré les Belges, et à travers eux nos partenaires traditionnels, quant à leurs appréhensions au sujet des accords de partenariat que notre pays venait de conclure avec la République populaire de Chine. Ces accords, comme on le sait, ont fait grincer et continuent de faire grincer pas mal de dents du côté de Bruxelles.
Les contrats miniers signés en toute souveraineté entre notre pays et la Chine ne sont pas vus d'un bon œil par nos partenaires traditionnels qui se cachent derrière la petite Belgique qu'ils poussent en avant dans cette guerre qui ne dit pas son nom contre le Dragon asiatique. Les occidentaux voient dans cette percée que la Chine opère sur le continent noir une menace sérieuse de leurs intérêts en Afrique longtemps considérée comme leur chasse gardée.
Dans le partenariat exemplaire entre la RDC et la Chine, ce n'est pas du tout d'un surendettement du Congo que nos partenaires traditionnels ont peur, comme ils le prétendent. C'est même curieux qu'ils ne semblent se préoccuper de notre sort que seulement maintenant. Pourquoi alors si leurs intentions étaient nobles, dépourvues d'arrière-pensées, n'effaceraient-ils pas simplement l'ardoise pour nous permettre, après des années de guerre, de consacrer nos ressources financières disponibles aux tâches essentielles de développement ? La RDC débourse chaque année la bagatelle somme de 800 millions de dollars pour payer sa dette extérieure.
Il n'y a pas de surendettement du tout à craindre dans ce partenariat gagnant-gagnant. Nous leur donnons, aux amis chinois, les minerais et eux nous construisent des routes et autres infrastructures de base nécessaires au bien-être de nos populations.
En s'opposant à ces contrats miniers que la RDC a signés avec le Groupement d'entreprises chinoises, les Occidentaux cherchent en réalité à barrer la route à la Chine dans l'exploitation des fabuleuses ressources minières de notre pays. Ils craignent qu'avec l'accès aux matières premières, le pétrole et les minerais notamment, dont elle a besoin pour son développement, la Chine ne supplante l'Europe et l'Amérique et ne devienne la première puissance du monde. Voilà où se situe le nœud du problème. Le reste à notre sens n'est que diversion. Et nous, ce n'est pas là notre tasse de thé. Nous devons voir midi à notre porte.
Les propos vexatoires et discourtois teintés d'accent de colonialisme tenus par le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht à l'endroit du Chef de l'Etat ont jeté un froid glacial dans les relations historiques qu'entretiennent le Congo et la Belgique. Ce n'est pas la première fois que Karel De Gucht a cherché à provoquer, vexer, voire irriter les autorités de notre pays.
Il faut seulement regretter qu'une certaine classe politique congolaise, pour des raisons évidentes, ait trouvé dans les propos du ministre belge un soi-disant franc-parler. Ont-ils au moins déjà entendu parler une fois en Belgique de ce fameux franc-parler de M. De Gucht lorsqu'il s'agit des problèmes internes entre Flamands et Wallons ?
Les propos de Karel De Gucht trahissent cette haine viscérale mal dissimulée que le ministre flamand nourrirait à l'endroit de notre Président que visiblement il ne porte pas sur son cœur. On ne lui demande pas d'aimer notre Chef à notre place. Tout ce que nous lui demandons à M. De Gucht, c'est de respecter notre Chef comme les autorités congolaises respectent le roi des Belges.
Ce que Karel De Gucht a dit est une lapalissade. Ce qu'il a voulu dénoncer en des termes discourtois n'est pas inconnu des dirigeants congolais. Ce sont les mêmes maux que le Chef de l'Etat a toujours dénoncés dans ses discours, notamment dans celui sur l'état de la nation. Mais c'est le moment, la façon, la manière de le faire de M. De Gucht que nous n'avons pas apprécié. On ne parle pas comme cela à un Chef d'Etat, de surcroît un Chef d'Etat d'un pays ami, un pays souverain.
Karel De Gucht a failli à son devoir de réserve en tant que diplomate. Il s'est écarté de la fameuse convention de Genève. Il s'est écarté des sacro-saints principes et règles diplomatiques qui régissent les rapports entre les Etats. Il est vrai que la Belgique a aidé la RDC dans son laborieux processus de normalisation de la vie politique. D'autres pays de l'Union européenne ont aussi aidé à l'organisation des élections en RDC mais ils ne se comportent pas de cette façon comme fait la Belgique.
Au fond entre le Congo et la Belgique il n'y a pas de problème. C'est Karel De Gucht qui a un problème personnel avec les dirigeants du Congo. Et nous sommes même tenté de croire que c'est au nom de la solidarité gouvernementale que le Premier ministre Yves Leterme a soutenu son ministre au parlement fédéral lors du débat sur l'incident de Kinshasa.
Les déclarations irresponsables du ministre belge des Affaires étrangères faites à Kinshasa au cours de son dernier séjour, plus particulièrement lors de l'audience avec le Président Kabila, ont suscité des réactions diverses en Belgique dans la classe politique.
Les deux ministres, Pieter De Crem et Charles Michel, qui ont accompagné Karel De Gucht à Kinshasa ont semblé ne pas se reconnaître dans le discours prononcé par leur collègue dans les jardins de la résidence de leur ambassadeur lors de la réception offerte en leur honneur.
Le PS André Flahaut, ancien ministre de la Défense de Guy Verhofstadt, a demandé à Yves Leterme d'appeler le Président Kabila et lui demander des excuses au nom de son gouvernement. Il a rappelé que la Belgique n'est plus un partenaire exclusif, même privilégié qui pourrait expliquer ce qu'il faut en levant le gros doigt.
Dans une interview accordée à la RTBF, M. Jogy Dubier, l'un de deux parlementaires francophones qui faisaient partie de la mission qui a conduit Karel De Gucht en RDC et qui ont vécu de l'intérieur les différentes étapes de cette tournée est formel sur la question : « Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht a eu un discours à la fois très dur sur le fond et aussi apparemment assez provocateur sur la forme, qui n'est pas à mon avis totalement partagé par les deux autres ministres (Ndlr Pieter De Crem et Charles Michel). Et ça, le Président Kabila s'en est rendu compte (…) c'est vrai que la situation va mal au Congo, il faut être clair. Mai il y a tout le problème de s'adresser à des gens et la manière de leur dire. Là, je pense sincèrement que le ministre des Affaires étrangères a un peu manqué de diplomatie et c'est le moins que l'on puisse dire ».
Pour sa part, le président du parlement wallon, José Happart, dans une lettre ouverte au ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht, à propos de ses déclarations, s'est insurgé contre l'attitude du ministre libéral flamand. « J'estime que dans nos relations bilatérales avec un pays indépendant, a fortiori avec le Congo auquel des liens particuliers nous unissent, le respect et la dignité de l'interlocuteur sont primordiaux. Notre pays n'a pas de leçon à donner aux dirigeants congolais mais doit plutôt leur proposer un véritable partenariat », a souligné M. Happart.
L'attitude arrogante de Karel De Gucht est le reflet de la déception de nos amis belges coiffés au poteau, dans la passation du marché de rénovation du port de Matadi gagné par une société des Emirats arabe unis au détriment d'une entreprise flamande, en l'occurrence le port d'Anvers qui, en réalité, n'avait pas soumissionné. Ce que le ministre belge voulait présenter, notamment dans l'opinion publique flamande, comme une traîtrise de la part de la RDC ne l'était pas en réalité.
Colette Braeckman du journal Le Soir a bien contredit le ministre dans la livraison du quotidien belge du 1er mai 2008. « Contrairement aux reproches émis par M. De Gucht, les Emirats n'ont rien raflé à Anvers qui ne s'était pas mis sur les rangs de la Copirep et qui n'a jamais investi à Matadi d'autres fonds que ceux qui lui avaient été attribués par la coopération belge dont 500.000 euros ont été affectés aux salaires et aux frais de fonctionnement », a écrit en substance la journaliste belge.
La position de la Belgique vis-à-vis du Congo a changé suite aux investissements chinois alors qu'au contraire elle aurait dû rendre possible une discussion adulte entre partenaires. Dans ce dossier des contrats miniers avec les Chinois, sans donner l'impression de se présenter comme sa rivale, la Belgique redoute cette percée que la Chine opère en Afrique, au Congo notamment où le géant asiatique lui fait ombrage.
Le Congo est un pays indépendant et souverain. Il est libre de se choisir la voie qui lui convient ainsi que ses partenaires pour se développer. Le pays est immense, les défis à relever pour son développement sont nombreux. Sa reconstruction exige la mobilisation des ressources financières importantes.
Dans notre approche constructive du pays, nous avons opté pour une diversification de notre coopération. Tous les capitaux d'où qu'ils viennent sont les bienvenus. Il n'appartient pas à la Belgique de nous dire ce que nous devons faire et ce que nous ne devons pas faire. Il s'agit, avec les amis chinois, d'un problème de choix et d'intérêt pour la RDC.
Marcel NZAZI MABIDI Bureau du Porte-parole du Chef de l'Etat.
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| mardi 06 mai 2008, a 22:21 |
| Le Président Joseph Kabila Kabange offre une première autoroute au peuple congolais. |
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Le Président Joseph Kabila Kabange offre une première autoroute au peuple congolais. | | | |
Par Dany TOLUWELE
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La République Démocratique du Congo (RDC), un pays aux dimensions d'un continent, est l'une des rares nations modernes à ne pas disposer d'autoroutes. Grâce à la volonté et à la détermination du Président Joseph Kabila Kabange, la première autoroute dans l'histoire du pays verra bientôt le jour dans la province du Katanga. Elle reliera la capitale cuprifère, Lubumbashi, à la cité de Kasumbalesa, une bourgade située à la frontière entre la RDC et la Zambie. Le coup d'envoi donné par le Chef de l'Etat pour annoncer le début des travaux est un événement d'une grande importance et qui restera pour l'éternité gravé en lettres d'or dans les annales de la RDC.
A travers l'acte qu'il venait de poser, Joseph Kabila Kabange est en passe de gagner son pari. Celui de la reconstruction et du développement de la nation congolaise. Et ceux qui ont cru que le programme du gouvernement axé sur les cinq chantiers est une utopie ou un leurre vont déchanter. Les cinq chantiers sont en train de prendre corps.
Mieux, ils deviennent une réalité indéniable dont le peuple congolais peut s'enorgueillir. Sous peu, en effet, il aura sa première autoroute, à l'instar de celle qu'il admire de l'autre côté de la frontière, reliant la ville de Kitwe à la capitale de la province de Copperbelt, Ndola, en Zambie. Parallèlement, des actions à impact visible et durable auront bientôt lieu à travers tout le pays, la RDC étant un grand chantier où les investisseurs, d'où qu'ils viennent, sont les bienvenus. Car il y a suffisamment de places pour tous ceux qui veulent y investir. Le secteur de l'emploi ne sera pas en reste.
Déjà les sans-emplois et autres chômeurs se frottent les mains, à l'exemple des jeunes de Kinshasa qui se bousculent aux portes de la toute nouvelle Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) qui vient d'offrir 1.000 emplois. La réalisation à court et moyen termes, des différents projets de développement programmés avec le concours des partenaires aura à créer, à n'en point douter, des milliers d'empois.
Le lancement des travaux de l'autoroute Lubumbashi-Kasumbalesa ( 96 km), qui ouvre la voie à la matérialisation d'une multitude d'œuvres à caractère communautaire sur toute l'étendue du territoire national, doit être perçu comme le détonateur de toute l'œuvre de développement du pays, tant attendue par la population et que les sceptiques ainsi que les ennemis de la nation vouaient à l'échec.
Par Daniel Toluwele Boyombi Wenda, Presse Présidentielle.
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Martin Luther King, Jr.
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